{"id":6577,"date":"2013-10-20T00:00:00","date_gmt":"2013-10-19T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6577"},"modified":"2013-10-20T00:00:00","modified_gmt":"2013-10-19T22:00:00","slug":"6577","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2013\/10\/20\/6577\/","title":{"rendered":"Ayreon &#8211; The Theory Of Everything"},"content":{"rendered":"\n<p>A la Chromateam, il existe des rites auxquels nous sommes soumis. En effet, certains \u00e9v\u00e8nements nous dressent le poil et augmentent notre degr\u00e9 d&rsquo;impatience. Chaque livraison d&rsquo;Arjen Lucassen fait partie de cette liste tr\u00e8s ferm\u00e9e. Il va sans dire que ce nouveau chapitre discographique d&rsquo;Ayreon ne d\u00e9roge pas \u00e0 la r\u00e8gle, surtout apr\u00e8s le succ\u00e8s de <em>01011001<\/em>. Il \u00e9tait donc l\u00e9gitime de se demander ce que le g\u00e9ant batave \u00e9tait capable de proposer apr\u00e8s un tel album. Sa parenth\u00e8se solo ainsi que Star One ayant connu des fortunes diverses, on attendait du monsieur qu&rsquo;il redresse la pente avec <em>The Theory Of Everything<\/em>. Une attente encore plus justifi\u00e9e quand le bonhomme annonce qu&rsquo;il <em>\u00ab\u00a0repart de z\u00e9ro\u00a0\u00bb<\/em> en terme d&rsquo;approche. De quoi susciter bien des curiosit\u00e9s. <br \/><br \/> S&rsquo;il dit avoir chang\u00e9 de mode op\u00e9ratoire, Arjen Lucassen n&rsquo;a par contre pas d\u00e9rog\u00e9 \u00e0 son habitude de s&rsquo;entourer de pointures de la sc\u00e8ne progressive internationale (en nombre r\u00e9duit, en comparaison \u00e0 <em>01011001<\/em>). D&rsquo;album en album, il place la barre de plus en plus haut. Cette fois-ci, dans la famille \u00ab\u00a0L\u00e9gendes du Prog&rsquo; \u00a0\u00bb, on notera la pr\u00e9sence &#8211; excusez du peu ! &#8211; de Rick Wakeman, Keith Emerson, John Wetton, Steve Hackett et Jordan Rudess. Au rayon des chanteurs, Lucassen n&rsquo;a pas fait d&rsquo;entorse \u00e0 la r\u00e8gle qui consiste \u00e0 inclure des vocalistes reconnus comme Cristina Scabbia, Marco Hietala, JB ou Tommy Karevik mais aussi des \u00ab\u00a0petits nouveaux\u00a0\u00bb comme Sara Squadrani (Ancient Bards, v\u00e9ritable r\u00e9v\u00e9lation de l&rsquo;album) et Mike Mills (ToeHider, qui n&rsquo;est plus vraiment une r\u00e9v\u00e9lation pour vous qui nous lisez). <br \/><br \/> Voil\u00e0 pour le casting. Revenons \u00e0 l&rsquo;angle d&rsquo;approche. Par le pass\u00e9, chaque titre d&rsquo;Ayreon pouvait s&rsquo;inclure dans un ensemble, tout en ayant son identit\u00e9 propre. Pour l\u2019auditeur, il \u00e9tait alors possible de se concentrer sur cette piste et de la repasser \u00e0 foison. Rien de tout \u00e7a ici. Arjen Lucassen veut l\u2019avoir en main, faire en sorte qu&rsquo;il prenne le temps d&rsquo;assimiler totalement ce double album. Vous l&rsquo;aurez compris, ce n&rsquo;est pas en allant chercher votre baguette que vous prendrez plaisir \u00e0 \u00e9couter <em>The Theory of Everything<\/em>. Le d\u00e9coupage et le format des titres ont \u00e9t\u00e9 pens\u00e9s pour \u00eatre \u00e9cout\u00e9s dans un contexte de concentration et d\u2019abstraction du monde ext\u00e9rieur. Un coup de poker qui n\u2019est pas sans risque et qui surprendra les fans de la premi\u00e8re heure imaginant Lucassen bien plus \u00e0 l&rsquo;aise sur les longs formats. On retrouve, diss\u00e9min\u00e9s tout au long du disque, sa patte : la cohabitation entre passages et rythmiques <em>Heavy<\/em>, les th\u00e8mes orientaux et celtiques et les \u00e9l\u00e9ments <em>vintage<\/em> comme l&rsquo;orgue Hammond ou le Mini-Moog.   <br \/><br \/> On pouvait \u00eatre sceptique sur la volont\u00e9 d&rsquo;Arjen Lucassen de vouloir \u00ab\u00a0repartir de z\u00e9ro\u00a0\u00bb. A chacun de juger. Dans tous les cas et comme pour chaque album d&rsquo;Ayreon, on a affaire l\u00e0 \u00e0 une \u0153uvre riche et consistante, repr\u00e9sentative du perfectionnisme maladif du g\u00e9ant hollandais, et qui fait de ce disque l\u2019un des incontournables de 2013. Le soucis du d\u00e9tail et du d\u00e9coupage qui, disons-le, risque d&rsquo;en perturber quelques-uns, montre \u00e0 quel point le musicien est pointilleux. Et \u00e7a, c&rsquo;est une qualit\u00e9 qu&rsquo;on ne pourra jamais lui retirer. <br \/><br \/><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A la Chromateam, il existe des rites auxquels nous sommes soumis. 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