{"id":6059,"date":"2012-02-05T00:00:00","date_gmt":"2012-02-04T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/6059"},"modified":"2012-02-05T00:00:00","modified_gmt":"2012-02-04T22:00:00","slug":"6059","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2012\/02\/05\/6059\/","title":{"rendered":"Anneke Van Giersbergen &#8211; Everything is Changing"},"content":{"rendered":"\n<p>Malgr\u00e9 le profond respect que l\u2019on a pour l\u2019ex-grande dame de The Gathering, force est de constater que le virage pop augur\u00e9 par son projet Agua de Annique ne s\u2019\u00e9tait gu\u00e8re montr\u00e9 convaincant, en particulier au deuxi\u00e8me essai. Serait-ce donc l\u2019aveu d\u2019une overdose de glucose, travers\u00e9e par quelques fulgurances, qui incita notre chanteuse \u00e0 la voix d\u2019or \u00e0 reprendre son patronyme pour ce nouvel album ? Le titre lui-m\u00eame, <em>tout va changer<\/em>, est prometteur, et la pose de la belle, telle une Marylin rock, achevait de nous convaincre d\u2019une m\u00e9tamorphose troublante, mais presque rassurante.<br \/><br \/> D\u00e8s les premi\u00e8res notes de \u00ab\u00a0Feel alive\u00a0\u00bb, il faut se rendre \u00e0 l\u2019\u00e9vidence : il va falloir arr\u00eater de penser que The Gathering \u00e9tait Anneke, et vice versa. Cette derni\u00e8re ne veut plus entendre parler de son pass\u00e9 et son avenir sera plus lisse, les guitares bien qu\u2019\u00e9lectriques seront douces, les rythmes droits. Alors, me direz-vous : mais que fait-on donc dans ces colonnes ? Personne ne s\u00e9curise le p\u00e9rim\u00e8tre ? Que fait la police ? D\u2019o\u00f9 l\u2019int\u00e9r\u00eat de prendre le temps, le temps de l\u2019\u00e9coute. Car m\u00eame si la recherche de la complexit\u00e9 dans la construction n\u2019est sans doute pas le ma\u00eetre mot ici, il faut reconna\u00eetre que l\u2019on ne tombe pas non plus dans la facilit\u00e9. Sous un vernis accrocheur, des paroles parfois et m\u00eame souvent convenues, pointent r\u00e9guli\u00e8rement des envol\u00e9es r\u00e9jouissantes (\u00ab\u00a0You want to be free\u00a0\u00bb au riff caricatural mais \u00e0 la progression imparable, \u00ab\u00a0Take me home\u00a0\u00bb finalement atmosph\u00e9rique comme autrefois). \u00c7a et l\u00e0, quelques incursions \u00e9lectroniques (\u00ab\u00a0I wake up\u00a0\u00bb) ringardisent et r\u00e9veillent l\u2019ensemble (belle prouesse). Et sur la deuxi\u00e8me partie de l\u2019album, on se plait m\u00eame \u00e0 trouver des p\u00e9pites ou v\u00e9ritables volutes inspirantes (\u00ab\u00a0Stay\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Slow me down\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Too late\u00a0\u00bb). Certains diront que Liv Kristine faisait d\u00e9j\u00e0 cela dans les ann\u00e9es quatre-vingt-dix (\u00ab\u00a0Hope, pray, dance, play\u00a0\u00bb) et ils n\u2019auront pas tort.<br \/><br \/> Mais Anneke n\u2019est pas Dolores O\u2019Riardan. Quand elle offre sa voix \u00e0 des ballades au piano, c\u2019est avec \u00e9l\u00e9gance et on comprend alors que la magie op\u00e8re toujours. \u00ab\u00a0Circles\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Everything is changing\u00a0\u00bb fonctionnent comme par enchantement, comme si le calme revenu, la belle nous d\u00e9voilait plus ostensiblement ses charmes. On se contente alors de l\u2019\u00e9couter plut\u00f4t que de disserter. Elle offre quelques m\u00e9lodies intemporelles que sa voix sublime, l\u00e0 o\u00f9 d\u2019autres auraient connu le d\u00e9plaisant sentiment de se prendre un mur. Il n\u2019est donc pas question de rendre hommage \u00e0 une vieille gloire mais bien de c\u00e9l\u00e9brer un vrai retour. Bancal parfois, \u00e9mascul\u00e9 forc\u00e9ment, irritant par certaines approches, mais tr\u00e8s, tr\u00e8s efficace. Et si cela manque de force, c\u2019est que vous vivez dans le pass\u00e9. Anneke, elle, regarde au loin. Si bien qu\u2019il se pourrait bien qu\u2019on la suive\u2026<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Malgr\u00e9 le profond respect que l\u2019on a pour l\u2019ex-grande dame de The Gathering, force est&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":39,"featured_media":6060,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6059"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/39"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6059"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6059\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6060"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6059"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6059"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6059"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}