{"id":5915,"date":"2005-11-15T00:00:00","date_gmt":"2005-11-14T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5915"},"modified":"2005-11-15T00:00:00","modified_gmt":"2005-11-14T22:00:00","slug":"5915","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2005\/11\/15\/5915\/","title":{"rendered":"Amon D\u00fc\u00fcl &#8211; Only Human"},"content":{"rendered":"\n<p>Amon D\u00fc\u00fcl, l\u2019une des pierres angulaires autant que v\u00e9n\u00e9rables de la sc\u00e8ne rock pop progressive allemande, sortit son premier album en 1969. La formation a aujourd\u2019hui \u00e0 son actif plus d\u2019une vingtaine de disques.\u00a0<br \/><br \/>Officiant \u00e0 la crois\u00e9e d\u2019influences exp\u00e9rimentales diverses, le groupe a su s\u00e9duire \u00e0 ses d\u00e9buts par un rock id\u00e9ologique m\u00e2tin\u00e9 de passages psych\u00e9d\u00e9liques, de chants incantatoires et d\u2019atmosph\u00e8res tribales. Apr\u00e8s une carri\u00e8re faite de bien des p\u00e9rip\u00e9ties et une pr\u00e9sence permanente aux c\u00f4t\u00e9s de groupes plus populaires comme Can et Popol Vuh, cette remasterisation d\u2019un vieux disque de Krautrock peut-elle susciter l\u2019int\u00e9r\u00eat\u00a0?\u00a0<em>Only Human<\/em> n\u2019est en effet qu\u2019une r\u00e9\u00e9dition d\u2019un travail paru en 1978. D\u00e9cevant pour beaucoup, il marquait l\u2019entr\u00e9e d\u2019Amon D\u00fc\u00fcl II dans une logique de production d\u2019une pop conventionnelle sans saveur, qui s\u2019accommodait mal de l\u2019id\u00e9al esth\u00e9tique que s\u2019\u00e9tait initialement fix\u00e9 le groupe.\u00a0<br \/><br \/>La dur\u00e9e des titres, peu nombreux, oscille entre trois et sept minutes. Le son est correct pour ce d\u00e9poussi\u00e9rage et reste fid\u00e8le \u00e0 ce qui se faisait \u00e0 l\u2019\u00e9poque de nos amis les Bee Gees. Les m\u00e9lodies sont, dans la premi\u00e8re partie de l\u2019album, appuy\u00e9es par des rythmiques \u00e0 la saveur disco qui fleurent bon la fin des seventies, tandis que les morceaux de cl\u00f4ture perdent un peu de leur dynamisme pour offrir atmosph\u00e8res planantes et voyages sonores suggestifs plus fid\u00e8les \u00e0 ce que faisait cette communaut\u00e9 teutonne \u00e0 ses d\u00e9buts.<br \/>La bossa nova chaloup\u00e9e de \u00ab\u00a0Spaniards &amp; Spacemen\u00a0\u00bb est ainsi un petit r\u00e9gal d\u2019instrumental guilleret, qui s\u2019ach\u00e8ve sur un solo flamenco fort r\u00e9ussi. Il faut dire que \u00ab\u00a0Another Morning\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Kirk Morgan\u00a0\u00bb pr\u00e9parent all\u00e8grement le terrain et mettent en d\u2019affables dispositions.\u00a0<br \/>La deuxi\u00e8me partie de l\u2019album commence avec l\u2019orientalisant \u00ab\u00a0Kismet\u00a0\u00bb, l\u2019un des morceaux les plus longs. Il rappelle \u00ab\u00a02112\u00a0\u00bb de Rush dans ses premi\u00e8res mesures et s\u2019ach\u00e8ve en une cavalcade aux tonalit\u00e9s berb\u00e8res, riche en synth\u00e9tiseurs. Cette deuxi\u00e8me moiti\u00e9 de disque est loin d\u2019\u00eatre m\u00e9diocre mais il est dommage que l\u2019ensemble ne sorte pas de l\u2019ordinaire. Les deux titres bonus ajout\u00e9s pour l\u2019occasion semblent allonger artificiellement l\u2019\u00e9coute et il faut par ailleurs bien reconna\u00eetre que les passages parl\u00e9s ou chant\u00e9s manquent un peu d\u2019\u00e9nergie et d\u2019expressivit\u00e9.\u00a0<br \/><br \/>Bien que nettement plus int\u00e9ressant que\u00a0<em>Vortex<\/em>, il est dommage qu\u2019<em>Only Human<\/em> ne fasse pas preuve de plus de caract\u00e8re et qu\u2019il ne poss\u00e8de rien qui puisse marquer durablement les consciences.\u00a0<br \/>Inconditionnels et habitu\u00e9s ne trouveront pas ici leur bonheur et pourront facilement opter pour des groupes plus actuels de la trempe d\u2019Ozric Tentacles ou Brand X. Si par contre l\u2019id\u00e9e de faire connaissance avec un album aux compositions l\u00e9g\u00e8res et bien ex\u00e9cut\u00e9es les s\u00e9duit, ils d\u00e9couvriront un enregistrement tout \u00e0 fait correct et t\u00e9moin des mutations artistiques de son \u00e9poque.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Amon D\u00fc\u00fcl, l\u2019une des pierres angulaires autant que v\u00e9n\u00e9rables de la sc\u00e8ne rock pop progressive&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":41,"featured_media":5916,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5915"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/41"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5915"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5915\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5916"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5915"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5915"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5915"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}