{"id":6151,"date":"2013-02-22T00:00:00","date_gmt":"2013-02-21T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6151"},"modified":"2013-02-22T00:00:00","modified_gmt":"2013-02-21T22:00:00","slug":"6151","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2013\/02\/22\/6151\/","title":{"rendered":"Steven Wilson &#8211; The Raven that Refused to Sing"},"content":{"rendered":"\n<p>Apr\u00e8s un <em><a href=\"http:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/13036-grace-for-drowning\" target=\"_blank\">Grace for Drowning<\/a><\/em> tr\u00e8s marquant, pl\u00e9biscit\u00e9 en 2011 et un <em><a href=\"http:\/\/chromatique.net\/chroniques\/item\/13858-storm-corrosion\" target=\"_blank\">Storm Corrosion<\/a><\/em> en collaboration avec Mikael \u00c5kerfeldt (Opeth), Steven Wilson nous revient avec un nouvel album solo pour f\u00e9vrier. <em>The Raven that Refused to Sing<\/em> est un cas d&rsquo;\u00e9cole de dilemme \u00e0 propos duquel la r\u00e9daction est particuli\u00e8rement heureuse de pouvoir se passer de note (sur le fil !). <em>The Raven that Refused to Sing<\/em> est un recueil de \u00ab\u00a0nouvelles musicales\u00a0\u00bb qui ram\u00e8nent son auditeur \u00e0 deux p\u00e9riodes pass\u00e9es : les ann\u00e9es soixante-dix et le d\u00e9but du vingti\u00e8me si\u00e8cle. <br \/><br \/> Les ann\u00e9es soixante-dix car Wilson s&rsquo;inscrit avec ce disque clairement dans la d\u00e9marche de l&rsquo;\u00e9poque. S&rsquo;il avoue en <a href=\"articles\/interviews\/item\/14260-histoires-de-fant%C3%B4mes\">interview<\/a> avoir cherch\u00e9 \u00e0 donner un son organique et plus chaleureux que ce qui s&rsquo;est fait depuis l&rsquo;av\u00e8nement du num\u00e9rique, il faut bien avouer qu&rsquo;il r\u00e9ussit admirablement \u00e0 imiter les albums plus classiques des <em>seventies<\/em>. On ne peut s&#8217;emp\u00eacher, tout au long de l&rsquo;\u00e9coute, de comparer les pistes \u00e0 des productions l\u00e9gendaires (Pink Floyd, Jethro Tull, King Crimson) tout en gardant en t\u00eate cette patte tr\u00e8s \u00ab\u00a0wilsonienne\u00a0\u00bb \u00e9voquant entre autres Blackfield et Storm Corrosion. <br \/><br \/> L&rsquo;autre p\u00e9riode que nous \u00e9voque cet album, c&rsquo;est le d\u00e9but du vingti\u00e8me si\u00e8cle, et notamment l&rsquo;\u00e9mergence de la litt\u00e9rature fantastique avec des auteurs comme Poe ou Lovecraft. Les th\u00e9matiques des morceaux, centr\u00e9es autour d&rsquo;histoires de fant\u00f4mes et de surnaturel, sont parfaitement retranscrites dans la musique et les paroles. Les ambiances tr\u00e8s vari\u00e9es charrient toute cette atmosph\u00e8re \u00e9th\u00e9r\u00e9e qu&rsquo;on avait pu entrapercevoir au pass\u00e9 dans certaines productions comme quelques morceaux de <em>Deadwing<\/em> (\u00ab\u00a0Revenant\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Mother and Child Divided\u00a0\u00bb en t\u00eate). Le clip de \u00ab\u00a0The Raven that Refused to Sing\u00a0\u00bb en est un parfait exemple, r\u00e9alis\u00e9 dans le m\u00eame ton que celui de \u00ab\u00a0Drag Ropes\u00a0\u00bb (Storm Corrosion), avec son lot de personnage anim\u00e9s, d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments visuels \u00e9poustouflants, et de tristesse musicale qu&rsquo;on retrouve dans les cr\u00e9ations de l\u2019artiste depuis de nombreuses ann\u00e9es. <br \/><br \/> Pour asseoir sa position musicale, il a su s&rsquo;entourer une nouvelle fois de musiciens de talent. L&rsquo;album compos\u00e9 pour l&rsquo;\u00e9quipe de sa pr\u00e9c\u00e9dente tourn\u00e9e laisse donc la part belle \u00e0 Adam Holzman, Theo Travis, Marco Minnemann et Nick Beggs. Deux nouveaux s&rsquo;y int\u00e8grent pour la production et non des moindres : Guthrie Govan \u00e0 la guitare et Alan Parsons au son ! <br \/><br \/> Le disque n&rsquo;est cependant pas exempt de d\u00e9fauts. Certains trouveront que l&rsquo;absence d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments novateurs dans la musique en fait un bon moyen de \u00ab\u00a0passer le temps\u00a0\u00bb, sans vraiment faire avancer les choses. De m\u00eame, les explosions musicales de solos qu&rsquo;on peut entendre sur  \u00ab\u00a0Holy Drinker\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Luminol\u00a0\u00bb pourront probablement d\u00e9stabiliser les habitu\u00e9s. Pour autant, il suffit d&rsquo;entendre l&rsquo;apport de Govan sur un \u00ab\u00a0Drive Home\u00a0\u00bb tr\u00e8s <em>blackfieldien<\/em> pour comprendre \u00e0 quel point ces musiciens particuli\u00e8rement talentueux sont sublim\u00e9s par le cadre propos\u00e9 par Wilson. Pour autant, s&rsquo;il s&rsquo;agit de b\u00eates de technique, il faut bien avouer que ces artistes tr\u00e8s professionnels ma\u00eetrisent leurs interventions tr\u00e8s ponctuelles et savent, le reste du temps, se m\u00e9langer aux autres de mani\u00e8re admirable. <br \/><br \/> Cas d&rsquo;\u00e9cole donc de dilemme. Car si l&rsquo;album est un v\u00e9ritable coup de c\u0153ur, aux m\u00e9lodies super efficaces, \u00e0 la production l\u00e9ch\u00e9e, chaleureuse, propre et \u00e0 la fois tr\u00e8s vivante, il n&rsquo;en est pour autant pas plus original qu&rsquo;un disque de Genesis qui ressortirait de nos jours. Au lecteur\/auditeur de se faire un avis. Les amateurs de rock des ann\u00e9es soixante-dix, qui se demandent encore comment pourrait sonner un album de Jethro Tull enregistr\u00e9 avec le mat\u00e9riel et les connaissances actuelles pourront se d\u00e9lecter de cette sortie. Les amateurs de nouveaut\u00e9s, eux, risquent bien de rester sur leur faim !<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s un Grace for Drowning tr\u00e8s marquant, pl\u00e9biscit\u00e9 en 2011 et un Storm Corrosion en&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":26,"featured_media":6152,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[38,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6151"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/26"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6151"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6151\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6152"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6151"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6151"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6151"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}