{"id":6641,"date":"2014-01-19T00:00:00","date_gmt":"2014-01-18T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6641"},"modified":"2014-01-19T00:00:00","modified_gmt":"2014-01-18T22:00:00","slug":"6641","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2014\/01\/19\/6641\/","title":{"rendered":"Miriodor &#8211; Cobra Fakir"},"content":{"rendered":"\n<p>\u00a0<\/p>\r\n\n<p><em>Distribu\u00e9 par <a href=\"http:\/\/www.orkhestra.fr\/\">Orkhestra<\/a>.<\/em><\/p>\n<p>Miriodor\u2026 un nom qui sonne comme une cit\u00e9e perdue dans un roman de Tolkien. Rien d\u2019\u00e9tonnant \u00e0 cela quand nous \u00e9coutons ces Canadiens \u00e0 l\u2019imagination d\u00e9bordante. Pourtant il ne faut pas croire que la musique des Miriodor verse dans de niaises kitscheries heroic fantasy. Lanc\u00e9 dans l&rsquo;aventure discographique en 1986, il leur a fallu une bonne dizaine d\u2019ann\u00e9es pour planter d\u00e9finitivement l\u2019excentricit\u00e9 de leur d\u00e9cor et d\u00e9montrer qu\u2019ils sont avant tout une formation moderne d\u2019avant-rock instrumental. D\u2019ailleurs, depuis 1996 et leurs fameuses <em>Jongleries \u00e9lastiques<\/em>, Miriodor surplombe la majorit\u00e9 de la production post-progressive en n\u2019oubliant jamais de rester aussi aventureux qu&rsquo;accessible. Un mod\u00e8le que seuls des groupes aussi exceptionnels qu\u2019Univers Z\u00e9ro et Pr\u00e9sent ont su maintenir tout au long de leurs carri\u00e8res.<br \/><br \/> Venons en \u00e0 ce <em>Cobra Fakir<\/em>, huiti\u00e8me album du groupe, \u0153uvre complexe et virtuose dont il faut  dompter \u00e0 la premi\u00e8re \u00e9coute le caract\u00e8re d\u00e9routant. Moins h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne que les pr\u00e9c\u00e9dents, on devine que le d\u00e9part en plein enregistrement de leur bassiste \u2014 r\u00f4le finalement assum\u00e9 par leur guitariste, Bernard Falaise \u2014 a eu quelques cons\u00e9quences. Comme \u00e0 quelque chose malheur est bon, cette situation in\u00e9dite semble avoir forc\u00e9 le trio restant \u00e0 trouver de nouvelles inspirations. Elles seront ici surtout puis\u00e9es dans les ressources electros audacieuses des claviers de Pascal Globensky donnant au disque un lustre certes parfois plus abrupt que par le pass\u00e9, mais aussi bien plus novateur (les deux merveilleuses pi\u00e8ces finales \u00ab\u00a0Space Cowboy\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Experience 7\u00a0\u00bb). Subtil, d\u00e9licieusement torsad\u00e9, <em>Cobra Fakir<\/em> devient rapidement un bain de jouvence et laisse entrevoir pour Miriodor de fascinantes perspectives o\u00f9, comme toujours, la beaut\u00e9 simple et d\u00e9bonnaire de leurs m\u00e9lodies se m\u00e9lange parfaitement \u00e0 d&rsquo;insidieuses diableries. Une fois de plus s\u2019\u00e9chappe de leur th\u00e9\u00e2tre cette fascination que l\u2019on \u00e9prouve devant un grand coffre magique et dont nous ne savons trop si, en l\u2019ouvrant, on n\u2019a pas eu tort d&rsquo;en laisser s\u2019\u00e9vader les mal\u00e9fices.<br \/><br \/> Nous ne serons probablement jamais en mesure de dire si la musique des Miriodor est d\u00e9rangeante ou gaie, si c\u2019est la part d\u2019ombre des r\u00eaves \u00e9lastiques qui les int\u00e9ressent ou bien alors la lueur des enchantements coinc\u00e9s dans leurs esprits \u00e9pris d\u2019ailleurs. Peu importe, car ce formidable <em>Cobra Fakir<\/em> incarne quelque chose d\u2019unique qui fait l\u2019essence du groupe. Entre brillantes circonvolutions pass\u00e9es \u00e0 la Happy the Man, chemins contemporains et aventureux proches de <em>L&rsquo;Homme Approximatif<\/em> de  Palomo Vinuesa, nos Canadiens se sont pay\u00e9s le luxe de se r\u00e9inventer tout en restant eux-m\u00eames. Le tout avec une classe savante qui laisse franchement admiratif.<\/p>\r\n\n<p>\u00a0<\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><em>Distribu\u00e9 par <a href=\"http:\/\/www.orkhestra.fr\/\">Orkhestra<\/a>.<\/em><\/p>\n<p>Miriodor\u2026 un nom qui sonne comme une cit\u00e9e perdue dans un roman de Tolkien. Rien d\u2019\u00e9tonnant \u00e0 cela quand nous \u00e9coutons ces Canadiens \u00e0 l\u2019imagination d\u00e9bordante. Pourtant il ne faut pas croire que la musique des Miriodor verse dans de niaises kitscheries heroic fantasy. Lanc\u00e9 dans l&rsquo;aventure discographique en 1986, il leur a fallu une bonne dizaine d\u2019ann\u00e9es pour planter d\u00e9finitivement l\u2019excentricit\u00e9 de leur d\u00e9cor et d\u00e9montrer qu\u2019ils sont avant tout une formation moderne d\u2019avant-rock instrumental. D\u2019ailleurs, depuis 1996 et leurs fameuses <em>Jongleries \u00e9lastiques<\/em>, Miriodor surplombe la majorit\u00e9 de la production post-progressive en n\u2019oubliant jamais de rester aussi aventureux qu&rsquo;accessible. Un mod\u00e8le que seuls des groupes aussi exceptionnels qu\u2019Univers Z\u00e9ro et Pr\u00e9sent ont su maintenir tout au long de leurs carri\u00e8res.<br \/><br \/> Venons en \u00e0 ce <em>Cobra Fakir<\/em>, huiti\u00e8me album du groupe, \u0153uvre complexe et virtuose dont il faut  dompter \u00e0 la premi\u00e8re \u00e9coute le caract\u00e8re d\u00e9routant. Moins h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne que les pr\u00e9c\u00e9dents, on devine que le d\u00e9part en plein enregistrement de leur bassiste \u2014 r\u00f4le finalement assum\u00e9 par leur guitariste, Bernard Falaise \u2014 a eu quelques cons\u00e9quences. Comme \u00e0 quelque chose malheur est bon, cette situation in\u00e9dite semble avoir forc\u00e9 le trio restant \u00e0 trouver de nouvelles inspirations. Elles seront ici surtout puis\u00e9es dans les ressources electros audacieuses des claviers de Pascal Globensky donnant au disque un lustre certes parfois plus abrupt que par le pass\u00e9, mais aussi bien plus novateur (les deux merveilleuses pi\u00e8ces finales \u00ab\u00a0Space Cowboy\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Experience 7\u00a0\u00bb). Subtil, d\u00e9licieusement torsad\u00e9, <em>Cobra Fakir<\/em> devient rapidement un bain de jouvence et laisse entrevoir pour Miriodor de fascinantes perspectives o\u00f9, comme toujours, la beaut\u00e9 simple et d\u00e9bonnaire de leurs m\u00e9lodies se m\u00e9lange parfaitement \u00e0 d&rsquo;insidieuses diableries. Une fois de plus s\u2019\u00e9chappe de leur th\u00e9\u00e2tre cette fascination que l\u2019on \u00e9prouve devant un grand coffre magique et dont nous ne savons trop si, en l\u2019ouvrant, on n\u2019a pas eu tort d&rsquo;en laisser s\u2019\u00e9vader les mal\u00e9fices.<br \/><br \/> Nous ne serons probablement jamais en mesure de dire si la musique des Miriodor est d\u00e9rangeante ou gaie, si c\u2019est la part d\u2019ombre des r\u00eaves \u00e9lastiques qui les int\u00e9ressent ou bien alors la lueur des enchantements coinc\u00e9s dans leurs esprits \u00e9pris d\u2019ailleurs. Peu importe, car ce formidable <em>Cobra Fakir<\/em> incarne quelque chose d\u2019unique qui fait l\u2019essence du groupe. Entre brillantes circonvolutions pass\u00e9es \u00e0 la Happy the Man, chemins contemporains et aventureux proches de <em>L&rsquo;Homme Approximatif<\/em> de  Palomo Vinuesa, nos Canadiens se sont pay\u00e9s le luxe de se r\u00e9inventer tout en restant eux-m\u00eames. Le tout avec une classe savante qui laisse franchement admiratif.<\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00a0<\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><em>Distribu\u00e9 par <a href=\"http:\/\/www.orkhestra.fr\/\">Orkhestra<\/a>.<\/em><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0 Distribu\u00e9 par Orkhestra. Distribu\u00e9 par Orkhestra. 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