{"id":6583,"date":"2013-10-28T00:00:00","date_gmt":"2013-10-27T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6583"},"modified":"2013-10-28T00:00:00","modified_gmt":"2013-10-27T22:00:00","slug":"6583","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2013\/10\/28\/6583\/","title":{"rendered":"Magenta &#8211; The Twenty Seven Club"},"content":{"rendered":"\n<p>Le Club des 27 n\u2019est pas un c\u00e9nacle comme les autres. N\u00e9 dans les ann\u00e9es soixante-dix, il regroupe en effet les musiciens c\u00e9l\u00e8bres morts \u00e0 l\u2019\u00e2ge de vingt-sept ans. Les d\u00e9c\u00e8s successifs, en l\u2019espace d\u2019un an, de Hendrix, Morrison et Joplin ont peu \u00e0 peu donn\u00e9 consistance \u00e0 ce club macabre. Bien que la liste des membres se soit allong\u00e9e au fil du temps (r\u00e9cemment encore avec Amy Winehouse), Magenta n\u2019en a retenu que six. Aux trois cit\u00e9s plus haut viennent s\u2019ajouter Kurt Cobain, Brian Jones et Robert Johnson. Ce dernier, \u00e0 qui la l\u00e9gende pr\u00eate un pacte avec le diable, donne le th\u00e8me de l\u2019album : et si les cinq autres avaient eux aussi contract\u00e9 un tel engagement ? <br \/><br \/> Avec un th\u00e8me si prometteur, \u00e0 quoi ressemble d\u00e8s lors ce nouveau Magenta ? Pas \u00e0 son pr\u00e9d\u00e9cesseur <a href=\"component\/k2\/item\/13529?ItemId=12\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>Chameleon<\/em><\/a> en tous cas, qui se d\u00e9tachait de la discographie du groupe par ses formats directs et ramass\u00e9s. Comme l\u2019explique Rob Reed dans le <em>making of<\/em>, <em>The Twenty Seven Club<\/em> rassemble les compositions les plus \u00ab\u00a0progressives\u00a0\u00bb parmi toutes celles compos\u00e9es depuis <em>Metamorphosis<\/em> (2008) et marque donc un retour \u00e0 un certain classicisme \u00e0 la <a href=\"chroniques\/item\/489-Seven\" target=\"\u201d_blank\u201d\"><em>Seven<\/em><\/a>, \u00e0 savoir des pistes longues o\u00f9 l\u2019emphase occupe une place importante. Le trio britannique a consacr\u00e9 un titre \u00e0 chacun de ces artistes au destin tragique, po\u00e8tes maudits ou ic\u00f4nes de leur g\u00e9n\u00e9ration. Les claviers d\u00e9bordent, les orchestrations se multiplient, les m\u00e9lodies sont imparables. Les th\u00e8mes musicaux n\u2019ont cependant que peu de rapport avec les personnages. Calme et symphonique, \u00ab\u00a0The Gift\u00a0\u00bb, d\u00e9di\u00e9 \u00e0 Kurt Cobain, est par exemple aux antipodes de la musique rugueuse que composaient les rockeurs de Seattle ! Les contrastes dominent, bien que certains titres soient plus vigoureux que d\u2019autres : \u00ab\u00a0The Lizard King\u00a0\u00bb, consacr\u00e9 \u00e0 Jim Morrisson, ouvre ainsi le bal sous les mart\u00e8lements furieux d\u2019Andy Edwards (Frost*, ex IQ) et rivalise d\u2019\u00e9nergie avec \u00ab\u00a0Stoned\u00a0\u00bb, r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la bande \u00e0 Mick Jagger dont Brian Jones fut le moteur au d\u00e9but des ann\u00e9es soixante. A contrario, \u00ab\u00a0Pearl\u00a0\u00bb (telle que l\u2019on nommait Janis Joplin) reste beaucoup plus tranquille et gorg\u00e9 de nostalgie. Mais pour ne froisser personne et ne pas d\u00e9roger aux r\u00e8gles d\u2019agencement \u2013 un peu fig\u00e9es certes \u2013 d\u2019une \u0153uvre de prog rock, l\u2019ensemble des titres suit plus ou moins r\u00e9guli\u00e8rement la traditionnelle sinuso\u00efde alternant parties vigoureuses\/passages calmes. Emball\u00e9 dans une production de grande qualit\u00e9, <em>The Twenty Seven Club<\/em> est donc rutilant, sans \u00eatre aucunement novateur. <br \/><br \/> Con\u00e7u manifestement pour l\u2019audiophile, le DVD bonus pr\u00e9sente l\u2019album en version 5.1 <em>surround<\/em> et un long documentaire narre son enregistrement en une heure trois quarts de prises en studio, entrecoup\u00e9es de commentaires de Rob Reed : un peu long peut-\u00eatre, m\u00eame pour le fan. Une vid\u00e9o promotionnelle de \u00ab\u00a0The Lizard King\u00a0\u00bb vient compl\u00e9ter cette \u00e9dition sp\u00e9ciale. <br \/><br \/> Les admirateurs de <em>Chameleon<\/em> regretteront la marche arri\u00e8re tandis que les fans de la premi\u00e8re heure appr\u00e9cieront ce revirement en faveur d\u2019un format plus proche des sages canons du prog\u2019.  L\u2019essentiel est n\u00e9anmoins conserv\u00e9 : les m\u00e9lodies attachantes, les parties instrumentales \u00e9piques, et la voix vibrante de Christina Booth. <br \/><br \/><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Club des 27 n\u2019est pas un c\u00e9nacle comme les autres. N\u00e9 dans les ann\u00e9es&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":6584,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[85,38,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6583"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6583"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6583\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6584"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6583"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6583"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6583"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}