{"id":6125,"date":"2012-03-12T00:00:00","date_gmt":"2012-03-11T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6125"},"modified":"2012-03-12T00:00:00","modified_gmt":"2012-03-11T22:00:00","slug":"6125","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2012\/03\/12\/6125\/","title":{"rendered":"RPWL &#8211; Beyond Man and Time"},"content":{"rendered":"\n<p>Si on a longtemps cru qu\u2019RPWL ne suivrait que studieusement les routes floydiennes de par son pass\u00e9 de <em>cover-band<\/em>, force est de constater qu\u2019aujourd\u2019hui l\u2019h\u00e9ritage n\u2019est plus un fardeau. Et les ambitions sont grandes : pour commencer, <em>Beyond Man and Time<\/em> s\u2019inspire d\u2019\u00ab\u00a0Ainsi parlait Zarathoustra\u2026\u00a0\u00bb, rien que \u00e7a. Aurait-on donc affaire \u00e0 une oeuvre intellectuelle et, si oui, est-elle g\u00e9niale ou p\u00e9dante ? En fait, les diff\u00e9rentes pistes ne forment pas un concept-album \u00e0 proprement parler, en ce sens qu\u2019elles suivent des personnages, des repr\u00e9sentations et non une histoire. Si bien que sans chronologie et servi par la seule voix de Jogi Lang, l\u2019album ne souffre jamais vraiment d\u2019aspects ronflants. <br \/><br \/> Au contraire m\u00eame, les impressions et ambiances d\u00e9filent paisiblement comme aux sages heures de The Flower Kings. Si on retrouve \u00e9videmment dans la voix du chanteur des accents gilmouriens, RPWL s\u2019\u00e9mancipe en louchant intelligemment sur King Crimson (\u00ab\u00a0The ugliest man in the world\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0We are what we are\u00a0\u00bb) et m\u00eame Porcupine Tree, premi\u00e8re p\u00e9riode (\u00ab\u00a0Beyond man and time\u00a0\u00bb). A la fois introspective et g\u00e9n\u00e9reuse, la musique propose bien s\u00fbr ce qu\u2019il faut d\u2019ambiances a\u00e9riennes servies en toute qui\u00e9tude par les guitares planantes de Kalle Wallner. Werner Taus, qui a la t\u00e2che de faire oublier le d\u00e9part du bassiste Chris Postl (le P de RPWL, quand m\u00eame) se fond dans cette exp\u00e9rience \u00e0 merveille, comme on peut le constater tout le long des seize minutes que dure \u00ab\u00a0The Fisherman\u00a0\u00bb. Un titre, sans jeu de mot, qui fait d\u2019ailleurs penser \u00e0 ce qu\u2019on pouvait entendre chez Marillion p\u00e9riode Fish : un m\u00e9lange de psych\u00e9d\u00e9lisme joyeux et d\u2019atmosph\u00e9rique. C\u2019est peut-\u00eatre le seul reproche que l\u2019on peut faire \u00e0 un album qui n\u2019offre pas vraiment une lecture moderne du rock progressif, telle que certains l\u2019attendraient, sauf peut-\u00eatre sur l\u2019\u00e9tonnant et presque trop pop \u00ab\u00a0The Shadow\u00a0\u00bb. Mais, c\u2019est comme cela, quand tout se met si bien en place, le pass\u00e9isme, quelque part, se mue en intemporalit\u00e9. <br \/><br \/> \u00ab\u00a0A 6000 pieds par-del\u00e0 l\u2019homme et le temps\u00a0\u00bb \u00e9tait une inscription qui fut le r\u00e9v\u00e9lateur de toute l\u2019id\u00e9e ma\u00eetresse du livre de Nietzsche. Cette nouvelle inscription de RPWL devrait leur assurer au moins le retour perp\u00e9tuel, sans aucun doute.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Si on a longtemps cru qu\u2019RPWL ne suivrait que studieusement les routes floydiennes de par&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":39,"featured_media":6126,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6125"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/39"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6125"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6125\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6126"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6125"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6125"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6125"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}