{"id":5961,"date":"2008-01-15T00:00:00","date_gmt":"2008-01-14T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5961"},"modified":"2008-01-15T00:00:00","modified_gmt":"2008-01-14T22:00:00","slug":"5961","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2008\/01\/15\/5961\/","title":{"rendered":"Planets &#8211; Planets"},"content":{"rendered":"\n<p>Un nom de groupe et un packaging tr\u00e8s original orient\u00e9s vers l\u2019\u00e9cologie laissent pr\u00e9sager de bonnes choses. Quoi de mieux qu&rsquo;une jaquette en tissu cousu main avec une vraie feuille prise au pi\u00e8ge sous un film plastique en fa\u00e7ade\u00a0? Apr\u00e8s un petit moment \u00e0 essayer d&rsquo;ouvrir l&rsquo;objet sans rien endommager, l&rsquo;\u00e9coute peut enfin avoir lieu.\u00a0<br \/><br \/>Mais quel est donc ce groupe d\u00e9nich\u00e9 par le label fran\u00e7ais Distile Records\u00a0? Sous ce nom sibyllin se cachent deux californiens, Paul Slack \u00e0 la basse et Thomas Crawford \u00e0 la batterie. Ces musiciens, tout aussi techniciens que m\u00e9lomanes, ont condens\u00e9 douze titres sur un disque affichant presque vingt-six minutes au compteur. Les interrogations s\u2019accumulent alors que la touche de lecture n&rsquo;est toujours pas enfonc\u00e9e. Puis vient l&rsquo;instant magique. Le disque tourne et d\u00e9livre ce qui semble \u00eatre du bruit organis\u00e9 puis d\u00e9structur\u00e9. La premi\u00e8re \u00e9coute est d\u00e9concertante. A-t-on affaire \u00e0 des g\u00e9nies exp\u00e9rimentaux \u00e0 la limite du bruitisme ou \u00e0 un duo qui raille la sc\u00e8ne math rock\/indus\u00a0? le flou de l&rsquo;\u00e9tiquetage est la cons\u00e9quence d\u2019un ensemble relativement indomptable de prime abord.<br \/><br \/><em>Planets<\/em> alterne passages planants et morceaux complets, comme \u00ab\u00a0In\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Short Prelude\u00a0\u00bb, ou propose de petits interludes (\u00ab\u00a0O People\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Dude Life\u00a0\u00bb et son introduction avec un son invers\u00e9 de basse) avec des passages plus rythm\u00e9s \u00e0 l&rsquo;allure totalement d\u00e9structur\u00e9e mais aux formes codifi\u00e9es. En t\u00e9moigne le premier vrai morceau \u00ab\u00a0O People\u00a0\u00bb et son riff de basse totalement d\u00e9gingand\u00e9, sa batterie \u00e9pileptique dont la structure refrain\/couplet\/refrain\/pont1\/pont2 reste cependant apparente pour la premi\u00e8re moiti\u00e9 du titre. S&rsquo;en suit un des passages planants mais riche en tensions \u00e9voqu\u00e9s pr\u00e9c\u00e9demment et enfin une partie plus \u00ab\u00a0carr\u00e9e\u00a0\u00bb mais tout aussi relaxante.\u00a0<br \/><br \/>L&rsquo;album de Planets est en grande partie \u00e0 l&rsquo;image de ce titre\u00a0: une alternance de passages ultra rythm\u00e9s \u00e0 la limite du bruitisme, aux rythmes rapides et irr\u00e9guliers, et de parties plus m\u00e9lodiques et en apparence plus apais\u00e9es. C&rsquo;est sur ces derni\u00e8res que les musiciens de Planets expriment vraiment leur art, \u00e0 savoir cr\u00e9er une atmosph\u00e8re prenante, tendue, et de brillants passages atmosph\u00e9riques en duo basse\/batterie agr\u00e9ment\u00e9s par moments de samples. \u00ab\u00a0Return of a Dead Man\u00a0\u00bb en est un parfait exemple. Un d\u00e9but strident et arythmique, avec une basse lourde, m\u00e9lodique, et une batterie \u00e9nergique arrivant petit \u00e0 petit pour aboutir \u00e0 un sample sursatur\u00e9.<br \/><br \/><em>Planets<\/em> est donc un disque d\u00e9concertant \u00e0 la premi\u00e8re \u00e9coute mais qui se laisse apprivoiser petit \u00e0 petit gr\u00e2ce notamment \u00e0 quelques passages d&rsquo;ambiance pure ou de m\u00e9lodies parfaitement amen\u00e9es. Un disque qui permet de d\u00e9couvrir de nouveaux horizons.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un nom de groupe et un packaging tr\u00e8s original orient\u00e9s vers l\u2019\u00e9cologie laissent pr\u00e9sager de&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":43,"featured_media":5962,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5961"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/43"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5961"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5961\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5962"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5961"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5961"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5961"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}