{"id":6647,"date":"2014-01-22T00:00:00","date_gmt":"2014-01-21T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6647"},"modified":"2014-01-22T00:00:00","modified_gmt":"2014-01-21T22:00:00","slug":"6647","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2014\/01\/22\/6647\/","title":{"rendered":"Panzerballett &#8211; Live at Theatron Munich 2013"},"content":{"rendered":"\n<p>En 2006, alors que les fantaisistes b\u00fbcherons allemands publiaient leur <a href=\"component\/k2\/item\/1045?ItemId=12\" target=\"\u201d_blank\u201d\">album \u00e9ponyme<\/a>, un DVD intitul\u00e9 <em>Live at Backstage Munich 2006<\/em> voyait conjointement le jour. Mais en ces temps-l\u00e0, les Teutons n\u2019\u00e9tant pas encore les demi-dieux que l\u2019on conna\u00eet, cette performance est donc pass\u00e9e inaper\u00e7ue. Ce ne sera pas le cas de <em>Live at Theatron Munich 2013<\/em> : le groupe est aujourd\u2019hui attendu au tournant car chacune de ses apparitions (t\u00e9l\u00e9visuelles ou en concert) est un petit \u00e9v\u00e9nement en soi.<br \/><br \/> L\u00e9g\u00e8rement remani\u00e9s pour la sc\u00e8ne, les titres interpr\u00e9t\u00e9s en cette belle soir\u00e9e du mois d\u2019ao\u00fbt 2013 durant le Musiksommer de la capitale bavaroise font appel \u00e0  une certaine ouverture d\u2019esprit du public &#8211; une qualit\u00e9 habituellement assez marginale chez le jazzeux moyen \u2013 qu\u2019induit la douceur de la saison. Et peut-\u00eatre aussi la bi\u00e8re. Si on distingue une poign\u00e9e de spectateurs dubitatifs dans les gradins, la plupart applaudit avec enthousiasme. Coiff\u00e9 de son \u00ab\u00a0bonnet \u00e0 tentacules\u00a0\u00bb (existe-t-il un autre terme pour qualifier ce curieux casque h\u00e9riss\u00e9 de <em>dreadlocks<\/em> tubulaires ?), le guitariste Jan Zehrfeld donne avec humour quelques explications entre chaque morceau \u00e0 l\u2019attention des \u00e2mes sensibles. Le char d\u2019assaut allemand ouvre les hostilit\u00e9s avec le redoutable \u00ab\u00a0Mustafari Likes Di Carnival\u00a0\u00bb tir\u00e9 du r\u00e9cent <a href=\"component\/k2\/item\/14069?ItemId=12\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>Tank Goodness<\/em><\/a>, et v\u00e9ritable mod\u00e8le de fusion intelligente entre jazz et metal. <br \/><br \/> Pass\u00e9s les trois premiers titres, Panzerballett a d\u00e9finitivement conquis le public, m\u00fbr \u00e0 pr\u00e9sent pour accueillir la reprise de la chanson vainqueur de l\u2019Eurovision, remport\u00e9 par la RFA en 1982\u2026 Malheureusement, c\u2019est sur Youtube qu\u2019il faudra aller d\u00e9nicher la prestation, car le propri\u00e9taire des droits s\u2019\u00e9tant oppos\u00e9 \u00e0 l\u2019utilisation de son titre (nous ne remercions pas ce triste sire d\u00e9pourvu de la moindre trace d\u2019humour) alors que le DVD \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 en production, c\u2019est une version muette, accompagn\u00e9e d\u2019un texte d\u2019explication qui est pr\u00e9sent\u00e9e ici. Le b\u00e2illon qui mus\u00e8le Conny Kreitmeier n\u2019est retir\u00e9 que sur les derni\u00e8res notes. O\u00f9 l\u2019on apprend aussi que les d\u00e9tenteurs des droits du \u00ab\u00a0Take Five\u00a0\u00bb du Dave Brubeck Quartet ont, quant \u00e0 eux, eu la d\u00e9licatesse de s\u2019opposer suffisamment \u00e0 l\u2019avance pour permettre aux Allemands d\u2019exclure du film leur tr\u00e8s libre variation. L\u00e0 encore, une simple recherche sur Youtube suffira pour retrouver la performance, remarquable, est-il besoin de le souligner. D\u2019autres surprises viennent heureusement compenser la b\u00eatise Krass (pour employer un terme cher \u00e0 la bande \u00e0 Zehrfeld) des marchands de musique : la reprise de \u00ab\u00a0Time of My Life\u00a0\u00bb, celle de \u00ab\u00a0Some Skunk Funk\u00a0\u00bb de Randy Becker, la relecture de \u00ab\u00a0Thunderstruck\u00a0\u00bb (rebaptis\u00e9 \u00ab\u00a0Donnerwetter\u00a0\u00bb), et un titre flambant neuf, \u00ab\u00a0Der Saxdiktator \u00bb, qui met \u00e0 l\u2019honneur l\u2019une des cl\u00e9s de vo\u00fbte du quintette, le saxophoniste Alexander von Hagke. Du Panzerballett pur jus, \u00e0 l\u2019instar de \u00ab\u00a0Zehrfunk\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Vulgar Display of Sauerkraut\u00a0\u00bb, ainsi que l\u2019explosif et d\u00e9sormais classique final \u00ab\u00a0Friede, Freude, Fussball\u00a0\u00bb, trois autres monuments issus de la forge teutonique et assen\u00e9s aux spectateurs ce soir. <br \/><br \/> Il n\u2019y a pas grand-chose \u00e0 dire de la mise en image, tr\u00e8s \u00ab\u00a0festival en plein air\u00a0\u00bb, ni du mixage st\u00e9r\u00e9o quasi parfait. Les soixante-dix minutes du concert (amput\u00e9 rappelons-le d\u2019un quart d\u2019heure pour des raisons bassement mercantiles), sont agr\u00e9ment\u00e9es de quelques bonus non n\u00e9gligeables dont les plus int\u00e9ressants sont un concert de trois quart d\u2019heure contenant cinq titres (dont \u00ab\u00a0Giant Depf\u00a0\u00bb et une version plus que rallong\u00e9e de \u00ab\u00a0The Simpsons\u00a0\u00bb) film\u00e9 \u00e9galement \u00e0 Munich l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente, et une entrevue de Mattias Eklundh (qui a jou\u00e9 sur <em>Tank Goodness<\/em>) par Zehrfeld lui-m\u00eame. <br \/><br \/> A d\u00e9faut d\u2019un succ\u00e8s \u00e0 grand \u00e9chelle, Panzerballet est pratiquement devenu une institution dans le monde des musiques inclassables, en studio comme sur sc\u00e8ne o\u00f9 le groupe jouit d\u2019une respectabilit\u00e9 rare. L\u2019humour et la virtuosit\u00e9, comme le jazz et le metal, peuvent faire bon m\u00e9nage. Si vous \u00eates tiraill\u00e9 entre les deux et que vous n\u2019avez pas encore os\u00e9 franchir le pas, c\u2019est le moment de le faire.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En 2006, alors que les fantaisistes b\u00fbcherons allemands publiaient leur album \u00e9ponyme, un DVD intitul\u00e9&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":6648,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[53,48,33,39],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6647"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6647"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6647\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6648"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6647"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6647"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6647"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}