{"id":6139,"date":"2012-03-20T00:00:00","date_gmt":"2012-03-19T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6139"},"modified":"2012-03-20T00:00:00","modified_gmt":"2012-03-19T22:00:00","slug":"6139","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2012\/03\/20\/6139\/","title":{"rendered":"Flying Colors &#8211; Flying Colors"},"content":{"rendered":"\n<p>Quelle affiche\u2009! Cumul\u00e9, le CV des membres de Flying Colors doit \u00eatre aussi long que la liste des d\u00e9cor\u00e9s de la L\u00e9gion d&rsquo;honneur des cinq derni\u00e8res ann\u00e9es\u2009! C\u2019est dire. \u00ab\u00a0Super-groupe\u00a0\u00bb dans la tradition de ceux qui fleurissaient r\u00e9guli\u00e8rement durant les <em>seventies<\/em>, cette nouvelle formation am\u00e9ricaine ne comprend pas moins que Mike Portnoy \u00e0 la batterie, Steve Morse \u00e0 la guitare et Neal Morse aux claviers, trois musiciens que plus personne ne prend plus la peine de pr\u00e9senter. Viennent s\u2019y ajouter un vieux loup de studio, Dave LaRue \u00e0 la basse, et un petit nouveau au chant, Casey McPherson, d\u2019Alpha Rev. On attendait donc avec impatience le premier ch\u00e9rubin de cette <em>dream-team<\/em> qui affiche au compteur, au bas mot deux cents albums\u2009!<br \/><br \/> \u00c0 l\u2019\u00e9coute, Flying Colors se projette sans surprise en terrain connu : ce rock symphonique chrom\u00e9 et lyrique qu\u2019affectionnent particuli\u00e8rement Mike Portnoy et Neal Morse. Dans l\u2019ensemble, les compositions sont plut\u00f4t serr\u00e9es et auraient s\u00fbrement m\u00e9rit\u00e9 quelques-uns de ces rel\u00e2chements cr\u00e9atifs auxquels ces instrumentistes nous avaient pourtant r\u00e9guli\u00e8rement habitu\u00e9s. Plus g\u00eanant encore pour des artistes de cette trempe, l\u2019album met en \u00e9vidence une digestion peu concluante des influences de chaque musicien. On reconna\u00eet sans effort l\u2019ascendant de Spock\u2019s Beard, Transatlantic et du Steve Morse Band, mais aussi, et de mani\u00e8re un peu trop opportuniste, de Muse (certainement les titres les moins r\u00e9ussis) et du Dave Mathew&rsquo;s Band. La sauce est donc plus proche de la bouillabaisse que du velout\u00e9, et au travers d\u2019une production simple sans \u00eatre rudimentaire, on cherche en vain la musique du groupe Flying Color\u2026<br \/><br \/> Malgr\u00e9 tout, aucun de ces fameux musiciens ne d\u00e9m\u00e9rite vraiment. Steve Morse, tout particuli\u00e8rement, est toujours excellent, voire enthousiasmant quand il propulse ces envol\u00e9es virtuoses qu\u2019on lui conna\u00eet, depuis ses d\u00e9buts au sein de Dixie Dregs (cf. le solo de \u00ab\u00a0Kayla\u00a0\u00bb). Mike Portnoy joue sobre, ce qui est presque une premi\u00e8re. Neal Morse emballe le tout avec un savoir-faire certain et qu\u2019\u00e0 la limite on ne remarque m\u00eame plus. Quant \u00e0 Dave LaRue, le groupe a bien voulu lui conc\u00e9der une minute de gloire sur \u00ab\u00a0Forever In A Daze\u00a0\u00bb. Reste Casey McPherson et son timbre calibr\u00e9, qui fait ce qu\u2019il peut pour rentrer dans le moule impos\u00e9 par ses a\u00een\u00e9s, mais avec quelques d\u00e9g\u00e2ts quand il s\u2019approche des terres haut perch\u00e9es du rock symphonique de Muse (\u201cFool in My Heart\u201d et \u201cAll Falls Down\u201d).<br \/><br \/> Oscillant entre le catalogue de styles mille fois abord\u00e9s dans leurs groupes respectifs et les clins d\u2019\u0153il sans recul vers les formations \u00e0 la mode, ce premier album de Flying Colors n\u2019apporte malheureusement rien de nouveau. S\u2019il passe tout seul, il ne s\u2019arr\u00eate nulle part. Les fans y trouveront n\u00e9anmoins de quoi s\u2019y sustenter honn\u00eatement. Mais de \u00ab\u00a0super-groupe\u00a0\u00bb, Flying Colors n\u2019en a pour l\u2019instant que le titre sur un dossier de presse.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quelle affiche\u2009! 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