{"id":6417,"date":"2013-03-13T00:00:00","date_gmt":"2013-03-12T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6417"},"modified":"2013-03-13T00:00:00","modified_gmt":"2013-03-12T22:00:00","slug":"6417","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2013\/03\/13\/6417\/","title":{"rendered":"Marillion &#8211; Sounds That Can&rsquo;t Be Made"},"content":{"rendered":"\n<p>Lorsque l\u2019on a une empreinte discographique aussi forte que celle de Marillion, il arrive parfois que la lassitude s\u2019installe m\u00eame dans le coeur des fans les plus assidus si la nouveaut\u00e9 n\u2019est pas \u00e0 la hauteur des glorieux classiques. Et, de temps en temps, un coup de force vient rompre la monotonie. <em>Sounds that can\u2019t be made<\/em> est de cette trempe. Loin des double albums rutilants mais in\u00e9gaux en leur sein, d\u00e9passant les essais acoustiques plaisants mais anecdotiques, le nouvel album des Britanniques est une synth\u00e8se : le neuf et l\u2019ancien, le long et le court, le simple et le complexe.<br \/><br \/> Huit volets le composent, tous tr\u00e8s diff\u00e9rents. Rien que pour la longue pi\u00e8ce d\u2019ouverture (fait rare pour la bande de Steve Hogarth), l\u2019album vaut le d\u00e9tour. Elle aborde en outre un sujet tr\u00e8s s\u00e9rieux, celui du conflit isra\u00eblo-palestinien et de la fameuse bande de Gaza, \u00e0 travers les yeux innocents d\u2019un enfant. Un vrai bijou \u00e9volutif o\u00f9 la douceur se mue peu \u00e0 peu en duret\u00e9 et en dissonance, comme un \u00e9cho aux conflits. M\u00eame Steve Rothery, pourtant plus habitu\u00e9 \u00e0 la d\u00e9licatesse et aux riffs a\u00e9riens, offre des moments hargneux. Le morceau titre qui suit est dans un tout autre registre : compl\u00e8tement r\u00e9tro, il laisse la part belle \u00e0 une ritournelle synth\u00e9 de Mark Kelly, finalement plus proche de la fin de l\u2019\u00e8re Fish ou du d\u00e9but tout en gr\u00e2ce de l\u2019actuel meneur de troupe avec <em>Season\u2019s End<\/em>. \u00ab\u00a0Pour my love\u00a0\u00bb nous offre ce moment de tranquillit\u00e9, rapidement rompu par \u00ab\u00a0Power\u00a0\u00bb, le <em>single<\/em> puissant \u00e9videmment et pas si \u00e9loign\u00e9 de la p\u00e9riode <em>Anoraknophobia<\/em>. Ce qui n\u2019est gu\u00e8re \u00e9tonnant quand on sait que les bases de la composition ont \u00e9t\u00e9 jet\u00e9es \u00e0 cette p\u00e9riode. Autre morceau \u00e9pique permettant \u00e0 l\u2019album d\u2019atteindre les soixante-quinze minutes, \u00ab\u00a0Montr\u00e9al\u00a0\u00bb  est un cadeau au public qu\u00e9becois, m\u00eame s\u2019il est desservi par des paroles un peu niaises. L\u2019emphase typique du groupe se retrouve en deuxi\u00e8me partie d\u2019album notamment \u00e0 travers \u00ab\u00a0Invisible ink\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Lucky Man\u00a0\u00bb, peut-\u00eatre les morceaux les moins majeurs de ce nouvel album. C\u2019est d\u00e9j\u00e0 la fin avec une superbe ballade au piano, \u00ab\u00a0The Sky Above the Rain\u00a0\u00bb, typique de l\u2019intimit\u00e9 que Steve Hogarth r\u00e9ussit \u00e0 installer avec l\u2019auditeur comme il le fait avec maestria en concert.<br \/><br \/> Presque une heure vingt de musique que l\u2019on n\u2019a pas vu passer et qui nous fait dire sans crainte que Marillion vient de signer l\u00e0 l\u2019un de ses meilleurs albums \u00e0 ce jour. Tout simplement. Et apr\u00e8s dix sept sorties et plus de trente ans de carri\u00e8re, ce n\u2019\u00e9tait pas un maigre d\u00e9fi !<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lorsque l\u2019on a une empreinte discographique aussi forte que celle de Marillion, il arrive parfois&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":39,"featured_media":6418,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[38,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6417"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/39"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6417"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6417\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6418"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6417"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6417"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6417"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}