{"id":6131,"date":"2012-03-15T00:00:00","date_gmt":"2012-03-14T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6131"},"modified":"2012-03-15T00:00:00","modified_gmt":"2012-03-14T22:00:00","slug":"6131","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2012\/03\/15\/6131\/","title":{"rendered":"Druckfarben &#8211; Druckfarben"},"content":{"rendered":"\n<p>Quelle id\u00e9e, un nom pareil ! Un groupe de metal allemand ? Du post-electro-indus-noisy-grunge \u00e0 rouflaquettes, du crado rockabilly d\u00e9primant ? Non ! Druckfarben est un groupe de progressif symphonique pur jus, qui a le bon go\u00fbt d\u2019\u00e9chapper aux \u00e9cueils traditionnels du genre. Point d\u2019approximations de jeu douteuses, nulles compositions poussives aux motifs m\u00e9lodiques redondants, pas de nappages de claviers baveux\u2026 <br \/><br \/> Mais alors&#8230; \u00ab\u00a0Pourquoi ce nom ?\u00a0\u00bb, s\u2019exclame en ch\u0153ur le CCPHFNGPS (Comit\u00e9 de Contr\u00f4le de la Port\u00e9e Heroic-Fantasy des Noms de Groupes de Prog Symphonique), en mordillant nerveusement leurs casquettes Pendragon\u2026 Et la r\u00e9ponse est \u00e0 la fois simple et d\u00e9sarmante : deux des membres du groupe ont un jour d\u00e9couvert, \u00e0 proximit\u00e9 de leurs locaux de r\u00e9p\u00e9tition, de vieux bidons poussi\u00e9reux et pleins, sur lesquels tr\u00f4nait une inscription aussi inqui\u00e9tante qu\u2019\u00e0 consonance germanique : Druckfarben. <br \/><br \/> La musique savamment distill\u00e9e par ce quintet canadien (de Toronto)  est un melting pot jubilatoire  de symphonisme \u00e0 la Yes, Genesis, ELP ou Gentle Giant et de jazz-rock hyper technique, rivalisant sans peine avec le meilleur de la fusion <em>seventies<\/em> (Dixie Dregs et Bill Bruford en t\u00eate). Bien que l\u2019\u0153il semble irr\u00e9m\u00e9diablement braqu\u00e9 sur le r\u00e9troviseur, la fra\u00eecheur de ce premier album lui ouvre les portes de la modernit\u00e9 : entre un niveau de jeu prodigieux de la part de tous les instrumentistes sans exception, une prise de son plus qu\u2019honorable, des compositions intelligentes guid\u00e9es par le palpitant, et un \u00e9clectisme d\u2019arrangements constant, l\u2019objet passionne et fait voyager. <br \/><br \/> Les architectures d\u00e9ploy\u00e9es par la section rythmique perp\u00e9tuent la tradition d\u2019\u00e9rudition, de finesse et de groove instaur\u00e9e par le duo Bill Bruford\/Chris Squire sur les premiers Yes. Et de fait, nos cinq comp\u00e8res en ont bouff\u00e9, du Yes, du Rush, du Crimson. Car Druckfarben fut longtemps un <em>tribute band<\/em>, s\u2019appliquant de fa\u00e7on millim\u00e9trique \u00e0 rendre honneur \u00e0 <em>Close To The Edge<\/em>, <em>Awaken<\/em> etc. L\u2019un des atouts les plus cons\u00e9quents du groupe est la voix d\u2019or de Phil Narro, vieux routier du circuit rock et hard, ayant offici\u00e9 chez les metalleux de Talas avec Billy Sheehan. Il porte l\u2019album par ses m\u00e9lodies sinueuses, prolongement logique des compositions les plus int\u00e9ressantes de Jon Anderson. <br \/><br \/> Compos\u00e9e de neuf titres aux dur\u00e9es raisonnables (sept minutes trente max), co-\u00e9crits par Ed Bernard et Narro puis arrang\u00e9s collectivement, la galette n\u2019assommera pas l\u2019auditeur et ne sombre jamais dans le remplissage. Le climax de l\u2019album est atteint avec \u00ab\u00a0Nonchalant\u00a0\u00bb, un titre folk et hippy o\u00f9 mandolines, violons et chant communient dans une envol\u00e9e cosmique et savante, servie par un dialogue guitare-clavier passionnant. <br \/><br \/> Il plane sur ce premier album de Druckfarben une odeur de classique instantan\u00e9\u2026<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quelle id\u00e9e, un nom pareil ! Un groupe de metal allemand ? Du post-electro-indus-noisy-grunge \u00e0&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":37,"featured_media":6132,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6131"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/37"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6131"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6131\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6132"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6131"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6131"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6131"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}