{"id":6657,"date":"2014-02-02T00:00:00","date_gmt":"2014-02-01T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6657"},"modified":"2014-02-02T00:00:00","modified_gmt":"2014-02-01T22:00:00","slug":"6657","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2014\/02\/02\/6657\/","title":{"rendered":"Transatlantic &#8211; Kaleidoscope"},"content":{"rendered":"\n<p>Il est un peu difficile de chroniquer un album de Transatlantic. Le r\u00e9dacteur ne sait jamais se placer entre <em>fan attitude<\/em> et pond\u00e9ration. Pourtant, nombreux sont ceux qui eurent des difficult\u00e9s \u00e0 dig\u00e9rer <a href=\"component\/k2\/item\/2283?ItemId=12\"><em>The Whirlwind<\/em><\/a> et son unique titre subdivis\u00e9 en moult sections, que notre cher Jean-Philippe Haas eut grand plaisir \u00e0 couvrir en d\u00e9pit de l\u2019usage honteux et outrancier du <em>voice-over<\/em>.  <br \/><br \/> Pas de parasite vocal ici. Vous verrez au fil des lignes que <em>Kaleidoscope<\/em> s\u2019apparente un peu \u00e0 ce plat am\u00e9ricain pris\u00e9 des gourmets outre-Atlantique, celui qui est commun\u00e9ment appel\u00e9 <em>burger<\/em>. On rentre dans le vif avec, \u00d4 surprise, \u00ab\u00a0Into The Blue\u00a0\u00bb et \u00d4 surprise, une longue intro qui monte en puissance, agr\u00e9ment\u00e9e de riffs couillus chers aux Flower Kings dont l\u2019influence est grandement pr\u00e9sente. On remarquera notamment cette voix \u00e9trange, similaire \u00e0 celle de Gollum, que l\u2019on a pu entendre sur les productions du Roi des Fleurs. Autre apparition appr\u00e9ci\u00e9e, celle de Daniel Gildenl\u00f6w, devenue somme toute logique vu que le Su\u00e9dois est pr\u00e9sent avec le groupe depuis ses d\u00e9buts sc\u00e9niques. C\u2019est au niveau des textes que les purs et durs pourraient tiquer, vu que Neal Morse fait encore une \u00e9loge au Divin en \u00e9voquant les \u00e9crits de Saint-Paul. Qu\u2019ils se rassurent : \u00e7a n\u2019ira pas plus loin et l\u00e0, vous avez votre premi\u00e8re tranche de pain.  <br \/><br \/> La tranche de cornichon qui vient habituellement se poser sous votre pain s\u2019appelle ici  \u00ab\u00a0Shine\u00a0\u00bb. On ne s\u2019attardera pas dessus, c\u2019est un simple cornichon. Disons simplement que n\u2019est pas Pink Floyd qui veut. Si l\u2019on passe, en th\u00e9orie, au steak, on devrait parler de \u00ab\u00a0Black As The Sky\u00a0\u00bb comme un bon morceau bien juteux, fort en go\u00fbt. Et c\u2019est le cas ! En d\u00e9pit de sa courte dur\u00e9e, c\u2019est une v\u00e9ritable explosion en bouche (ici en oreille). Les quatre musiciens sont au taquet. Avec une coloration riche en Spock\u2019s Beard et Deep Purple, ce titre est amen\u00e9 \u00e0 \u00eatre r\u00e9clam\u00e9 \u00e0 corps et \u00e0 cris lors des concerts de Transatlantic \u00e0 venir, ne serait-ce que pour son refrain magistral cuit \u00e0 point avec des harmonies parfaites de Mike Portnoy et Pete Trewavas. A se demander si ce n\u2019est pas le meilleur titre du disque. <br \/><br \/> En dessous de ce steak (le premier qui redemande un cornichon prend la porte) se trouve une tr\u00e8s bonne tranche de fromage, \u00ab\u00a0Beyond The Sun\u00a0\u00bb sorti \u00e0 n\u2019en pas douter de la seule plume de Neal Morse, et aux forts relents d\u2019Anderson Wakeman Bruford &amp; Howe. On ne parle pas de la voix ici bien sur, mais de l\u2019ensemble. Et ledit ensemble s\u2019av\u00e8re \u00eatre un encha\u00eenement parfait pour la derni\u00e8re tranche pain : le titre \u00e9ponyme \u00ab\u00a0Kaleidoscope\u00a0\u00bb, un pur moment de bonheur progressif m\u00e2tin\u00e9 de quelques touches symphoniques. On ne va pas bouder notre plaisir. Alors qu\u2019\u00ab\u00a0Into The Blue\u00a0\u00bb s\u2019envolait textuellement dans les hauteurs c\u00e9lestes et divines, les paroles du titre de fin se veulent plus terre \u00e0 terre, traitant notamment du monde tel qu\u2019il est aujourd\u2019hui. L\u2019interaction entre le chant de Roine Stolt et celui de Neal Morse est \u00e0 saluer ici et ce titre cl\u00f4t l\u2019album comme \u00ab\u00a0Into The Blue\u00a0\u00bb l\u2019a d\u00e9but\u00e9.  <br \/><br \/> Une fois de plus, Transatlantic a mis les petits plats dans les grands, m\u00e9langeant grandiloquence et retenue, spontan\u00e9it\u00e9 et sobri\u00e9t\u00e9, le tout avec une nouvelle fois une production et un mixage soign\u00e9s (Merci Rich Mouser !). Difficile de pr\u00e9voir o\u00f9 ils peuvent aller apr\u00e8s un tel album, bien plus digeste que son pr\u00e9d\u00e9cesseur. Les voir explorer des terres musicales o\u00f9 le propos serait raccourci pourrait \u00eatre int\u00e9ressant \u00e0 envisager. Pour le moment, il est impossible de voir o\u00f9 le vent les m\u00e8nera mais en attendant, vous avez avec <em>Kaleidoscope<\/em> un tr\u00e8s bon <em>burger<\/em> servi \u00e0 point, \u00e0 vous mettre sous la dent. Bon app\u00e9tit !     <br \/><br \/> PS : Vous aurez remarqu\u00e9 qu\u2019il n\u2019est pas question ici du disque bonus, compos\u00e9 de reprises de Yes, King Crimson, Electric Light Orchestra ou encore Elton John. Non pas qu\u2019il ne soit pas int\u00e9ressant, mais nous ne l\u2019avons pas re\u00e7u. On vous laisse vous faire votre avis et pourquoi pas, nous le faire conna\u00eetre.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il est un peu difficile de chroniquer un album de Transatlantic. 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