{"id":6379,"date":"2012-08-02T00:00:00","date_gmt":"2012-08-01T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6379"},"modified":"2012-08-02T00:00:00","modified_gmt":"2012-08-01T22:00:00","slug":"6379","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2012\/08\/02\/6379\/","title":{"rendered":"Overhead &#8211; Of Sun and Moon"},"content":{"rendered":"\n<p>C\u2019est peu dire qu\u2019on attendait le successeur de <em>And We&rsquo;re Not Here After All<\/em>, qui avait su pourtant d\u00e9montrer que les Finlandais \u00e9taient bien l\u00e0 pour secouer le paysage pop progressif. Car pop, le groupe l\u2019est dans sa g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 m\u00e9lodique et dans le travail important des filtres sur la voix, qui rendraient presque le groupe aujourd\u2019hui plus \u201cam\u00e9ricain\u201d. Mais, m\u00eame si Dream Theater n\u2019est pas loin sur \u00ab\u00a0Lost Inside 2\u00a0\u00bb, les accents br\u00fblants <em>stoner<\/em>, voire <em>doom<\/em> qui \u00e9mergent \u00e7a et l\u00e0 nous affirment d\u00e8s l\u2019ouverture qu\u2019Overhead s\u2019affranchit des \u00e9tiquettes, plus que jamais.<br \/><br \/> Pop, Overhead l\u2019est aussi dans ses m\u00e9langes, ses emprunts \u00e0 diff\u00e9rentes p\u00e9riodes. A cet \u00e9gard, les m\u00e9lodies synth\u00e9 dancefloor ann\u00e9es quatre-vingts qui pars\u00e8ment \u00ab\u00a0Berlin\u00a0\u00bb (plut\u00f4t darkwave), \u00ab\u00a0An Afternoon Of Sun And Moon\u00a0\u00bb (plut\u00f4t reggae puis disco) et \u00ab\u00a0Alive\u00a0\u00bb (plut\u00f4t new wave, avec des r\u00e9miniscences d\u2019\u00ab\u00a0Enola gay\u00a0\u00bb) semblent presque irr\u00e9elles. On panique \u00e0 l\u2019id\u00e9e de devoir relater ce d\u00e9dale\u2026 Humblement, on peut cependant r\u00e9v\u00e9ler que le voyage sera suffisamment diversifi\u00e9 et stellaire pour valoir le coup, \u00e0 l\u2019image du travail d\u2019un Arjen Lucassen. M\u00eame les refontes un peu verbeuses de Linkin Park ou Within Temptation (\u00ab\u00a0Aftermath\u00a0\u00bb) peuvent \u00eatre plut\u00f4t bien accueillies. \u00ab\u00a0Syriana\u00a0\u00bb r\u00e9chauffe les oreilles de son psych\u00e9d\u00e9lisme, un peu comme si les Doors avaient couch\u00e9 avec Mars Volta. \u00ab\u00a0Grotte\u00a0\u00bb renverse les choses avec un ethno-blues instrumental compl\u00e8tement <em>free<\/em>. Arriv\u00e9 \u00e0 mi-parcours, on a alors le sentiment d\u2019avoir affaire \u00e0 une oeuvre folle. D\u00e9cousue mais jamais maladroite. Fragile quand il faut (\u00ab\u00a0Last broadcast\u00a0\u00bb et sa batterie n\u00e9buleuse). Et plus \u00e9nergique et produite que la pr\u00e9c\u00e9dente.<br \/><br \/> La musique d\u2019Overhead b\u00e9n\u00e9ficie en outre de la pr\u00e9sence d\u2019 Alex Keskitalo, chanteur sobre mais charismatique. Egalement fl\u00fbtiste. on le retrouve au gr\u00e9 des diff\u00e9rentes ambiances, par petites touches. Il faut dire qu\u2019ici le progressif traditionnel se mue en cr\u00e9ature \u00e9trange et polymorphe, souvent h\u00e9ro\u00efque, o\u00f9 claviers, riffs rythmiques et choeurs prennent le dessus. On a bomb\u00e9 le torse chez Overhead. Et si on en doutait, le dernier titre, improbable op\u00e9ra FM, surf puis space rock, ach\u00e8ve de nous convaincre que l\u2019accessibilit\u00e9 combin\u00e9e \u00e0 la folie de ce disque en font une pi\u00e8ce rare.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C\u2019est peu dire qu\u2019on attendait le successeur de And We&rsquo;re Not Here After All, qui&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":39,"featured_media":6380,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6379"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/39"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6379"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6379\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6380"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6379"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6379"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6379"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}