{"id":6669,"date":"2014-02-13T00:00:00","date_gmt":"2014-02-12T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6669"},"modified":"2014-02-13T00:00:00","modified_gmt":"2014-02-12T22:00:00","slug":"6669","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2014\/02\/13\/6669\/","title":{"rendered":"Circle of Illusions &#8211; Jeremias \u2013 Foreshadow of Forgotten Realms"},"content":{"rendered":"\n<p>Comment un album peut-il attirer sur lui la m\u00e9fiance avant m\u00eame d\u2019avoir d\u00e9livr\u00e9 sa premi\u00e8re note ?<br \/> 1) En se dotant d\u2019un nom \u00e0 la limite de la caricature et d\u2019une pochette kitsch gothico-fantastique qui met en sc\u00e8ne des forces obscures \u2013 magiques ? (<em>musique inqui\u00e9tante<\/em>). <br \/> 2) En \u00e9tant l\u2019\u0153uvre d\u2019un seul homme, clavi\u00e9riste de surcro\u00eet, Gerald Peter (\u00e7a ne s\u2019invente pas), qui a pass\u00e9 une demi-douzaine d\u2019ann\u00e9es \u00e0 monter le projet. <br \/> 3) En affichant soixante dix-neuf minutes et cinquante neuf effrayantes secondes au compteur (\u00e7a ne s\u2019invente pas non plus). <br \/> 4) En se pr\u00e9sentant fi\u00e8rement comme  un disque de rock prog symphonique et en proposant d\u00e8s l\u2019ouverture un instrumental de metal orchestral d\u2019un pompi\u00e9risme fa\u00e7on Rhapsody of Fire. <br \/> Bref, \u00e0 peine entr\u00e9 en sc\u00e8ne, le groupe autrichien Circle of Illusion a r\u00e9uni tous les \u00e9l\u00e9ments pour se saborder bien comme il faut \u2026 <br \/><br \/> Et pourtant, nous sommes en pr\u00e9sence d\u2019un sacr\u00e9 bon album, pour peu qu\u2019on se laisse prendre au jeu. Pass\u00e9es les premi\u00e8res secondes qui laissent augurer de la tenue d\u2019une foire aux clich\u00e9s, il faut bien admettre qu\u2019en plus de b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019une production assez remarquable, les codes de l\u2019op\u00e9ra prog metal sont habilement utilis\u00e9s, d\u00e9tourn\u00e9s voire enrichis de passages qu\u2019on n\u2019a pas l\u2019habitude d\u2019entendre sur un disque ainsi \u00e9tiquet\u00e9 : jazz, funk, disco\u2026 qui d\u00e9barquent souvent de nulle part au beau milieu d\u2019un titre ! Les chanteurs s\u00e9lectionn\u00e9s par Gerald Peter constituent un autre point fort : Taris Brown, co-auteur de l\u2019histoire, excelle dans diff\u00e9rents registres vocaux, accompagn\u00e9 des deux r\u00f4les f\u00e9minins interpr\u00e9t\u00e9s par Elga Shafran et Cara Cole (sans jeu de mots), tr\u00e8s \u00e0 l\u2019aise \u00e9galement dans un style typiquement <em>heavy f\u00e9minin<\/em>. <em>Jeremias<\/em> reprend certes nombre de recettes bien rod\u00e9es et us\u00e9es jusqu\u2019\u00e0 la corde par Ayreon, Shadow Gallery, Dream Theater et leur pl\u00e9thorique prog\u00e9niture (le concept, la grandiloquence, les th\u00e8mes r\u00e9currents, les postures affect\u00e9es des personnages, les nombreuses parties orchestrales\u2026), mais parvient aussi \u00e0 surprendre son auditeur tout au long de cette \u0153uvre volumineuse, riche en m\u00e9lodies, qui s\u2019ach\u00e8ve sur un b\u00e9h\u00e9moth de cl\u00f4ture de plus d\u2019un quart d\u2019heure. <br \/><br \/> Circle of Illusion tord le cou aux m\u00e9disants et r\u00e9ussit l\u2019incroyable pari de se d\u00e9p\u00eatrer d\u2019un style o\u00f9 la marge de man\u0153uvre est extr\u00eamement \u00e9troite. On croyait ce type d\u2019entreprise vou\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9chec, mais les Gardiens du Temple du Metal que sont les Germains ont d\u00e9montr\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es (avec par exemple <a href=\"chroniques\/item\/13273-elinoire\" target=\"\u201d_blank\u201d\">Flaming Row<\/a> en 2011, <a href=\"component\/k2\/item\/13917?ItemId=12\" target=\"\u201d_blank\u201d\">Airs<\/a> en 2012\u2026) que le genre m\u00e9rite d\u2019\u00eatre d\u00e9clin\u00e9 encore un peu. <br \/><br \/><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Comment un album peut-il attirer sur lui la m\u00e9fiance avant m\u00eame d\u2019avoir d\u00e9livr\u00e9 sa premi\u00e8re&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":6670,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[39,24,36,40],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6669"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6669"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6669\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6670"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6669"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6669"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6669"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}