{"id":6095,"date":"2013-02-11T00:00:00","date_gmt":"2013-02-10T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6095"},"modified":"2013-02-11T00:00:00","modified_gmt":"2013-02-10T22:00:00","slug":"6095","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2013\/02\/11\/6095\/","title":{"rendered":"Whyzdom &#8211; Blind ?"},"content":{"rendered":"\n<p>Le metal symphonique hexagonal, qui jusqu\u2019ici ne regorgeait que de seconds couteaux, a enfin un repr\u00e9sentant digne de ce nom. On le sentait venir, car malgr\u00e9 ses imperfections, <a href=\"chroniques\/item\/2288-From%20the%20Brink%20of%20Infinity\"><em>From the Brink of Infinity<\/em><\/a> v\u00e9hiculait d\u00e9j\u00e0 un gros potentiel. Aujourd\u2019hui, Whyzdom franchit encore une \u00e9tape qui le place au seuil de la cour des grands. <br \/><br \/> Sign\u00e9e par un label s\u00e9rieux (\u00e0 d\u00e9faut d\u2019\u00eatre majeur.. mais les temps sont durs !), la bande \u00e0 Vynce Leff pose sur la table un album dont la puissance de feu n\u2019a d\u2019\u00e9gale que sa grandiloquence. Le guitariste d\u00e9montre \u00e0 nouveau que ce genre en vogue est son \u00e9l\u00e9ment, peut-\u00eatre m\u00eame davantage que le rock progressif, son premier amour. Hormis le visuel carnavalesque, <em>Blind ?<\/em> ne r\u00e9p\u00e8te heureusement pas les \u00e9cueils de son pr\u00e9d\u00e9cesseur. Les titres ne se perdent plus dans une sophistication excessive qui desservait leur impact imm\u00e9diat. Ici, le raffinement et la discr\u00e8te complexit\u00e9 se mettent au service de l\u2019efficacit\u00e9 : riffs destructeurs, rythmique implacable, et surtout des m\u00e9lodies et refrains plus faciles \u00e0 m\u00e9moriser (un atout non n\u00e9gligeable en concert !). Les Fran\u00e7ais n\u2019en ont pas pour autant abandonn\u00e9 leurs ambitions de grandeur symphonique : \u00ab\u00a0On The Road To Babylon\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Cathedral of The Damned\u00a0\u00bb d\u00e9crochent ainsi la palme de l\u2019emphase d\u00e9clin\u00e9e \u00e0 l\u2019extr\u00eame, gr\u00e2ce notamment \u00e0 une production qui \u00e9gale les plus hauts standards et \u00e0 une orchestration d\u2019un niveau rarement entendu dans un groupe de metal. Vynce Leff a exploit\u00e9 \u00e0 fond les possibilit\u00e9s des technologies actuelles. Foin de violonnades caricaturales \u00e0 la Royal Hunt, de cuivres <em>cheap<\/em> et de percussions monolithiques : le rendu est saisissant de r\u00e9alisme. <br \/><br \/> S\u2019il fallait pinailler un peu, ce serait c\u00f4t\u00e9 voix, car bien que les ch\u0153urs, les paroles un peu simplistes (mais qui s\u2019en soucie ?) et le doublement occasionnel du chant f\u00e9minin par des vagissements <em>dark<\/em> font partie du d\u00e9corum et s\u2019int\u00e8grent parfaitement \u00e0 un album aux fortes effluves gothiques, la voix de la petite derni\u00e8re Elvyne Lorient n\u2019a pas encore tout \u00e0 fait trouv\u00e9 son style. On ne saurait certes lui reprocher son l\u00e9ger accent fran\u00e7ais qui, au mieux passera inaper\u00e7u chez un public plut\u00f4t germanique qu\u2019anglo-saxon, et au pire attendrira les puristes. Alors peut-\u00eatre manque-t-il un peu de coffre, de nuance \u00e0 cette demoiselle, des lignes de chant plus percutantes, ce petit quelque chose qui la d\u00e9marquerait du troupeau des chanteuses du m\u00eame genre. Mais les volontaires susceptibles de d\u00e9battre avec elle de ces aspects en priv\u00e9 se bousculeront probablement au portillon\u2026 <br \/><br \/> Whyzdom a pass\u00e9 la vitesse sup\u00e9rieure, cela ne fait aucun doute. Le plus dur reste n\u00e9anmoins \u00e0 faire : entrer dans le dernier carr\u00e9, o\u00f9 les places sont ch\u00e8res et o\u00f9 la moindre faiblesse est fatale. L\u2019arsenal n\u00e9cessaire est acquis, il ne reste qu\u2019\u00e0 aiguiser encore un peu les lames. Et on se permettra alors enfin de r\u00eaver d\u2019un groupe fran\u00e7ais entrant au panth\u00e9on du m\u00e9tal symphonique\u2026<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le metal symphonique hexagonal, qui jusqu\u2019ici ne regorgeait que de seconds couteaux, a enfin un&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":6096,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[39,36],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6095"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6095"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6095\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6096"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6095"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6095"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6095"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}