{"id":6253,"date":"2012-09-16T00:00:00","date_gmt":"2012-09-15T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6253"},"modified":"2012-09-16T00:00:00","modified_gmt":"2012-09-15T22:00:00","slug":"6253","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2012\/09\/16\/6253\/","title":{"rendered":"Cast &#8211; CastArt"},"content":{"rendered":"\n<p>Les prolifiques Mexicains ne nous avaient pas habitu\u00e9s \u00e0 attendre aussi longtemps entre deux productions. Trois ans, pensez-vous donc, se sont \u00e9coul\u00e9s depuis le volumineux <a href=\"http:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/1981-Originalis\" target=\"_&quot;blank&quot;\">Originalis<\/a>, alors que Cast publiait depuis 1994 un, deux, voire trois albums par an ! Dix-septi\u00e8me enregistrement studio de la bande \u00e0 Alfonso Vidales, le dernier rejeton nomm\u00e9  <em>CastArt<\/em> explore aujourd\u2019hui les diverses tendances qui ont habit\u00e9 leur musique au fil de ses nombreuses ann\u00e9es d\u2019existence. <br \/><br \/> C\u00f4t\u00e9 habillage, Cast n\u2019a pas toujours fait dans la sobri\u00e9t\u00e9 (le bon go\u00fbt, dirons certains) en mati\u00e8re de pochette. Le visuel de <em>CastArt<\/em> n\u2019\u00e9chappe pas \u00e0 la r\u00e8gle, mais c\u2019est finalement bien peu de choses en regard de la qualit\u00e9 du contenu.  \u00c9nergique, parfois m\u00e9tallique, cette nouvelle livraison peut revendiquer le titre d\u2019album le plus nerveux du groupe. Les nombreux passages instrumentaux sont anim\u00e9s d\u2019une fr\u00e9n\u00e9sie qui ne laisse que rarement de place \u00e0 la contemplation. Seul  \u00ab\u00a0Return To Same\u00a0\u00bb offre une pause m\u00e9diane, un d\u00e9jeuner champ\u00eatre o\u00f9 le chant (en anglais et qui ne souffre pas, il faut le relever, du d\u00e9faut de l\u2019accent), le piano, la guitare acoustique et la fl\u00fbte se partagent la vedette. Le reste n\u2019est qu\u2019une suite de moments de bravoure servis par une brochette de virtuoses qui ma\u00eetrisent aussi bien leurs instruments que le sens de la m\u00e9lodie. Solos \u00e9piques et dialogues guitare\/claviers par bo\u00eetes de douze garantis ! <br \/><br \/> \u00ab\u00a0Duction from the Intro\u00a0\u00bb ouvre les r\u00e9jouissances qu\u2019offre une bonne partie de <em>CastArt<\/em> : une base <em>classic prog<\/em>, consid\u00e9rablement \u00e9toff\u00e9e par un attirail jazz (piano, saxophones\u2026 ). L\u2019album contient en outre deux gros morceaux, dont \u00ab\u00a0Between The Face And The Mask\u00a0\u00bb qui d\u00e9roule avec plus ou moins de bonheur toutes les ficelles caract\u00e9ristiques de Genesis\/The Flower Kings et d\u2019un n\u00e9o-progressif remis au go\u00fbt du jour. Majestueux, et incontestablement plus travaill\u00e9, \u00ab\u00a0The Rescue\u00a0\u00bb dispose d\u2019un c\u00f4t\u00e9 grandiose et cin\u00e9matique que ne poss\u00e8de pas son alter ego, et vaudrait presque \u00e0 lui tout seul l\u2019achat du digipack. Pour mieux faire passer ces deux belles pi\u00e8ces de boucher, Cast m\u00e9nage quelques p\u00e9pites pyrotechniques (\u00ab\u00a0Ojales\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Selajo\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Pyro-Lamb\u00a0\u00bb) dont la bri\u00e8vet\u00e9 n\u2019emp\u00eache pas une \u00e9tourdissante d\u00e9bauche de notes. <br \/><br \/> Il aurait peut-\u00eatre fallu davantage de clart\u00e9 et de punch \u00e0 la production pour que la f\u00eate soit totalement r\u00e9ussie, mais <em>CastArt<\/em> a le m\u00e9rite de se maintenir constamment \u00e0 un niveau \u00e9lev\u00e9, ce qui n\u2019a pas toujours \u00e9t\u00e9 le cas dans la discographie surabondante de Cast. On ne saurait ainsi trop conseiller \u00e0 Alfonso Vidales de prendre son temps pour composer un successeur.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les prolifiques Mexicains ne nous avaient pas habitu\u00e9s \u00e0 attendre aussi longtemps entre deux productions&#8230;.<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":6254,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6253"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6253"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6253\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6254"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6253"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6253"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6253"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}