{"id":6363,"date":"2012-07-15T00:00:00","date_gmt":"2012-07-14T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6363"},"modified":"2012-07-15T00:00:00","modified_gmt":"2012-07-14T22:00:00","slug":"6363","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2012\/07\/15\/6363\/","title":{"rendered":"Periphery &#8211; II"},"content":{"rendered":"\n<p>Periphery est un groupe d\u00e9concertant, c\u2019est le moins que l\u2019on puisse dire. Fond\u00e9 par le guitariste Misha Mansoor qui assure \u00e9galement la production, il s\u2019est \u00e9panoui \u00e0 travers une musique plurielle, le \u00ab\u00a0djent\u00a0\u00bb, m\u00ealant l\u2019aspect technique et rugueux d\u2019un Meshuggah aux phras\u00e9s stellaires de Devin Townsend&#8230; et de leurs compatriotes Linkin\u2019 Park aujourd\u2019hui, la perturbation m\u00e9lodique \u00e9tant plus douce que celle du canadien fou.<br \/><br \/> La belle dichotomie est approfondie sur le deuxi\u00e8me volet de leur aventure discographique. Il suffit pour se convaincre de se jeter \u00e0 corps perdu dans le tr\u00e8s r\u00e9ussi et fou \u00ab\u00a0Have a blast\u00a0\u00bb pour avoir une id\u00e9e de la b\u00eate. Comme si Coheed et Cambria avait fait de la musculation. M\u00eame si les approches sont fond\u00e9es sur des riffs saccad\u00e9s puissants propres au metal extr\u00eame (\u00ab\u00a0Facepalm Mute\u00a0\u00bb), chaque titre est relev\u00e9 de touches accrocheuses et plus accessibles. M\u00e9lodique, Periphery l\u2019est donc toujours car l\u2019enveloppe n\u2019est pas brute. La production massive et flatteuse permet \u00e0 des passages plus FM de trouver leur place, tr\u00e8s simplement (\u00ab\u00a0Ji\u00a0\u00bb, au ressort presque baroque).<br \/><br \/> L\u2019\u00e9lectronique est pr\u00e9sent partout, dans les recoins de la production sans \u00eatre trop flagrant non plus, sauf au sein de passages consacr\u00e9s (l\u2019\u00e9th\u00e9r\u00e9 \u00ab\u00a0Epoch\u00a0\u00bb). L\u2019aspect m\u00e9canique des batteries, \u00e0 ce titre, n\u2019est pas sans rappeler le Fear Factory d\u2019aujourd\u2019hui (\u00ab\u00a0Masamune\u00a0\u00bb). Mais l\u00e0 o\u00f9 la musique des Californiens est froide et robotique, celle de Periphery offre une vraie chaleur, aid\u00e9e par le chant de Spencer Sotelo, qui alterne <em>growls<\/em> caverneux ou plus retenus et voix claires \u00e9piques. Ces derni\u00e8res sont proches de celles de Chester Bennington ou de chanteurs comme Sebastian Bach. Trop sucr\u00e9 certainement, diront certains.<br \/><br \/> Petits cadeaux de choix, les participations de  Guthrie Govan (The Aristocrats), Wes Hauch (The Faceless) et m\u00eame John Petrucci (Dream Theater, avec lesquels le groupe a tourn\u00e9) viennent aider \u00e0 b\u00e2tir cette cath\u00e9drale sonore. Alors, \u00e9videmment, tout ne porte pas \u00e0 son maximum. L\u2019ensemble est fouilli tout au long et m\u00eame au sein des quatorze morceaux qui composent l\u2019album. Difficile d\u2019en retenir quelque chose et de s\u2019y rep\u00e9rer donc\u2026 Periphery ne satisfait pas toujours pleinement sur ses passages agressifs mais r\u00e9concilie l\u2019auditeur gr\u00e2ce \u00e0 de nombreuses pauses atmosph\u00e9riques au coeur des titres (\u00ab\u00a0Luck as a constant\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Erised\u00a0\u00bb) et de jolis soli pour les amateurs. On reprend alors son souffle pour replonger, ragaillardi, dans les envol\u00e9es m\u00e9talliques. D\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9, difficile \u00e0 apprehender mais puissant et m\u00e9lodique, Periphery peut sainement nous dire que cette fois-ci, c\u2019est du s\u00e9rieux. P\u00e9cher par exc\u00e8s de g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 est alors presque excusable.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Periphery est un groupe d\u00e9concertant, c\u2019est le moins que l\u2019on puisse dire. 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