{"id":6289,"date":"2012-05-27T00:00:00","date_gmt":"2012-05-26T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6289"},"modified":"2012-05-27T00:00:00","modified_gmt":"2012-05-26T22:00:00","slug":"6289","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2012\/05\/27\/6289\/","title":{"rendered":"Circus Maximus &#8211; Nine"},"content":{"rendered":"\n<p>Cinq ans. C\u2019est le temps qu\u2019il nous a fallu patienter avant de sonner clairons et trompettes. Quand Circus Maximus a annonc\u00e9 la sortie de son nouvel album, l\u2019une des plus ardentes arl\u00e9siennes a pris fin. <em> Nine<\/em> est le donc le tant attendu successeur d\u2019<em>Isolate<\/em> encens\u00e9 \u00e0 sa sortie \u00e0 juste titre, et permettant au groupe norv\u00e9gien d\u2019agrandir son noyau de fans lors d\u2019une tourn\u00e9e et d\u2019un concert m\u00e9morable en particulier avec Symphony X \u00e0 Paris le 5 mars 2008. Cinq ann\u00e9es se sont donc \u00e9coul\u00e9es pendant lesquelles les membres du Grand Cirque, notamment Michael Eriksen et Truls Haugen, ont multipli\u00e9 les projets parall\u00e8les. Grand bien leur a pris, on sent que les batteries ont \u00e9t\u00e9 recharg\u00e9es \u00e0 bloc pour \u00e9crire ce nouveau chapitre. <br \/><br \/> Le pi\u00e8ge, pour Circus Maximus, \u00e9tait de ne pas faire de redite. <em>Isolate<\/em> avait su parfaitement enchanter les fans, en d\u00e9pit d\u2019influences \u00e9videntes encore trop pr\u00e9sentes. Or, on le sait, l\u2019excitation li\u00e9e \u00e0 la sortie d\u2019un nouveau disque est souvent \u00e9ph\u00e9m\u00e8re et laisse place \u00e0 la d\u00e9ception. Le pr\u00e9c\u00e9dent chapitre assombrissait un peu plus le canevas d\u2019Eriksen &amp; compagnie. On croyait que ce serait impossible mais le groupe fait un pas de plus vers la noirceur et les t\u00e9n\u00e8bres. Par le biais d\u2019une production plus grave et de morceaux lourds, mid-tempo comme \u00ab\u00a0Architect of Fortune\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Reach Within\u00a0\u00bb ou l\u2019oriental \u00ab\u00a0Namaste\u00a0\u00bb. Des titres comme \u00ab\u00a0Used\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0I Am\u00a0\u00bb font figure d\u2019\u00e9claircies bienvenues dans cet orage progressif. D\u2019ailleurs, nous prenons le pari que le dernier cit\u00e9 sera bient\u00f4t incontournable sur sc\u00e8ne. Tout comme \u00ab\u00a0Burn After Reading\u00a0\u00bb dont on ne perd une miette sur les neuf minutes et huit secondes. <br \/><br \/> La conclusion \u00e0 tirer apr\u00e8s plusieurs \u00e9coutes de <em>Nine<\/em> et de sa perle (il en fallait bien une) \u00ab\u00a0Last Goodbye\u00a0\u00bb, est que Circus Maximus a r\u00e9ellement grandi. Les Norv\u00e9giens ont mis l\u2019accent sur les ambiances. Pour eux, l\u2019heure est \u00e0 l\u2019\u00e9volution. Finies les d\u00e9monstrations (sauf pour Mats Haugen, mais bon dieu, qu\u2019on ne s\u2019en lasse pas !), notamment en ce qui concerne Michael Eriksen, tout en retenue et sensibilit\u00e9, ce qui n\u2019exclut toutefois pas quelques envol\u00e9es bien senties. On se rend compte que ses diff\u00e9rents projets annexes, notamment The Magnificent (merveille d\u2019album AOR), l\u2019ont mis plus \u00e0 l\u2019aise. A la diff\u00e9rence d\u2019<em>Isolate<\/em> sur lequel ses performances vocales le pla\u00e7aient au premier plan, l\u2019artiste s\u2019est cette fois-ci mis au m\u00eame niveau que ses acolytes. R\u00e9sultat : une coh\u00e9sion encore plus forte et, comme Arjen Lucassen l\u2019avait mentionn\u00e9 dans ces m\u00eames colonnes, il a bien envie de d\u00e9baucher le chanteur pour le prochain Ayreon. Il aurait tort de s\u2019en priver. Circus Maximus a su avec <em>Nine<\/em> se renouveler et m\u00e9rite notre coup de chapeau, prouvant que l\u2019attente en valait vraiment la peine. Allez, disons-le : cet album renvoie directement \u00e0 Dream Theater qui avait su le faire avec <em>Awake<\/em>. Si 2012 \u00e9tait une boite de sucreries, <em>Nine<\/em> en serait \u00e0 n\u2019en pas douter l\u2019un des meilleurs chocolats. Allez les gourmands, levez-la main !<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cinq ans. 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