{"id":5931,"date":"2004-07-17T00:00:00","date_gmt":"2004-07-16T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5931"},"modified":"2004-07-17T00:00:00","modified_gmt":"2004-07-16T22:00:00","slug":"5931","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2004\/07\/17\/5931\/","title":{"rendered":"IQ &#8211; Dark Matter"},"content":{"rendered":"\n<p>Le premier album d&rsquo;IQ est sorti en 1983, comme celui de Marillion. Ce n&rsquo;est pas leur seul point commun puisque les deux formations partagent aussi leur principale influence musicale, le Genesis de l&rsquo;\u00e8re Gabriel. L\u2019un comme l\u2019autre ont \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9s comme des meneurs de la sc\u00e8ne dite \u00ab\u00a0n\u00e9o-progressive\u00a0\u00bb des ann\u00e9es quatre-vingt, caract\u00e9ris\u00e9e par le symphonisme h\u00e9rit\u00e9 des ann\u00e9es soixante-dix, dans une version expurg\u00e9e de ses ornements luxurieux, et avec les abominables sons de batterie et de claviers de la d\u00e9cennie suivante.<br \/>Alors que Marillion a ensuite \u00e9largi son vocabulaire et chang\u00e9 de direction, IQ a persist\u00e9 dans cette voie\u00a0:\u00a0<em>Dark Matter<\/em> n&rsquo;est donc pas tr\u00e8s original. Sa \u00ab\u00a0nouveaut\u00e9\u00a0\u00bb r\u00e9side seulement dans le fait que des claviers\u00a0<em>vintage 70\u2019s<\/em> ont avantageusement remplac\u00e9 les synth\u00e9s typ\u00e9s de la d\u00e9cennie suivante. De plus, l&rsquo;ombre de Genesis semble plus pr\u00e9sente que jamais, et pas seulement du fait du son\u00a0: cet album est purement progressif au sens \u00e9troit du terme, c&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;il r\u00e9pond aux crit\u00e8res formels d&rsquo;\u00e9criture pos\u00e9s dans les ann\u00e9es soixante-dix par Genesis, ELP, Yes, etc.<br \/><br \/>Il serait cependant erron\u00e9 d&rsquo;en conclure qu&rsquo;IQ ne fait pas preuve d&rsquo;une personnalit\u00e9 propre ou que le c\u00f4t\u00e9 format\u00e9 de leur musique fasse de\u00a0<em>Dark Matter<\/em> une compilation de clich\u00e9s. Au contraire, m\u00eame si on reste en terrain tr\u00e8s familier, on se laisse facilement emmener dans l&rsquo;univers sombre &#8211; mais pas d\u00e9primant &#8211; de cet album. L&rsquo;explication\u00a0? Ces messieurs savent \u00e9crire, et l\u2019album est marqu\u00e9 par un sens de la m\u00e9lodie \u00e9vident. \u00ab\u00a0Sacred Ground\u00a0\u00bb et la suite \u00ab\u00a0Harvest of Souls\u00a0\u00bb, dont la dur\u00e9e totale couvre les deux tiers du disque, appartiennent aux mod\u00e8les du genre et justifient \u00e0 eux seuls l&rsquo;acquisition de cet album.<br \/>IQ d\u00e9veloppe des id\u00e9es fortes, et c&rsquo;est le principal. De plus, le groupe sait les mettre en forme\u00a0: l&rsquo;instrumentation est bien \u00e9quilibr\u00e9e, chaque intervention soliste sert le morceau et la coh\u00e9sion est parfaite. Peter Nicholls pose habilement son \u00e9trange voix, croisement impossible entre Peter Gabriel et Jon Anderson, sur l&rsquo;\u00e9difice que les instrumentistes ont construit.<br \/><br \/>Dark Matter est un heureux album \u00e0 conseiller \u00e0 tout amateur de rock progressif classique. Son \u00e9vidence m\u00e9lodique en fait de plus un disque \u00e0 privil\u00e9gier lors d&rsquo;une crise de pros\u00e9lytisme musical envers vos amis peu familiers du genre. Si IQ a pu p\u00e2tir de sa r\u00e9putation de groupe \u00ab\u00a0neo-prog\u00a0\u00bb, il faut aujourd&rsquo;hui se rendre \u00e0 l&rsquo;\u00e9vidence\u00a0:\u00a0<em>Dark Matter<\/em>, comme\u00a0<em>Subterranea<\/em> (1997), prouve qu&rsquo;IQ fait aujourd\u2019hui partie des groupes de premi\u00e8re classe dans le genre \u00ab\u00a0classic prog\u00a0\u00bb.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le premier album d&rsquo;IQ est sorti en 1983, comme celui de Marillion. Ce n&rsquo;est pas&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":42,"featured_media":5932,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5931"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/42"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5931"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5931\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5932"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5931"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5931"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5931"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}