{"id":6391,"date":"2012-08-20T00:00:00","date_gmt":"2012-08-19T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6391"},"modified":"2012-08-20T00:00:00","modified_gmt":"2012-08-19T22:00:00","slug":"6391","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2012\/08\/20\/6391\/","title":{"rendered":"Saga &#8211; 20\/20"},"content":{"rendered":"\n<p>Saga a travers\u00e9 les \u00e9poques, tel un vaisseau tra\u00e7ant sa route stellaire, faisant fi des modes et des app\u00e9tits \u00e9ph\u00e9m\u00e8res. Les quelques \u00e9volutions humaines de la formation n\u2019ont pas fait d\u00e9vier d\u2019un iota le credo rock progressif m\u00e9lodique et d\u00e9finitivement r\u00eaveur, juch\u00e9 sur une histoire qui a d\u00e9marr\u00e9 en 1977. Mais, attention, sonnez tambours et trompettes, aujourd\u2019hui est un jour de f\u00eate qui voit aussi le retour en troupe de Michael Sadler, chanteur cardinal et originel du quintet. Autant le dire tout de suite : c\u2019est l\u2019euphorique cadeau de ce d\u00e9j\u00e0 vingti\u00e8me album. On en oublie le remplacement du batteur non historique Brian Doerner par un nouveau, Mike Thorne.<br \/><br \/> Comme un pied de nez au temps qui passe, les anciens font peau neuve, ou plut\u00f4t rev\u00eatent des habits qu\u2019ils ont toujours choisis, mais sans effort et avec une rejuvenation troublante. Comme cette op\u00e9ration des yeux qu\u2019a subi le clavi\u00e9riste Jim Gilmour et qui donne \u00e0 l\u2019album son titre et sa pochette. La recette est toujours aussi simple quand les riffs s\u2019installent sereinement et que \u00e7a et l\u00e0 se lovent les soli de Ian Critchton (\u00ab\u00a0Spin it again\u00a0\u00bb). M\u00eame quand la messe est dite, de petites distortions harmoniques rassurent sur le potentiel du groupe \u00e0 s\u2019\u00e9loigner des rengaines trop proprettes (\u00ab\u00a0Anywhere you wanna go\u00a0\u00bb). Parfois, on le confesse, on tangue comme sur \u00ab\u00a0Another day out of sight\u00a0\u00bb et sa mont\u00e9e symphonique qui crachouille. Ou encore sur le titre de cl\u00f4ture, m\u00e9langeant claviers percussifs \u00e9prouvants et guitares mal fagot\u00e9es. Tout se r\u00e9gule pourtant dans le feu des ballades l\u00e9ch\u00e9es, \u00e0 l\u2019heure o\u00f9 les guitares acoustiques \u00e9blouissent les oreilles (\u00ab\u00a0Lost for words\u00a0\u00bb).<br \/><br \/> Non, il ne faudra pas esp\u00e9rer une once de modernit\u00e9 ici, mais une production <em>vintage<\/em> manucur\u00e9e, jusque dans les r\u00e9verbes de batterie et le surmixage alternatif de la basse. A l\u2019\u00e9coute de \u00ab\u00a0One of these days\u00a0\u00bb et son air de new wave d\u00e9glingu\u00e9e, on est pourtant moins convenable (moins bien fini ?) que sur d\u2019anciennes productions des Canadiens. Seul un morceau d\u00e9passera les six minutes : Saga a toujours souhait\u00e9 \u00eatre concis et offrir un versant plus pop, face \u00e0 certains de ses confr\u00e8res tels Yes et Marillion, ayant une notion du temps plus \u00e9lastique. Oubli\u00e9 Rob Morratti, Saga explose avec l\u2019ardeur des premi\u00e8res heures, celles qui les ont vus d\u00e9marrer ou m\u00eame relancer la machine comme sur <em>The security of illusion<\/em>, aberration FM jouissive en p\u00e9riode grunge. Vingt albums. Quelques rides du pass\u00e9. Mais une mine ravissante !<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Saga a travers\u00e9 les \u00e9poques, tel un vaisseau tra\u00e7ant sa route stellaire, faisant fi des&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":39,"featured_media":6392,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6391"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/39"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6391"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6391\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6392"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6391"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6391"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6391"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}