{"id":6627,"date":"2013-12-22T00:00:00","date_gmt":"2013-12-21T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6627"},"modified":"2013-12-22T00:00:00","modified_gmt":"2013-12-21T22:00:00","slug":"6627","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2013\/12\/22\/6627\/","title":{"rendered":"Lalu &#8211; Atomic Ark"},"content":{"rendered":"\n<p>Lorsque l&rsquo;on regarde le cast d&rsquo;un album de Lalu, on ne peut s&#8217;emp\u00eacher de comparer le jeune Fran\u00e7ais au h\u00e9ro du progressif Arjen Lucassen. Il faut avouer que si ce dernier a une f\u00e2cheuse tendance \u00e0 r\u00e9unir la cr\u00e8me de la cr\u00e8me sur ses albums, la France n&rsquo;est pas en reste avec Lalu. Oh que non ! Si le premier album de Lalu <em>Oniric Metal<\/em> avait su attirer l&rsquo;attention de par son statut d&rsquo;outsider, la Chromateam en attendait bien plus de ce second album : <em>Atomik Ark.<\/em><br \/><br \/> Et on est tout sauf d\u00e9\u00e7u \u00e0 la lecture du cast. Martin LeMar (Mekong Delta) au chant, Mike LePond (Symphony X) \u00e0 la basse, Simone Mularoni (DGM) \u00e0 la guitare et \u2026 <em>*roulement de tambour*<\/em> : rien de moins que Virgil Donati \u00e0 la batterie. Avec une telle affiche, on a de quoi attirer les yeux et les oreilles&#8230; m\u00eame les moins curieux !<br \/><br \/> Lalu nous d\u00e9livre comme sur l&rsquo;album pr\u00e9c\u00e9dent un metal \u00e9pic\u00e9 m\u00e9langeant, comme l&rsquo;\u00e9tiquette progressive laisse pr\u00e9sager, envol\u00e9es \u00e9nerv\u00e9es et somptueux arp\u00e8ges, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de piano\/claviers ou de guitares (notons le d\u00e9marrage de \u00ab\u00a0Mirror Prison\u00a0\u00bb). La grosse surprise, c&rsquo;est la sobri\u00e9t\u00e9 de Donati qui se met au service d&rsquo;une musique bien plus directe que ce \u00e0 quoi nous a habitu\u00e9 le batteur Australien. Pas de fioritures, il suffit d&rsquo;\u00e9couter la petite perle \u00ab\u00a0Tatonka\u00a0\u00bb pour s&rsquo;en convaincre : c&rsquo;est direct, parfaitement ajust\u00e9, et \u00e7a touche en plein dans le mille.<br \/><br \/> Nombreux sont les invit\u00e9s suppl\u00e9mentaires en sus du cast initial. Parmi les lurons venus taper le b\u0153uf, il faut tout de m\u00eame mentionner un Jordan Rudess qui, par ce genre de contributions, nous montre qu&rsquo;il ferait bien de rester clavi\u00e9riste de session tellement son placement est parfait et tr\u00e8s loin des aga\u00e7ants soli de Dream Theater.<br \/><br \/> Si tous ces musiciens talentueux nagent en plein dans leur \u00e9l\u00e9ment, il faut tout de m\u00eame tirer son chapeau au liant, ce ciment qui recolle le tout ensemble. Vivien Lalu arrive \u00e0 rester \u00e0 la fois tr\u00e8s discret et omnipr\u00e9sent sur ses pistes. Toujours en fond entend-t-on le son de ses nappes, claviers, interventions discr\u00e8tes mais n\u00e9anmoins indispensables. Au final, la musique nous rappelle \u00e9videmment Ayreon comme mentionn\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment, ou les projets les plus sobres de Derek Sherinian, mais sans le d\u00e9luge technique.<br \/><br \/> Si les morceaux s&rsquo;encha\u00eenent tr\u00e8s rapidement (3:30 en moyenne), c&rsquo;est pour mieux nous pr\u00e9parer au clou du spectacle : \u00ab\u00a0Revelations\u00a0\u00bb, derni\u00e8re piste de l&rsquo;album et pas des moindres puisque s&rsquo;\u00e9talant sur la bagatelle de 19 minutes ! Une plage dans le plus pur style <em>metal-prog<\/em> comme on peut les aimer. Des c\u00f4t\u00e9s \u00e9piques, des envol\u00e9es, des accalmies, quelques lignes de basse particuli\u00e8rement marquantes, un sacr\u00e9 travail sur l&rsquo;atmosph\u00e8re et un solo de Jordan Rudess (au piano) comme on aimerait en entendre plus souvent : digne du concertiste qu&rsquo;il est. Cerise sur le gateau, ce morceau transcende compl\u00e8tement la production lisse mais irr\u00e9prochable de l&rsquo;album. On se rend compte que tout est cisel\u00e9 avec pr\u00e9cision : rien ne d\u00e9passe !<br \/><br \/> Bien \u00e9videmment, la performance n&rsquo;est pas sans reproches. Il y&rsquo;a un c\u00f4t\u00e9 attendu dans les compositions qui laisse parfois l&rsquo;auditeur un peu sur sa faim. Par moments, on en attend tellement plus des morceaux (pour citer \u00e0 nouveau \u00ab\u00a0Tatonka\u00a0\u00bb) qui malheureusement s&rsquo;arr\u00eatent bien trop rapidement. D&rsquo;un autre c\u00f4t\u00e9, et un peu paradoxalement, l&rsquo;alternance rapide de morceaux donne une sensation de d\u00e9s\u00e9quilibre et d&rsquo;h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 \u00e0 l&rsquo;album, l\u00e0 o\u00f9 l&rsquo;on aurait pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 quelque chose de plus homog\u00e8ne. Qu&rsquo;\u00e0 cela ne tienne, si les reproches peuvent para\u00eetre abusifs, c&rsquo;est probablement parce que Vivien Lalu a accroch\u00e9 une partie de l&rsquo;\u00e9quipe de Chromatique. Si cet album n&rsquo;est peut \u00eatre pas celui de la cons\u00e9cration, gardons bien un \u0153il sur lui, car t\u00f4t ou tard, il y&rsquo;a fort \u00e0 parier que Vivien Lalu aura un statut particulier dans le monde du metal-prog fran\u00e7ais.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lorsque l&rsquo;on regarde le cast d&rsquo;un album de Lalu, on ne peut s&#8217;emp\u00eacher de comparer&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":26,"featured_media":6628,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6627"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/26"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6627"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6627\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6628"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6627"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6627"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6627"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}