{"id":6221,"date":"2012-04-22T00:00:00","date_gmt":"2012-04-21T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6221"},"modified":"2012-04-22T00:00:00","modified_gmt":"2012-04-21T22:00:00","slug":"6221","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2012\/04\/22\/6221\/","title":{"rendered":"Arjen Anthony Lucassen &#8211; Lost In The New Real"},"content":{"rendered":"\n<p>Vingt-et-uni\u00e8me si\u00e8cle. Un homme, au bord de la mort, est cryog\u00e9nis\u00e9 pour survivre. Des centaines d&rsquo;ann\u00e9es plus tard, il se r\u00e9veille et d\u00e9couvre un nouveau monde. Un monde diff\u00e9rent, d\u00e9routant, presque irr\u00e9el : un monde dans lequel rien n&rsquo;arr\u00eate le progr\u00e8s.<br \/><br \/> Pas de doute, avec un concept aussi perch\u00e9, nous avons bien affaire \u00e0 Arjen Lucassen, chef d&rsquo;orchestre du projet culte Ayreon. Mais cette fois-ci, point de troubadours tels que Daniel Gildenl\u00f6w, Mikael \u00c5kerfeldt, James Labrie ou Anneke Van Giersbergen, non, cette fois, Lucassen a voulu se lancer un d\u00e9fi et retenter l&rsquo;exp\u00e9rience de l&rsquo;album solo, dix-neuf ans apr\u00e8s son premier (qui ne fut franchement pas un succ\u00e8s). Pour le meilleur, ou pour le pire ?<br \/><br \/> Musicalement parlant, un peu des deux. Le Hollandais a voulu puiser dans des influences moins metal qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;accoutum\u00e9e, ce qui apporte une \u00e9nergie nouvelle \u00e0 sa musique, mais qui d\u00e9plaira certainement \u00e0 une partie des fans. Mis \u00e0 part ce l\u00e9ger adoucissement, <em>Lost In The New Real<\/em> reste fid\u00e8le au style d&rsquo;Arjen Lucassen, avec des m\u00e9lodies folk et des fl\u00fbtes \u00e0 tout va, des claviers d\u00e9goulinants de kitsch et des solos harmonieux. Pour autant, le r\u00e9sultat reste franchement inf\u00e9rieur \u00e0 la richesse musicale de <em>The Human Equation<\/em>, <em>Into The Electric Castle<\/em> ou encore de <em>011011001<\/em>, et c&rsquo;est bien dommage.<br \/><br \/> Attention cependant \u00e0 ne pas s&rsquo;arr\u00eater l\u00e0 et oublier qu&rsquo;il y a un deuxi\u00e8me disque ! Outre quelques morceaux bonus \u00e0 l&rsquo;int\u00e9r\u00eat limit\u00e9, on y trouve des reprises de grands noms du rock qui m\u00e9ritent notre attention. Cela va de la puissance m\u00e9canique de \u00ab\u00a0Welcome To The Machine\u00a0\u00bb de Pink Floyd \u00e0 l&rsquo;atmosph\u00e8re folk de \u00ab\u00a0Battle of Evermore\u00a0\u00bb de Led Zeppelin, en passant par la douceur d&rsquo;une reprise de \u00ab\u00a0Some Other Time\u00a0\u00bb d&rsquo; Alan Parsons Project. L&rsquo;album se conclut en beaut\u00e9 sur \u00ab\u00a0I&rsquo;m The Slime\u00a0\u00bb de Frank Zappa, et Arjen Lucassen montre \u00e0 tout le monde que m\u00eame en reprenant des classiques, il garde un style tr\u00e8s unique. <br \/><br \/> Mais parler d&rsquo;un tel album sans s&rsquo;attarder sur le texte et la narration, ce serait faire offense \u00e0 son cr\u00e9ateur. <em>Lost In The New Real<\/em> b\u00e9n\u00e9ficie en effet d&rsquo;un concept bien exploit\u00e9 qui s&rsquo;inspire sans aucune retenue des \u00e9crits de Philip K. Dick, George Orwell et Aldous Huxley : le h\u00e9ros de l&rsquo;histoire d\u00e9couvre un monde o\u00f9 la population est constamment surveill\u00e9e, o\u00f9 la musique est g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par des ordinateurs \u00e0 partir de nos cerveaux, o\u00f9 les riches vivent vieux et les pauvres sont interdits de se reproduire&#8230;un monde o\u00f9 les univers se m\u00e9langent, et o\u00f9 le r\u00e9el en devient immat\u00e9riel, incompr\u00e9hensible et illusoire. Et qui de mieux pour y guider notre h\u00e9ros que le Replicant du film culte Blade Runner ? Avec l&rsquo;aide de l&rsquo;acteur Rutger Hauer qui joue le r\u00f4le du narrateur, Lucassen ne se limite pas \u00e0 imaginer un futur dystopique, il dresse un reflet alarmant de notre soci\u00e9t\u00e9 actuelle en faisant \u00e9cho aux lois SOPA et ACTA, aux progr\u00e8s de la science moderne et \u00e0 l&rsquo;informatisation de notre r\u00e9alit\u00e9.<br \/><br \/> Rutger Hauer r\u00e9sume le tout en quelques mots : \u00ab\u00a0Orwell wasn&rsquo;t a bad guy. He was HOT, and he was ON&#8230;\u00a0\u00bb<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Vingt-et-uni\u00e8me si\u00e8cle. Un homme, au bord de la mort, est cryog\u00e9nis\u00e9 pour survivre. 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