{"id":6483,"date":"2013-06-09T00:00:00","date_gmt":"2013-06-08T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6483"},"modified":"2013-06-09T00:00:00","modified_gmt":"2013-06-08T22:00:00","slug":"6483","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2013\/06\/09\/6483\/","title":{"rendered":"Fish &#8211; Fishheads Club Live"},"content":{"rendered":"\n<p>La fin de la d\u00e9cennie deux mille n\u2019aura probablement pas \u00e9t\u00e9 un tr\u00e8s bon souvenir pour Fish, tant du point de vue personnel qu\u2019artistique. Fatigu\u00e9, sans voix, le g\u00e9ant \u00e9cossais aura connu, outre ses d\u00e9boires sentimentaux, des probl\u00e8mes de cordes vocales qui l\u2019auront contraint \u00e0 un repos forc\u00e9 mais finalement bienvenu. Apr\u00e8s de longs mois sabbatiques, il d\u00e9cide en juin 2010 de retourner sur sc\u00e8ne, sous une forme qui lui permette de reconstruire sa voix petit \u00e0 petit. Aux c\u00f4t\u00e9s de Foss Paterson (claviers) et du fid\u00e8le Frank Usher (guitare), Monsieur Dick se lance ainsi dans une tourn\u00e9e acoustique qui au bout du compte ne durera pas moins de quinze mois et quelques cent quatre-vingts concerts ! <br \/><br \/> Deux performances ont \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9es lors de ce p\u00e9riple. L\u2019une d\u2019elles en d\u00e9but de parcours, en d\u00e9cembre 2010 \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Derby, l\u2019autre devant un public tri\u00e9 sur le volet\u2026 dans le propre salon de Fish en mars 2012. Sur ce second DVD, chaque chanson est pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e d\u2019un commentaire du principal int\u00e9ress\u00e9\u2026 passionnant pour l\u2019anglophone qui ma\u00eetrise l\u2019accent \u00e9cossais !  Enti\u00e8rement adapt\u00e9es aux besoins de cette longue s\u00e9rie de concerts, les instrumentations ont par ailleurs connu des \u00e9volutions sensibles au fil de la tourn\u00e9e. Le duo Paterson\/Usher a remarquablement am\u00e9nag\u00e9 les compositions et pour qui n\u2019aurait jamais entendu les versions \u00e9lectriques de \u00ab\u00a0Vigil In A Wilderness of Mirrors\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Incubus\u00a0\u00bb, ces interpr\u00e9tations d\u00e9pouill\u00e9es pourraient sembler toutes naturelles. Si le choix des titres jou\u00e9s a lui aussi subi quelques changements en route, la <em>setlist<\/em> reste ax\u00e9e en majorit\u00e9 sur les deux premiers albums solo et la p\u00e9riode Marillion, et n\u2019offre gu\u00e8re de surprise, conservant d\u2019inamovibles classiques comme \u00ab\u00a0Slainthe Mhath\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Punch And Judy\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Jigsaw\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Brother 52\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0State of Mind\u00a0\u00bb ou encore \u00ab\u00a0The Company\u00a0\u00bb. <br \/><br \/> Sous ce format minimaliste, impossible de dissimuler par un d\u00e9luge de d\u00e9cibels d\u2019\u00e9ventuelles faiblesses vocales. Expos\u00e9, vuln\u00e9rable, Fish s\u2019en sort pourtant admirablement bien, \u00e0 tel point qu\u2019on se croirait revenu dix ans en arri\u00e8re, lorsque le bonhomme ne connaissait pas ses d\u00e9faillances chroniques. La chanson qui introduit le concert de Derby, interpr\u00e9t\u00e9e <em>a capella<\/em>, symbolise son \u00e9tat d\u2019esprit : retrouver du plaisir, se prouver \u00e0 lui-m\u00eame qu\u2019il sait encore chanter. On est bien loin des prestations de la tourn\u00e9e Clutching at Stars, o\u00f9 il \u00e9tait \u00e0 la peine, compensant son irr\u00e9gularit\u00e9 vocale par un incroyable talent de <em>frontman<\/em>. C\u2019est un v\u00e9ritable bonheur de le sentir \u00e0 l\u2019aise sur des titres qu\u2019il ne parvenait plus \u00e0 restituer dignement ces derni\u00e8res ann\u00e9es, et de l\u2019entendre, comme \u00e0 son habitude, plaisanter longuement et tailler le bout de gras avec le public entre deux chansons. <br \/><br \/> Parmi les nombreux concerts publi\u00e9s ces derni\u00e8res ann\u00e9es par son label, celui-ci se distingue largement. L\u2019interpr\u00e9tation y est sobre et juste, le plaisir n\u2019y est pas feint. Souhaitons que l\u2019album \u00e0 venir soit impr\u00e9gn\u00e9 de toutes ces <em>good vibes<\/em>.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La fin de la d\u00e9cennie deux mille n\u2019aura probablement pas \u00e9t\u00e9 un tr\u00e8s bon souvenir&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":6484,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[41,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6483"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6483"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6483\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6484"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6483"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6483"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6483"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}