{"id":6339,"date":"2012-07-01T00:00:00","date_gmt":"2012-06-30T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6339"},"modified":"2012-07-01T00:00:00","modified_gmt":"2012-06-30T22:00:00","slug":"6339","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2012\/07\/01\/6339\/","title":{"rendered":"Rush &#8211; Clockwork Angels"},"content":{"rendered":"\n<p>Les sympt\u00f4mes sont toujours les m\u00eames pour celui qui tient entre les mains un nouvel album de Rush : la temp\u00e9rature monte, la sueur coule sur le front, les mains sont tremblantes. Pourtant, la temp\u00e9rature, le trio Canadien l\u2019avait prise il y a quelques temps d\u00e9j\u00e0 quand, fin 2010, il a mis en ligne \u00ab\u00a0Caravan\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0BU2B\u00a0\u00bb et plus r\u00e9cemment \u00ab\u00a0Headlong Flight\u00a0\u00bb. D\u00e8s lors, gr\u00e2ce \u00e0 une campagne de communication extr\u00eamement bien ficel\u00e9e, on a tout entendu sur le disque \u00e0 venir, mais alors, absolument tout : conceptuel, double CD, \u2026 bref comme \u00e0 chaque fois, Rush fait jaser. Quarante ans et vingt albums studio plus tard, parvenir \u00e0 accomplir un tel tour de force sans que la passion des fans ne s\u2019\u00e9tiole une seconde n\u2019inspire \u00e0 l\u2019auteur de ces lignes qu\u2019un seul mot : respect !  <br \/><br \/> Sans pour autant tomber dans le c\u00f4t\u00e9 \u00ab\u00a0<em>fanboy<\/em> \u00bb, c\u2019est l\u2019\u00e9vidence m\u00eame que <em>Clockwork Angels<\/em> est l\u2019oeuvre de Rush la plus aboutie \u00e0 ce jour. Depuis la trag\u00e9die v\u00e9cue par Neil Peart, le groupe \u00e9tait en recherche d\u2019une dynamique. Si <em>Vapor Trails<\/em> marquait le retour du trio au premier plan mais p\u00e9chait par une production d\u00e9sastreuse au possible (d\u2019ailleurs Alex Lifeson a toujours clam\u00e9 son envie de remixer le disque), <em>Snakes &amp; Arrows<\/em> souffrait d\u2019une inconstance dans la qualit\u00e9 des titres. Pour en revenir aux sp\u00e9culations autour de ce vingti\u00e8me album studio, il y a une part de vrai : <em>Clockwork Angels<\/em> est bel et bien dirig\u00e9 par un concept que nous ne perdrons pas de temps \u00e0 d\u00e9velopper ici. Nous vous invitons n\u00e9anmoins \u00e0 vous pencher dessus. <br \/><br \/> L\u2019entente entre Rush et Nick Raskulinecz pour <em>Snakes &amp; Arrows<\/em> ayant \u00e9t\u00e9 plus que fructueuse, les deux parties ont r\u00e9it\u00e9r\u00e9 en toute logique leur collaboration. Bien leur en a pris car ici, le mot \u00ab\u00a0consistance\u00a0\u00bb prend tout son sens. La facette <em>heavy<\/em> est davantage renforc\u00e9e par une production tr\u00e8s dense, ajoutant plus de poids aux quelques br\u00fblots que sont  \u00ab\u00a0Headlong Flight\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0The Anarchist\u00a0\u00bb et surtout \u00ab\u00a0Carnies\u00a0\u00bb que Black Sabbath ne renierait pas ! On parle l\u00e0 d\u2019un groupe en v\u00e9ritable \u00e9tat de gr\u00e2ce, capable de montrer que le temps n\u2019a pas d\u2019emprise sur la voix de Geddy Lee, les doigts d\u2019Alex Lifeson et le stylo de Neil Peart.<br \/><br \/> Par ailleurs, Rush parvient \u00e0 s\u2019\u00e9chapper de ce monde de brutes quelques minutes, le temps de proposer des refrains plus lumineux comme ceux de \u00ab\u00a0The Wreckers\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0BU2B\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Seven Cities Of Gold\u00a0\u00bb, peut-\u00eatre le titre le moins r\u00e9ussi de l\u2019album. Les r\u00e9f\u00e9rences au pass\u00e9 discographique des Canadiens sont \u00e9galement pr\u00e9sentes : on pense notamment \u00e0 <em>Presto, Counterparts<\/em> ou <em>2112<\/em>. Mais peut-on les en bl\u00e2mer pour autant ? Quoi qu\u2019il en soit, Rush est sur la pente ascendante. S\u2019il a pu r\u00e9cemment s\u2019\u00e9loigner de la perfection avec ses deux derniers albums, il revient \u00e0 nouveau sur ce chemin. Et vu que ce dernier le conduira au Sweden Rock 2013, esp\u00e9rons qu\u2019il prendra \u00e9galement la direction de l\u2019Hexagone afin que nous puissions nous d\u00e9lecter de ces perles en concert. Avec une m\u00e9canique aussi bien huil\u00e9e et sous le regard bienveillant des anges, on peut le crier haut et fort : les papys font (encore et toujours) de la r\u00e9sistance !<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les sympt\u00f4mes sont toujours les m\u00eames pour celui qui tient entre les mains un nouvel&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":9,"featured_media":6340,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6339"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6339"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6339\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6340"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6339"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6339"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6339"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}