{"id":5939,"date":"2004-06-12T00:00:00","date_gmt":"2004-06-11T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5939"},"modified":"2004-06-12T00:00:00","modified_gmt":"2004-06-11T22:00:00","slug":"5939","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2004\/06\/12\/5939\/","title":{"rendered":"Alexl &#8211; Triz"},"content":{"rendered":"\n<p>Alexl est Alexandre Loureiro, chanteur et multi-instrumentiste s\u2019\u00e9tant fait conna\u00eetre dans les ann\u00e9es quatre-vingt-dix au sein des groupes br\u00e9siliens Turangula et Raika. Pour cet album, il est seul ma\u00eetre \u00e0 bord, mais l&rsquo;\u00e9quipage est cons\u00e9quent\u00a0: plus d&rsquo;une vingtaine de musiciens sont convi\u00e9s aux chants, cuivres, cordes, claviers, guitares, clarinette, hautbois, flutes, xylophone et percussions, entre autres. Sa palette sonore est donc large\u2026 il reste \u00e0 savoir ce qu\u2019il en fait.<br \/><br \/>Tout suspense doit \u00eatre imm\u00e9diatement \u00e9limin\u00e9\u00a0: nous avons l\u00e0 affaire \u00e0 quelque chose de tr\u00e8s sp\u00e9cial. La musique d&rsquo;Alexl est solidement ancr\u00e9e dans la tradition progressive classique des ann\u00e9es soixante-dix. Son vocabulaire est surtout influenc\u00e9 par Yes et Gentle Giant, mais certains moments \u00e9voquent aussi Frank Zappa et Genesis. Qu&rsquo;y a t-il de si particulier l\u00e0 dedans\u00a0? Ne s&rsquo;agit-il pas d&rsquo;un clone de plus\u00a0? Pas vraiment. D&rsquo;une part, les influences sont parfaitement int\u00e9gr\u00e9es\u00a0: comme avec les classiques de Spock&rsquo;s Beard, si l\u2019on peut reconna\u00eetre facilement les sources d&rsquo;inspiration, pas une once de plagiat pour autant. De plus, ces r\u00e9f\u00e9rences sont habilement combin\u00e9es avec des \u00e9l\u00e9ments de musique traditionnelle br\u00e9silienne. Le m\u00e9lange ne sonne jamais comme une juxtaposition h\u00e9t\u00e9roclite visant \u00e0 une originalit\u00e9 gratuite. Il appara\u00eet au contraire \u00e0 l&rsquo;auditeur comme allant de soi.\u00a0<br \/>La musique est dense tout au long du disque, contrairement \u00e0 un Spock&rsquo;s Beard qui aurait fait le choix de placer des id\u00e9es plus \u00ab\u00a0pop\u00a0\u00bb entre ses pi\u00e8ces plus consistantes, pour all\u00e9ger le propos. D&rsquo;un point de vue rythmique, l\u2019ensemble syncope s\u00e9v\u00e8rement, du d\u00e9but \u00e0 la fin, tandis qu\u2019au niveau vocal, les nombreuses s\u00e9quences d&rsquo;harmonies \u00e0 la Gentle Giant sont parfaitement cisel\u00e9es. Loureiro r\u00e9ussit en plus un tour de force dont seuls les meilleurs sont capables\u00a0: tout en \u00e9tant caract\u00e9ris\u00e9 par une grande richesse dans l&rsquo;instrumentation, sa musique ne para\u00eet jamais trop charg\u00e9e. Gageons que c&rsquo;est la preuve de son habilet\u00e9 dans le processus de composition\u00a0: seules des id\u00e9es fortes permettent d&rsquo;aboutir \u00e0 une telle performance.\u00a0<br \/><br \/>Il est difficile de trouver des d\u00e9fauts \u00e0 cet album, \u00e0 moins bien s\u00fbr de d\u00e9tester Yes, Gentle Giant, ou le c\u00f4t\u00e9 un peu \u00ab\u00a0exotique\u00a0\u00bb des musiques br\u00e9siliennes. On regrettera simplement que Loureiro n&rsquo;ait pas lou\u00e9 les services d&rsquo;un v\u00e9ritable batteur. Ses programmations sont excellentes mais rien ne remplace un vrai son de batterie. La production aurait aussi pu \u00eatre un peu plus \u00ab\u00a0chaude\u00a0\u00bb. Le choix de certains sons de claviers aurait pu \u00eatre meilleur, mais ces petits d\u00e9fauts ne peuvent alt\u00e9rer le constat que\u00a0<em>Triz<\/em> est une r\u00e9ussite majeure, \u00e0 placer dans sa discoth\u00e8que entre les meilleurs albums d&rsquo;Echolyn et de Spock&rsquo;s Beard. Alexl n&rsquo;a pas vol\u00e9 son\u00a0Nougat.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Alexl est Alexandre Loureiro, chanteur et multi-instrumentiste s\u2019\u00e9tant fait conna\u00eetre dans les ann\u00e9es quatre-vingt-dix au&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":42,"featured_media":5940,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5939"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/42"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5939"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5939\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5940"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5939"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5939"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5939"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}