{"id":6283,"date":"2012-05-22T00:00:00","date_gmt":"2012-05-21T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6283"},"modified":"2012-05-22T00:00:00","modified_gmt":"2012-05-21T22:00:00","slug":"6283","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2012\/05\/22\/6283\/","title":{"rendered":"Kotebel &#8211; Concerto For Piano and Electric Ensemble"},"content":{"rendered":"\n<p>L\u2019Espagne est \u00e0 l\u2019honneur avec Kotebel, groupe confidentiel et pourtant assur\u00e9ment essentiel dans le paysage du rock progressif symphonique actuel. Chaque nouvel album des Madril\u00e8nes, au-del\u00e0 du ravissement qu\u2019il procure, prend son temps pour se faire, tel un bon fromage et pour cause \u2026 Carlos Plaza, le <em>leader<\/em>, d\u00e9gote toujours la bonne id\u00e9e, faisant de chaque enfantement une surprise. Celle-ci, qui est de taille, intrigue puisqu\u2019il s\u2019agit entre autres d\u2019un concerto pour piano et ensemble \u00e9lectrique, qui ne manquera probablement pas de rebondissements et d\u2019\u00e9motions.<br \/><br \/> L\u2019on pourrait se demander si ce n\u2019est pas un peu pr\u00e9tentieux ou tout bonnement grotesque pour un groupe de rock progressif de pr\u00e9tendre \u00e0 \u00e9crire un concerto. En r\u00e9alit\u00e9, pour Kotebel la question est vite \u00e9lud\u00e9e lorsque l\u2019on conna\u00eet un peu le parcours de Carlos Plaza, v\u00e9ritable chef d\u2019orchestre et ma\u00eetre \u00e0 penser de sa formation. Pianiste \u00e9m\u00e9rite et compositeur hors-pair venu de la musique classique, il d\u00e9friche un territoire quasi vierge dans le rock progressif, m\u00eame si les influences classiques n\u2019ont jamais \u00e9t\u00e9 tabou, tout en r\u00e9ussissant \u00e0 cr\u00e9er une pi\u00e8ce instrumentale de quarante-trois minutes r\u00e9ellement de toute beaut\u00e9.<br \/><br \/> Plus commun\u00e9ment en trois mouvements, ce concerto l\u2019est en quatre avec un adagio, un cantabile, un scherzando et pour finir un allegro. D\u00e8s les premi\u00e8res minutes, l\u2019auditeur est transport\u00e9 dans un d\u00e9cha\u00eenement de musicalit\u00e9 o\u00f9 la sombre beaut\u00e9 du classique fait corps avec l\u2019agressivit\u00e9 d\u2019un rock compulsif et provocateur. Le piano, v\u00e9ritable soliste de l\u2019\u00e9preuve, r\u00e9ussit malgr\u00e9 les difficiles parties impos\u00e9es \u00e0 laisser une place cons\u00e9quente aux autres instruments. On pourra d\u00e8s lors rapprocher, m\u00eame si c\u2019est de loin, cette d\u00e9marche de celle d\u2019un Rick Wakeman dans les ann\u00e9es soixante-dix avec par exemple <em>The Six Wives of Henry VIII.<\/em><br \/><br \/> La coh\u00e9rence du propos est admirable et Kotebel dans son entit\u00e9 propre rel\u00e8ve le challenge avec brio. Il va sans dire que les morceaux agr\u00e9mentant le disque en guise d\u2019offrande suppl\u00e9mentaire ne peuvent rivaliser malgr\u00e9 leur consistance. L\u2019int\u00e9r\u00eat de <em>Concerto for Piano and Electric Ensemble<\/em> r\u00e9side comme son nom l\u2019indique dans cette \u0153uvre passionnante et enchanteresque. Malgr\u00e9 un son de guitare toujours aussi pauvret, r\u00e9currence dans les albums du groupe, il est assez admirable pour un groupe usant de ses moyens propres de r\u00e9aliser ce genre de production.<br \/><br \/> Accompagn\u00e9 de son DVD \u00ab\u00a0making of\u00a0\u00bb, <em>Concerto for Piano and Electric Ensemble<\/em> d\u00e9passe de loin les esp\u00e9rances concernant Kotebel qui ne cesse de ravir au fil des sorties d\u2019albums que l\u2019on souhaiterait plus fr\u00e9quentes. L\u2019intensit\u00e9 avec laquelle chaque musicien d\u00e9livre chaque note est communicative et l\u2019on se d\u00e9lecte des riches m\u00e9lodies et divagations modernes de Carlos Plaza Vegas. Un disque \u00e0 ne pas rater !<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019Espagne est \u00e0 l\u2019honneur avec Kotebel, groupe confidentiel et pourtant assur\u00e9ment essentiel dans le paysage&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":6284,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6283"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6283"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6283\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6284"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6283"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6283"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6283"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}