{"id":6677,"date":"2014-02-23T00:00:00","date_gmt":"2014-02-22T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6677"},"modified":"2014-02-23T00:00:00","modified_gmt":"2014-02-22T22:00:00","slug":"6677","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2014\/02\/23\/6677\/","title":{"rendered":"Das Simple &#8211; In Girum Imus Nocte"},"content":{"rendered":"\n<p>Il faut croire que l\u2019on peut s\u2019appeler Das Simple, faire compliqu\u00e9, sans pour autant le montrer, et rester simple d\u2019apparence tout en bravant une multitude de territoires. C\u2019est avec la premi\u00e8re partie d\u2019une locution latine <em> In girum imus nocte et consumimur igni<\/em>, palindrome des plus subtils, que les Marseillais nomment leur deuxi\u00e8me album. \u00ab\u00a0Nous tournons en rond dans la nuit\u00a0\u00bb refl\u00e8te bien le caract\u00e8re intrins\u00e8que de ce disque aux mille paradoxes.<br \/><br \/> Quelle progression depuis le d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s bon premier album \u00e9ponyme sorti en 2010 ! Les couleurs sont pourtant les m\u00eames, obscures, angoissantes, arrach\u00e9es et grin\u00e7antes. Par contre, le niveau instrumental souffle sur la maison en b\u00e9ton arm\u00e9 cette fois-ci. Rien ne pourra r\u00e9sister \u00e0 cette d\u00e9ferlante. Le son est massif, les riffs brutaux et fins \u00e0 la fois. Cet album d\u00e9gage une assurance rarement palpable. De nos jours, les productions sont tellement froides, l\u00e9ch\u00e9es \u00e0 l\u2019extr\u00eame, que nous ne ressentons plus rien. L\u00e0, elle est l\u00e9ch\u00e9e mais bien r\u00e9elle, sans colorants ni conservateurs, ne laissant aucune place au superficiel.<br \/> Basse ronflante, prenant aux tripes. Guitare tant\u00f4t douce, tant\u00f4t effroyablement d\u00e9capante. Batterie ali\u00e9nante et subtile. Chant distordu, discret, malfaisant. Du noise, du rock, du progressif, du grunge, du grind, du math : il est mal ais\u00e9 de d\u00e9finir le style jou\u00e9 par Das Simple. Une chose est s\u00fbre, ils n\u2019imitent pas et volent de leurs propres ailes sans se soucier de ce qu\u2019il se passe chez le voisin. Aucune approche patchwork avec passage d\u2019un genre \u00e0 l\u2019autre. L\u2019effet est concentr\u00e9. Sleepytime Gorilla Museum aurait pu \u00eatre une des r\u00e9f\u00e9rences, mais la mani\u00e8re de faire, diverge. Les compositions longues permettent de plonger la t\u00eate dans cinq titres immersifs et subversifs.  \u00ab\u00a0Quand la Chine s\u2019\u00e9veillera dans ton cul, \u00e7a fera toujours moins mal que l\u2019Afrique.\u00a0\u00bb en est un parfait exemple. \u00ab\u00a0Tales of the Galactic Serpent part3\u00a0\u00bb fait suite aux deux premi\u00e8res parties pr\u00e9sentes sur l\u2019album de 2010. Mais pour les fanatiques d\u2019exp\u00e9rience ultime, bien plus que celle de se faire enfiler par un continent, hum, \u00ab\u00a0Cages\u00a0\u00bb semble particuli\u00e8rement bien, ou mieux adapt\u00e9.<br \/><br \/> Das Simple a corrig\u00e9 sa volubilit\u00e9, franchi un cap, peut-\u00eatre celui de Bonne-Esp\u00e9rance, ou celui de la maturit\u00e9. Il signe avec <em>In Girum Imus Nocte<\/em> un album d\u2019exception. Cependant, comme rien n\u2019est parfait, on reprochera juste une mauvaise r\u00e9partition des apparitions de la voix. Mais la frustration fait aussi partie des d\u00e9fauts qui rendent les choses plus belles, voire merveilleuses. C\u2019est aussi simple que cela.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il faut croire que l\u2019on peut s\u2019appeler Das Simple, faire compliqu\u00e9, sans pour autant le&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":6678,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[94,51,38,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6677"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6677"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6677\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6678"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6677"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6677"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6677"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}