{"id":601,"date":"2007-10-09T00:00:00","date_gmt":"2007-10-08T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/601"},"modified":"2007-10-09T00:00:00","modified_gmt":"2007-10-08T22:00:00","slug":"601","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2007\/10\/09\/601\/","title":{"rendered":"Ferdinand &#038; Les Diplomates &#8211; E-Pop"},"content":{"rendered":"<p>Bassiste dans les ann\u00e9es quatre-vingt des impertinents \u00c9tron Fou Leloublan, Ferdinand Richard fonda par la suite Ferdinand et les Philosophes et, ultimo, passa des Philosophes aux Diplomates vers la fin des ann\u00e9es quatre-vingt-dix. Pas moins de huit ann\u00e9es auront donc \u00e9t\u00e9 n\u00e9cessaires \u00e0 ce trio de basse, batterie et platines pour extraire cet album des limbes d\u2019un p\u00e9rim\u00e8tre musical improbables. R\u00e9sultat, cet <i>E-pop<\/i> d\u00e9routant o\u00f9 l\u2019ironie se m\u00eale \u00e0 ce style si caract\u00e9ristique qui tente le tour de force de faire cohabiter la dimension pop annonc\u00e9e avec des vell\u00e9it\u00e9s clairement avant-gardistes. <\/p>\n<p>   Si l\u2019on reconna\u00eet imm\u00e9diatement les ingr\u00e9dients qui dans le pass\u00e9 ont fait le succ\u00e8s artistique d\u2019\u00c9tron Fou Leloublan, \u00e0 l\u2019\u00e9coute de cet album on se demande tout de m\u00eame comment ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9es les longues ann\u00e9es de sa gestation. Pourtant, tout ne partait pas si mal. \u00ab\u00a0Mirage mirage\u00a0\u00bb poss\u00e8de un vrai potentiel, passant d\u2019un refrain all\u00e9chant \u00e0 une jolie ballade \u00ab\u00a0scratch\u00e9e\u00a0\u00bb et doucement chaloup\u00e9e par de br\u00e8ves m\u00e9lop\u00e9es tahitiennes. On se dit que l\u2019on va faire un beau voyage, heureux de retrouver cette voix nonchalance, chaude et \u00e9gale, qui a toujours \u00e9t\u00e9 la signature de Ferdinand Richard. <\/p>\n<p>  Mais voil\u00e0, une sensation d\u00e9sagr\u00e9able et persistante colle au disque, comme un go\u00fbt d\u2019inachev\u00e9. Tr\u00e8s vite, on est convaincu que les id\u00e9es sont \u00e0 la peine, donnant l\u2019impression frustrante d\u2019un bricolage studio, certes soign\u00e9, mais jamais totalement finalis\u00e9. De plus, les titres manquent d\u2019endurance et laissent trop souvent l\u2019auditeur sur des attentes plut\u00f4t que sur des satisfactions. D\u00e9pouill\u00e9 de toutes tensions, <i>E-Pop<\/i> se met \u00e0 distance et \u00e9choue \u00e0 int\u00e9resser l\u2019auditeur avec des gesticulations sans \u00e9chos pour nos oreilles. Pour rien arranger, en fin de parcours, l\u2019album se trouve affubl\u00e9 de deux <i>lives<\/i> path\u00e9tiques, le second frisant m\u00eame, quant au son, le grand n\u2019importe quoi ! En bref, au bout de quarante-deux petites minutes, si la table a \u00e9t\u00e9 mise, dans l\u2019assiette, c\u2019est carr\u00e9ment la mis\u00e8re. <\/p>\n<p>  Cet <i>E-Pop<\/i> mal d\u00e9grossi fait un peu injure \u00e0 des disques aussi capiteux que <i>Les poumons gonfl\u00e9s<\/i> ou <i>Les sillons de La terre<\/i> d\u2019\u00c9tron Fou Leloublan dont la formule &#8211; vingt-cinq ans plus t\u00f4t &#8211; avait ceci de merveilleux qu\u2019insolence et cr\u00e9ativit\u00e9 menaient un m\u00e9nage heureux et nous offraient une des recettes les plus truculentes du paysage rock de son \u00e9poque. Or, aujourd\u2019hui, si l\u2019insolence persiste, il semblerait que l\u2019imagination, avec ce qu\u2019elle poss\u00e9dait nagu\u00e8re comme humanit\u00e9, ait pris ses cliques et ses claques. Pour une fois, osons le dire : c\u2019\u00e9tait mieux avant.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Bassiste dans les ann\u00e9es quatre-vingt des impertinents \u00c9tron Fou Leloublan, Ferdinand Richard fonda par la&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":8,"featured_media":602,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/601"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/8"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=601"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/601\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/602"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=601"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=601"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=601"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}