{"id":6179,"date":"2012-04-02T00:00:00","date_gmt":"2012-04-01T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6179"},"modified":"2012-04-02T00:00:00","modified_gmt":"2012-04-01T22:00:00","slug":"6179","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2012\/04\/02\/6179\/","title":{"rendered":"Apocalypse &#8211; 25th Anniversary Box Set"},"content":{"rendered":"\n<p>Apocalypse a vingt-cinq ans, et au Br\u00e9sil, tout est pr\u00e9texte pour faire la f\u00eate. Le quatuor n\u2019a pas fait les choses \u00e0 moiti\u00e9 pour c\u00e9l\u00e9brer cet anniversaire puisque le coffret <em>25th Anniversary Box Set<\/em> ne comprend rien de moins que deux CD (dont le nouvel album <em>2012 Light Years From Home<\/em>), un DVD et un livre bilingue portugais\/anglais retra\u00e7ant la carri\u00e8re du groupe ! <br \/><br \/> A l\u2019image de Cast, v\u00e9t\u00e9ran mexicain du prog \u00e0 la discographie pl\u00e9thorique, la notori\u00e9t\u00e9 et l\u2019originalit\u00e9 des Br\u00e9siliens ne sont pas telles qu\u2019il faille nourrir des attentes particuli\u00e8res \u00e0 l\u2019\u00e9gard de cette nouvelle production. Il semble donc judicieux de rappeler quelques faits. Tout d\u2019abord, et malgr\u00e9 son nom, Apocalypse n\u2019est pas un gang de grind core polonais ou de rock chr\u00e9tien mais bel et bien de progressif classique, dont les influences se partageaient \u00e0 l\u2019origine entre les ma\u00eetres des ann\u00e9es soixante-dix et leurs h\u00e9ritiers de la d\u00e9cennie suivante. Le groupe a connu au long de ce dernier quart de si\u00e8cle une maturation ponctu\u00e9e d\u2019\u00e9volutions stylistiques et de changements de personnel. Aujourd\u2019hui d\u00e9barrass\u00e9es de l\u2019amateurisme des premiers disques, les compositions se partagent entre rock symphonique et hard progressif <em>old school<\/em> \u00e0 la Deep Purple. A l\u2019\u00e9vidence Joe Lynn Turner a crois\u00e9 la route du chanteur Gustavo Demarchi qui s\u2019en tire fort honorablement, dans un anglais presque d\u00e9barrass\u00e9 de tout accent. Et comme il ne serait pas convenable de faire un album de prog\u2019 sans morceau \u00e9pique, <em>2012 Light Years from Home<\/em> s\u2019ach\u00e8ve sur le titre \u00e9ponyme qui, du haut de ses glorieuses quatorze minutes en complet d\u00e9calage avec le reste du disque, revient aux fondamentaux du genre. <br \/><br \/> Ceux qui d\u00e9couvriront le groupe avec ce nouvel album seront sans doute surpris de ce qu\u2019ils entendront sur l\u2019enregistrement public de 2005, <em>Magic Spells<\/em>. En effet, le n\u00e9o-prog, accompagn\u00e9 de ses insupportables tics d\u2019\u00e9criture et autres claviers \u00e0 la guimauve occupent encore une place pr\u00e9pond\u00e9rante \u00e0 cette \u00e9poque dans la musique des Sud-Am\u00e9ricains, \u00e0 tel point que la plupart des titres ne se distinguent en rien de ce que les meneurs anglo-saxons sortaient dans les ann\u00e9es quatre-vingt \u00e0 la suite de Marillion. Ne fut-ce les deux in\u00e9dits studio, on pourrait croire qu\u2019il ne s\u2019agit pas des m\u00eames musiciens qui ont enregistr\u00e9 <em>2012 Light Years from Home<\/em>\u2026 Pourtant, m\u00eame si le concert n\u2019en laisse rien pr\u00e9sager, cette p\u00e9riode un marque un tournant, avec l\u2019arriv\u00e9e de Gustavo Demarchi et du chant en anglais. A partir de ce point, la musique d\u2019Apocalypse va lentement \u00e9voluer vers ce qu\u2019elle est aujourd\u2019hui. Le r\u00e9pertoire du concert-anniversaire captur\u00e9 en 2009 reste \u00e9galement tr\u00e8s ancr\u00e9 dans le pass\u00e9, m\u00eame si la sc\u00e8ne a tendance \u00e0 raboter les angles disgracieux de la production typiquement n\u00e9o. Visuellement, on est en plein dans les ann\u00e9es soixante-dix : cam\u00e9ras fixes, couleurs peu contrast\u00e9es, looks ind\u00e9finissables,\u2026 Quelques indices technologiques ne laissent pourtant planer aucun doute : aussi \u00e9tonnant que cela puisse para\u00eetre, le spectacle a \u00e9t\u00e9 film\u00e9 r\u00e9cemment. La mise en image, bien que d\u2019un autre \u00e2ge, n\u2019en est pas amateur pour autant ; quant \u00e0 la prestation, elle reste plus qu\u2019honorable malgr\u00e9 des claviers qu\u2019on aurait aim\u00e9 plus discrets. Demarchi s\u2019affirme par ailleurs comme un <em>frontman<\/em> fiable et vivant doubl\u00e9 d\u2019un bon fl\u00fbtiste. Les deux autres extraits de concerts, film\u00e9s ant\u00e9rieurement, disposent d\u2019un montage un peu plus dynamique et confirment la tr\u00e8s bonne tenue sur sc\u00e8ne de la formation. <br \/><br \/> Le contraste saisissant entre <em>2012 Light Years From Home<\/em> et les t\u00e9moignages <em>live<\/em> pr\u00e9sent\u00e9s dans ce coffret permet d\u2019appr\u00e9hender l\u2019ampleur de l\u2019\u00e9volution qui s\u2019est op\u00e9r\u00e9e dans Apocalypse ces derni\u00e8res ann\u00e9es. En cela, ce bel objet donne un excellent aper\u00e7u de la carri\u00e8re du groupe et constitue la meilleure porte d\u2019entr\u00e9e possible pour d\u00e9couvrir la musique attachante \u2013 \u00e0 d\u00e9faut d\u2019\u00eatre r\u00e9volutionnaire \u2013 de ces sympathiques Br\u00e9siliens.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apocalypse a vingt-cinq ans, et au Br\u00e9sil, tout est pr\u00e9texte pour faire la f\u00eate. 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