{"id":6211,"date":"2012-04-16T00:00:00","date_gmt":"2012-04-15T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6211"},"modified":"2012-04-16T00:00:00","modified_gmt":"2012-04-15T22:00:00","slug":"6211","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2012\/04\/16\/6211\/","title":{"rendered":"Man On Fire &#8211; Chrysalis"},"content":{"rendered":"\n<p>Une pochette intrigante, sombre et v\u00e9g\u00e9tale comme celle d\u2019Emilie Simon, un nom qui enflamme, la chrysalide qui nous est offerte se transformera-t-elle donc en papillon? Sur le papier, apr\u00e8s quinze ans d\u2019existence, Man on fire a travers\u00e9 un paysage progressif sans vraiment exploser, m\u00eame si les participations du violoniste de Kansas ou encore d\u2019Adrien Belew de King Crimson sur de pr\u00e9c\u00e9dents chapitres paraissaient subtiles. Le groupe est avant tout caract\u00e9ris\u00e9 par l\u2019omnipotence d\u2019une basse <em>fretless<\/em> profonde qui laisse tra\u00eener sur tout le disque une pulsation <em>groove<\/em>, les cuivres souvent pr\u00e9sents (\u00ab\u00a0A bedtime story\u00a0\u00bb), accentuant cette topographie <em>vintage r\u00e9ussie<\/em>. <br \/><br \/> Ils ne sont pas du Kansas, eux, mais d\u2019Atlanta, et semblent avoir un but pr\u00e9cis : r\u00e9concilier en un tour de bras, fans de jazz, de soul et de rock, un peu comme y excellait \u00e0 une certaine \u00e9poque Dave Matthews (\u00ab\u00a0In a sense\u00a0\u00bb). Impossible pour celui qui a suivi King\u2019s X de ne pas appr\u00e9cier la d\u00e9marche globale, d\u00e8s le premier titre, \u00e0 commencer par la voix du chanteur, qui n\u2019a souvent pas \u00e0 p\u00e2lir face \u00e0 Doug Pinnick. Il a fallu peut \u00eatre passer \u00e0 six membres (une toute nouvelle formation) pour parachever ce travail, mais on sent que la patte des deux instigateurs, Jeff Hodges, aux claviers et au chant, et Eric Sands \u00e0 la basse et aux guitares est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e \u00e0 chaque instant. <br \/><br \/> La particularit\u00e9 de leur mixture musicale heureuse est sa grande accessibilit\u00e9 : m\u00eame si les constructions ne sont pas non plus simplettes, il se d\u00e9gage de l\u2019oeuvre une grande fluidit\u00e9, un peu comme peut le proposer au gr\u00e9 de ses livraisons discographiques un groupe comme Yes. Mais \u00e0 la froideur que l\u2019on peut parfois percevoir chez les Anglais (et dans leur production, peut-\u00eatre) se substitue quelque chose de r\u00e9ellement organique, comme le souligne leur label. Ce sont \u00e9videmment les pouss\u00e9es funk qui participent \u00e0 cette ambiance, \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019un Steve Va\u00ef, dont on ressent l\u2019influence sur la s\u00e9rie de titres \u00ab\u00a0Chrysalis\u00a0\u00bb. M\u00eame si les boucles \u00e9lectroniques donneront la naus\u00e9euse impression \u00e0 certains de se replonger dans une \u00e9poque o\u00f9 Japan et Duran Duran donnaient le la, leur introduction dans un univers beaucoup plus diversifi\u00e9 offre un nouveau sens \u00e0 l\u2019ensemble. <br \/><br \/> Au fil des \u00e9coutes, les fans de Rush retrouveront \u00e9videmment dans <em>Chrysalis<\/em> la saveur du groupe canadien, la basse surmix\u00e9e n\u2019y \u00e9tant bien s\u00fbr pas \u00e9trang\u00e8re. Mais ce qui est plus fort encore, c\u2019est cette impression que l\u2019album ne fait que s\u2019\u00e9toffer tout au long des neuf pistes qui le composent. \u00ab\u00a0The projectionist\u00a0\u00bb, \u00e0 cet \u00e9gard, incluant voix f\u00e9minines et lignes de violon, en est un bel exemple, de m\u00eame que le titre de cl\u00f4ture, un peu plus long, qui propose un joyeux m\u00e9lange (sa version instrumentale \u00e9tant, elle, s\u00fbrement redondante). Bref, un album chroniqu\u00e9 un peu tard mais qui m\u00e9rite d\u00e9finitivement toute notre attention !<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une pochette intrigante, sombre et v\u00e9g\u00e9tale comme celle d\u2019Emilie Simon, un nom qui enflamme, la&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":39,"featured_media":6212,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6211"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/39"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6211"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6211\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6212"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6211"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6211"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6211"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}