{"id":5937,"date":"2004-06-14T00:00:00","date_gmt":"2004-06-13T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5937"},"modified":"2004-06-14T00:00:00","modified_gmt":"2004-06-13T22:00:00","slug":"5937","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2004\/06\/14\/5937\/","title":{"rendered":"Haddad &#8211; Ars Longa Vita Brevis"},"content":{"rendered":"\n<p>Ce groupe peu connu sous nos latitudes vient du Br\u00e9sil et publie son sixi\u00e8me album en plus de dix ans d&rsquo;existence. Gustavo et Leandro, ne se sont pas cass\u00e9s la t\u00eate pour trouver un nom \u00e0 leur ensemble puisque Haddad n&rsquo;est ni un personnage d&rsquo;<em>heroic fantasy<\/em> br\u00e9silienne, ni une constellation, mais le nom de famille de ces deux fr\u00e8res, respectivement clavi\u00e9riste et guitariste, et tous deux chanteurs. Ils sont accompagn\u00e9s d&rsquo;un certain Paulo Pelissari \u00e0 la guitare, de S\u00e9rgio Melo \u00e0 la batterie, ainsi que d&rsquo;un bassiste et de leur p\u00e8re saxophoniste, r\u00e9pondant aux doux noms de Rubinho et Zezito, ce qui ne doit pas \u00eatre facile tous les jours.\u00a0<br \/><br \/>Avec ce disque, les fr\u00e8res Haddad nous proposent trois quarts d&rsquo;heure d&rsquo;une musique chaleureuse, imm\u00e9diatement accessible, bien que les structures des morceaux s&rsquo;aventurent au-del\u00e0 des encha\u00eenements couplet-refrain. Les dix compositions ne pr\u00e9sentent rien de r\u00e9volutionnaire et on a plut\u00f4t affaire \u00e0 une c\u00e9l\u00e9bration d&rsquo;influences qu\u2019\u00e0 une veritable cr\u00e9ation. L\u2019ensemble oscille entre progressif symphonique des ann\u00e9es soixante-dix et \u00ab\u00a0neo-prog\u00a0\u00bb typique des ann\u00e9es quatre vingt, tendant vers le classicisme 70s sans r\u00e9elle recherch\u00e9 de sophistication (Camel plut\u00f4t que Genesis), avec l&rsquo;\u00e9vidence m\u00e9lodique d&rsquo;un Marillion de la p\u00e9riode Fish et l&rsquo;influence de IQ.\u00a0<br \/>L&rsquo;album est parsem\u00e9 de m\u00e9lodies efficaces, surtout sur les passages instrumentaux, et la production est tr\u00e8s propre. Le jeu de chacun est assez sobre, alors que Pelissari sort du lot avec des interventions guitaristiques sp\u00e9cialement inspir\u00e9es et un son proche de celui de Carlos Santana. Le p\u00e8re Haddad nous gratifie aussi de belles interventions au saxo. Cependant, les passes d&rsquo;armes entre guitares et claviers sont un peu g\u00e2ch\u00e9es par les choix de sons discutables de Gustavo Haddad, et les lignes vocales ont tendance \u00e0 verser dans un registre \u00ab\u00a0vari\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb peu convainquant. Les textes \u00e9tant d\u2019ailleurs en portugais, les non-polyglottes devront donc se contenter d&rsquo;un chant peu enthousiasmant sans en comprendre le sens. Pour la frime, on peut quand m\u00eame chanter \u00ab\u00a0Quando Ismalia enlouqueceu P\u00f4s-se na Torre a sonhar Viu uma lua no c\u00e9u Viu outra lua no mar\u00a0\u00bb en ayant l&rsquo;air d&rsquo;y croire.\u00a0<br \/><br \/>On est donc en pr\u00e9sence d&rsquo;un album sympathique, mais finalement tr\u00e8s moyen\u00a0: les bons moments risquent, apr\u00e8s quelques \u00e9coutes, d&rsquo;\u00e9puiser leur pouvoir de seduction, du fait d&rsquo;une certaine facilit\u00e9. Autrement dit, il y a fort \u00e0 parier que m\u00eame un auditeur que les d\u00e9fauts d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9s ne rebuteraient pas, ne revienne tout de m\u00eame que rarement sur ce disque. Sa dur\u00e9e de vie semble v\u00e9ritablement limit\u00e9e, sauf peut-\u00eatre pour les fanatiques du genre.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce groupe peu connu sous nos latitudes vient du Br\u00e9sil et publie son sixi\u00e8me album&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":42,"featured_media":5938,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5937"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/42"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5937"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5937\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5938"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5937"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5937"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5937"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}