{"id":6205,"date":"2013-02-28T00:00:00","date_gmt":"2013-02-27T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6205"},"modified":"2013-02-28T00:00:00","modified_gmt":"2013-02-27T22:00:00","slug":"6205","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2013\/02\/28\/6205\/","title":{"rendered":"Unitopia &#8211; Covered Mirror Vol.1 Smooth As Silk"},"content":{"rendered":"\n<p>Les reprises et hommages fleurissent ces derni\u00e8res ann\u00e9es, et m\u00eame si les artistes et les labels s\u2019en d\u00e9fendent, on se doute bien qu\u2019il s\u2019agit avant tout de renflouer les caisses \u00e0 peu de frais. On se souvient du <em>Songs from The Mirror<\/em> de Fish, ultime disque de l\u2019Ecossais pour une <em>major<\/em>\u2026 Ainsi, l\u2019histoire nous montre que la plupart des productions de ce genre ne contiennent rien d\u2019int\u00e9ressant \u00e0 se mettre sous la dent, sauf si l\u2019acheteur accepte de payer pour des versions platement et inf\u00e9rieurement interpr\u00e9t\u00e9es, sans une once d\u2019ing\u00e9niosit\u00e9. Comme exemple le plus r\u00e9cent de sortie inutile, on peut citer Nektar et son <em>A Spoonful of Time<\/em>, qui reprend bien poliment, avec le concours de quelques invit\u00e9s de marque, des chansons de Rush, Alan Parsons et autre Pink Floyd. <br \/><br \/> Les Australiens d\u2019Unitopa rendent \u00e0 leur tour hommage aux musiciens qui les ont inspir\u00e9s avec <em>Covered Mirror Vol.1 Smooth As Silk<\/em>, relectures ataraxiques, comme l\u2019indique le titre, de standards du  prog\u2019 notamment.  L\u00e0 o\u00f9 le repreneur lambda se contente au pire du minimum syndical et au mieux de reproduire fid\u00e8lement les originaux, la bande \u00e0 Mark Trueack a parfois copieusement retravaill\u00e9 les morceaux pour les faire entrer dans cette mer de la tranquillit\u00e9, o\u00f9 tout s\u2019encha\u00eene paisiblement, tel un concept-album aux th\u00e8mes n\u00e9buleux. <br \/><br \/> Evidemment, les artistes anglo-saxons se taillent la part du lion, \u00ab\u00a0The Way the Waters are Moving\u00a0\u00bb de The Flower Kings ne devant sa pr\u00e9sence qu\u2019au fait que le groupe avait travaill\u00e9 sur ce titre dans le cadre d\u2019un album pour Musea, le tr\u00e8s discutable quadruple <em>A Flower Full Of Stars &#8211; A Tribute To The Flower Kings<\/em>, grand amas de tout et n\u2019importe quoi, au milieu duquel surnagent quelques rares formations dont nos protagonistes. Parmi les compositions qui n\u2019ont pas subi de bouleversements notables, on trouve \u00ab\u00a0Calling Occupants of Interplanetary Craft\u00a0\u00bb des Canadiens de Klaatu, le tube de The Korgis , \u00ab\u00a0Everybody&rsquo;s Got to Learn Sometime\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0To One In Paradise\u00a0\u00bb de The Alan Parsons Project ou encore \u00ab\u00a0The Rain Song\u00a0\u00bb, l\u2019une des rares ballades de Led Zeppelin, qui conserve dans cette version la richesse instrumentale que Jimmy Page lui avait donn\u00e9e. <br \/><br \/> Les autres titres ont subi des changements plus cons\u00e9quents, principalement au niveau du tempo et des instruments employ\u00e9s. Le saxophone de Dan Burgress fait souvent des merveilles pour enluminer certaines parties et leur imprimer la patte Unitopia. Parmi les grandes figures c\u00e9l\u00e9br\u00e9es du rock progressif, Genesis h\u00e9rite d\u2019un <em>medley<\/em>.  On se laisse prendre au jeu de ce condens\u00e9 de la p\u00e9riode Peter Gabriel, sans m\u00eame se formaliser de la pr\u00e9sence du proto-Genesis, (\u00ab\u00a0The Silent Sun\u00a0\u00bb) plut\u00f4t que d\u2019un extrait de <em>Tresspass<\/em>. Le cas du <em>medley<\/em> consacr\u00e9 \u00e0 Yes peut-\u00eatre discut\u00e9 davantage, puisque qu\u2019un <em>hit<\/em> rythm\u00e9 comme \u00ab\u00a0Owner of A Lonely Heart\u00a0\u00bb se trouve m\u00e9tamorphos\u00e9 en une ballade atmosph\u00e9rique\u2026  L\u2019id\u00e9e d\u2019utiliser une chanson \u00e0 contre-emploi est int\u00e9ressante, mais en l\u2019occurrence le r\u00e9sultat est d\u00e9cevant. \u00ab\u00a0Man of Colours\u00a0\u00bb, issu de l\u2019album idoine des Australiens de Icehouse, est quant \u00e0 lui d\u00e9poss\u00e9d\u00e9 de son aspect <em>synth pop<\/em> un peu dat\u00e9 et prend ici des couleurs pop\/rock plus modernes. <br \/><br \/> T\u00e9m\u00e9raires, les Australiens ont \u00e9galement tent\u00e9 de reprendre \u00ab\u00a0Easter\u00a0\u00bb, sachant qu\u2019il \u00e9tait difficile de faire mieux que Marillion, tant cet hymne est, du point de vue de l\u2019inspiration, l\u2019un des quatre ou cinq sommets du groupe (et, osons le dire, de la pop en g\u00e9n\u00e9ral). La tentative est louable, un peu plus symphonique (comme on dit dans le jargon du prog), sans la touche folk de l\u2019originale. Il en va de m\u00eame pour \u00ab\u00a0Even In The Quietest Moments\u00a0\u00bb des Britanniques de Supertramp. L\u2019alchimie entre la musique et la voix de Roger Hodgson n\u2019a pas d\u2019\u00e9quivalent, la r\u00e9plique ne pouvait \u00eatre qu\u2019inf\u00e9rieure \u00e0 l\u2019authentique. <br \/><br \/> Unitopia se sort donc avec les honneurs de ce p\u00e9rilleux exercice. Un titre comme <em> Covered Mirror Vol.1 Smooth As Silk<\/em>, suppose un second volet, peut-\u00eatre plus \u00e9nergique. Sans pr\u00e9tendre qu\u2019on attend celui-ci impatiemment, la curiosit\u00e9 qu\u2019a \u00e9veill\u00e9e ce premier volume nous fera probablement y jeter une oreille attentive.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les reprises et hommages fleurissent ces derni\u00e8res ann\u00e9es, et m\u00eame si les artistes et les&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":6206,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[38,24,36],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6205"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6205"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6205\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6206"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6205"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6205"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6205"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}