{"id":6067,"date":"2012-02-12T00:00:00","date_gmt":"2012-02-11T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6067"},"modified":"2012-02-12T00:00:00","modified_gmt":"2012-02-11T22:00:00","slug":"6067","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2012\/02\/12\/6067\/","title":{"rendered":"Marco Minnemann &#8211; Evil Smiles of Beauty \/ Sound of Crime"},"content":{"rendered":"\n<p>Nous avions \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s surpris quand Marco Minnemann avait accept\u00e9 de r\u00e9pondre \u00e0 notre demande d\u2019<a href=\"http:\/\/chromatique.net\/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=13226:bilan-de-comp%C3%A9tences&amp;Itemid=6\" target=\"_blank\">entretien impromptu<\/a>, quelques heures avant de monter sur sc\u00e8ne avec Steven Wilson. La surprise fut du m\u00eame acabit quand il nous proposa de jeter une oreille sur son nouvel album (double qui plus est). On le savait tr\u00e8s habile assis derri\u00e8re une batterie avec des baguettes en main. Mais l\u2019on se doutait que l\u2019Allemand \u00e9tait \u00e9galement \u00e0 l\u2019aise avec une guitare, une basse ou derri\u00e8re un clavier et un micro. En effet, le bougre joue de tous les instruments sur ses disques et se paie le luxe d\u2019y chanter et de les produire lui-m\u00eame. <br \/><br \/> Venons-en au fait. Que peut-on attendre d\u2019un musicien qui a train\u00e9 ses gu\u00eatres dans des formations diverses comme Ephel Duath, Paul Gilbert, Necrophagist ou UKZ ? Une musique indigeste, partant dans tous les sens et capable du triste exploit de vous faire appuyer sur le bouton \u00ab\u00a0Stop\u00a0\u00bb au bout de sept secondes ? Non. A l\u2019\u00e9coute des premi\u00e8res mesures de ce dyptique, on d\u00e9couvre que Marco Minnemann, en plus d\u2019\u00eatre un batteur hors pair, capable d\u2019auditionner pour le plus c\u00e9l\u00e8bre des groupes progressifs en activit\u00e9, est aussi un compositeur talentueux avec un sens certain de la m\u00e9lodie et de l\u2019accessibilit\u00e9. Une image \u00e9tonnante, bien lointaine du clich\u00e9 du batteur matheux qui ne voit pas plus loin que le bout de sa grosse caisse. Cette image, on la retrouve sur des titres comme \u00ab\u00a0The Dying Part\u00a0\u00bb ou la balade \u00ab\u00a0You Always Told Me Love\u00a0\u00bb. Pour autant les morceaux alambiqu\u00e9s tordus \u00e0 souhait et pour lesquels Marco s\u2019est progressivement fait un nom sont bien pr\u00e9sents, \u00e0 l\u2019instar de \u00ab\u00a0Mr. Blancmange\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Hope Alone \/ Waiting for Love\u00a0\u00bb long de onze minutes.<br \/><br \/> Le paradoxe veut que la perle de ce premier volet ne soit longue \u00ab\u00a0que\u00a0\u00bb de deux minutes et trente-neuf secondes : elle a pour nom \u00ab\u00a0Desert Signs\u00a0\u00bb. Avec son <em>groove<\/em> et son rythme \u00e9voquant le \u00ab\u00a0Where The Streets Have No Name\u00a0\u00bb de U2 on ne perd pas une miette de cette merveille \u00e9ph\u00e9m\u00e8re. Le sentiment qui ressort \u00e0 l\u2019\u00e9coute de ce disque \u00e0 la fois vari\u00e9 et consistant nous laisse \u00e0 penser que Marco Minnemann est, avec Mike Keneally, l\u2019un des plus purs h\u00e9ritiers de Frank Zappa. D\u2019ailleurs, nous ne saurions que trop vous conseiller de jeter vos deux oreilles sur l\u2019album <em>Sluggo<\/em> que Keneally (autrefois guitariste pour Frank) sortit avec Beer For Dolphins et dont l\u2019approche musicale se veut similaire \u00e0 celle per\u00e7ue sur <em>Evil Smiles of Beauty<\/em>. <br \/><br \/> Le deuxi\u00e8me CD <em> Sounds of Crime<\/em> s\u2019\u00e9coute dans un contexte bien diff\u00e9rent car il est de prime abord moins facile d\u2019acc\u00e8s que son grand fr\u00e8re. Il ferait presque figure d\u2019antith\u00e8se \u00e0 l\u2019id\u00e9e que notre ami germanique soit un descendent du Grand Wazoo. Ici, les robot r\u00e8gnent en rois (du moins, c\u2019est ce que dit le concept !).Par cons\u00e9quent, les fans de batterie seront vernis avec des parties biscornues dont seul le batteur allemand a le secret. On retrouve notamment cette sp\u00e9cialit\u00e9 dont il s\u2019est fait ma\u00eetre \u00e0 savoir jouer par dessus des <em>samples<\/em> de voix et ainsi obtenir des parties en mesures impaires. Malgr\u00e9 une difficult\u00e9 \u00e0 ressortir un titre du lot tant l\u2019ensemble est dense, citons n\u00e9anmoins \u00ab\u00a02 inches of Evil (The Unliving Living)\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Unlaw 2011\u00a0\u00bb. L\u2019\u00e9pique \u00ab\u00a0Dirty Toitles \u00a0\u00bb r\u00e9sume \u00e0 merveille le talent de notre h\u00f4te et \u00ab\u00a0Engineer N\u00b01 \/ Lord of Flies \u00bb est la preuve que Marco Minnemann n\u2019a pas qu\u2019un seul grain de folie dans le cerveau. Et ce n\u2019est pas la version 1.0 de \u00ab\u00a0Boing I\u2019m In the Back \u00a0\u00bb titre qui a fini sur le premier album de The Aristocrats qui nous \u00f4tera cette pens\u00e9e de l\u2019esprit. De la m\u00eame mani\u00e8re, ce double album nous prouve que Marco Minnemann est un batteur hors norme doubl\u00e9 d\u2019un certain talent de compositeur, ind\u00e9niable pour ses fans, surprenant pour les plus n\u00e9ophytes. On appelle cela avoir le beurre et l\u2019argent du beurre. Et le fait d\u2019\u00eatre constamment sollicit\u00e9 pour jouer avec les plus fines des lames progressives ou m\u00e9talliques, \u00e7a porte quel nom ? La cr\u00e9mi\u00e8re ?<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Nous avions \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s surpris quand Marco Minnemann avait accept\u00e9 de r\u00e9pondre \u00e0 notre demande&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":9,"featured_media":6068,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6067"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6067"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6067\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6068"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6067"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6067"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6067"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}