{"id":6355,"date":"2012-07-08T00:00:00","date_gmt":"2012-07-07T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6355"},"modified":"2012-07-08T00:00:00","modified_gmt":"2012-07-07T22:00:00","slug":"6355","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2012\/07\/08\/6355\/","title":{"rendered":"Trepalium &#8211; H.N.P."},"content":{"rendered":"\n<p>On a souvent tendance \u00e0 pr\u00e9senter Trepalium comme le petit fr\u00e8re de Gojira et pourtant les deux groupes sont quasiment n\u00e9s au m\u00eame moment, \u00e0 l\u2019aube du nouveau mill\u00e9naire. Si l\u2019on excepte la p\u00e9riode Godzilla du second, c\u2019est donc en parall\u00e8le que les deux formations fran\u00e7aises ont \u00e9volu\u00e9 dans l\u2019extr\u00eame. A l\u2019heure o\u00f9 toutes deux pr\u00e9sentent leur nouvel album, il serait bien vain de se lancer dans une \u00e9tude comparative car, m\u00eame si la brutalit\u00e9, la forme progressive et le chant satur\u00e9 m\u00e8nent la danse sur les deux terrains, leurs rayonnements effectifs sont bien distincts et leurs oeuvres n\u2019ont pas le m\u00eame but avou\u00e9, d\u2019entr\u00e9e de jeu.<br \/><br \/> Moins puissant dans son approche, Trepalium ne cherche pas l\u2019explosion et l\u2019impact \u00e0 tout prix. Plus humble dans la force de sa production aussi et la lourdeur g\u00e9n\u00e9rale inh\u00e9rente au genre, le groupe comble donc par une intensit\u00e9 r\u00e9elle dans la succession des riffs (\u00ab\u00a0Slave the world\u00a0\u00bb). Beaucoup moins assombrie que chez ses cong\u00e9n\u00e8res, la musique de Trepalium est totalement coh\u00e9rente avec le pr\u00e9c\u00e9dent album <em>XIII<\/em>, mais peut \u00eatre plus ronde, plus \u00e9quilibr\u00e9e dans le mixage.<br \/><br \/> Sans effet de r\u00e9elle nouveaut\u00e9, le groupe arrive pourtant \u00e0 aller vers des choses plus lancinantes et presque m\u00e9lodiques comme sur le tr\u00e8s r\u00e9ussi \u00ab\u00a0Order the Labyrinth\u00a0\u00bb, qui cogne en mode <em>stoner<\/em>. Mais aussi \u00e0 apporter cette dose de subversion qui s\u00e9pare le hardcore, engag\u00e9, du death metal, plus en perspectives. C\u2019est le chant de C\u00e9dric Punda qui renforce encore cette impression, tant son <em>growl<\/em> a des accents fonci\u00e8rement metalcore d\u00e9sormais, comme outre Atlantique chez Killswitch Engage ou Lamb of God (\u00ab\u00a0Let the clown rise\u00a0\u00bb).<br \/><br \/> Mais <em>H.N.P. <\/em> se distancie de son pr\u00e9decesseur. Moins d\u00e9monstratif dans son approche, moins jazz si l\u2019on veut, il installe des ambiances plut\u00f4t que de favoriser la cassure \u00e0 tout prix (\u00ab\u00a0Insane architect\u00a0\u00bb, tr\u00e8s groovy sur la longueur). Plus relax, il offre un clin d\u2019oeil avec la reprise de \u00ab\u00a0I\u2019m broken\u00a0\u00bb de Pantera. Il faut se rappeler que Trepalium est un groupe de sc\u00e8ne qui sillonne les routes de France et d\u2019Europe, et assure une pr\u00e9sence r\u00e9currente et r\u00e9ussie aux festivals du genre. En <em>live<\/em> pourquoi pas. Sur un album fig\u00e9, reprendre Pantera comporte un risque. Trepalium \u00e9vite le pi\u00e8ge en n\u2019apportant finalement pas grand chose, jouant \u00e0 la note pr\u00e8s, peut-\u00eatre pour \u00e9viter la lapidation des fans (dont ils font partie eux-m\u00eames).<br \/><br \/> L\u2019album est \u00e0 appr\u00e9hender sans ce dernier plaisir personnel. Il est donc court, ce qui peut \u00eatre un peu g\u00eanant quand certains titres sont plus dispensables (\u00ab\u00a0The Worst F(r)iend\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0 (A)I Was(s) \u00a0\u00bb, que l\u2019on mettrait volontiers entre parenth\u00e8ses justement\u2026). Mais le plaisir sinc\u00e8re \u00e0 l\u2019\u00e9coute des autres morceaux fait de <em>H.N.P.<\/em> un album vers lequel on pourra revenir facilement, sans forc\u00e9ment en faire un livre de chevet. Et \u00e0 l\u2019heure de la musique fragment\u00e9e, il est vivement recommand\u00e9 de placer d\u00e8s maintenant \u00ab\u00a0Order the Labyrinth\u00a0\u00bb dans ses morceaux favoris.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>On a souvent tendance \u00e0 pr\u00e9senter Trepalium comme le petit fr\u00e8re de Gojira et pourtant&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":39,"featured_media":6356,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6355"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/39"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6355"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6355\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6356"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6355"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6355"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6355"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}