{"id":6569,"date":"2013-10-04T00:00:00","date_gmt":"2013-10-03T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6569"},"modified":"2013-10-04T00:00:00","modified_gmt":"2013-10-03T22:00:00","slug":"6569","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2013\/10\/04\/6569\/","title":{"rendered":"Caligula&rsquo;s Horse &#8211; The Tide, The Thief &#038; River\u2019s End"},"content":{"rendered":"\n<p>Leur premier album, <em>Moments from Ephemeral City<\/em> devait initialement rester sans lendemain. Les critiques formul\u00e9es \u00e0 son encontre ont incit\u00e9 Sam Vallen &amp; Jim Grey \u00e0 remettre le couvert au point de voir \u00e0 long terme. Si Arcane est encore en activit\u00e9 (le deuxi\u00e8me album du groupe est actuellement en pleine phase d\u2019enregistrement), Quandary a cess\u00e9 la sienne, laissant ainsi \u00e0 Sam Vallen tout le loisir de se consacrer \u00e0 Caligula\u2019s Horse.    <br \/><br \/> Pour ce deuxi\u00e8me volet, les Australiens ont vu les choses en grand, au point de sacrifier \u00e0 l\u2019\u00e9preuve reine, la figure de style <em>a priori<\/em> obligatoire pour toute formation de prog metal : le concept album. Les deux ann\u00e9es de gestation n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019\u00e9laboration de ce disque ont vraiment port\u00e9 le groupe \u00e0 maturit\u00e9. La coh\u00e9sion est audible et m\u00eame si le bin\u00f4me Vallen \/ Grey co-signe la majorit\u00e9 des titres, on sent que les musiciens venus gonfler les rangs se sont bien int\u00e9gr\u00e9s. Certains se r\u00e9galeront des fac\u00e9ties de Sam Vallen sur sa guitare notamment sur \u00ab\u00a0A Gift To Afterthought\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Water\u2019s Edge\u00a0\u00bb ou le monstrueux \u00ab\u00a0Dark Hair Down\u00a0\u00bb l\u2019un des sommets (si ce n\u2019est le sommet) de l\u2019album. <br \/><br \/> On peut \u00e9galement relever d\u2019autres points d\u2019int\u00e9r\u00eat comme les voix harmonis\u00e9es \u00e0 la Porcupine Tree sur \u00ab\u00a0Water\u2019s Edge\u00a0\u00bb qui risquent de vous faire dresser le poil. Notons aussi le refrain accrocheur d\u2019\u00ab\u00a0Atlas\u00a0\u00bb et accessoirement son riff d\u00e9vastateur. Le groupe du Queensland passe sans difficult\u00e9 d\u2019un extr\u00eame (violent) \u00e0 un autre (plus calme et plus \u00e9mouvant), comme le prouvent \u00ab\u00a0Into The White\u00a0\u00bb (qui ravira les fans d\u2019Opeth et d\u2019Anathema), \u00ab\u00a0Thief\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Old Cracks In New Earth\u00a0\u00bb sur lequel Sam Vallen fait litt\u00e9ralement pleurer sa guitare (comme seul le grand Steve Vai sait le faire) et, de mani\u00e8re plus globale, met son jeu au service des compositions sans exag\u00e9ration. Soulignons enfin que Caligula\u2019s Horse ne cherche pas \u00e0 trop alambiquer et d\u00e9structurer ses morceaux, une erreur bien souvent commise par pl\u00e9thore de formations progressives. L\u00e0, chaque titre a une ligne directrice et n\u2019en d\u00e9vie pas. Id\u00e9al pour ne pas perdre l\u2019auditeur et lui donner des migraines.<br \/><br \/> Vous l\u2019aurez compris : avec ce deuxi\u00e8me effort, Caligula\u2019s Horse a grandi. Oubli\u00e9es, les erreurs de jeunesse de <em>Moments from Ephemeral City<\/em> et sa production artificielle. Ici c\u2019est une vraie production, claire et \u00e9quilibr\u00e9e qui sert les titres et les fait gagner en puissance. Les jeunes gar\u00e7ons sont devenus des hommes \u00e0 prendre tr\u00e8s au s\u00e9rieux. Pas seulement en tant que projet mais en tant que v\u00e9ritable groupe, ce qui place <em>The Tide, The Thief &amp; River\u2019s End<\/em> comme outsider dans la cat\u00e9gorie <em>album de l\u2019ann\u00e9e 2013<\/em>, aux c\u00f4t\u00e9s d\u2019Haken notamment. Alors oui, on se r\u00e9p\u00e8te, mais finirez-vous par nous comprendre et nous croire quand on vous maintient mordicus que l&rsquo;avenir du progressif passe par l&rsquo;Australie ?<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Leur premier album, Moments from Ephemeral City devait initialement rester sans lendemain. 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