{"id":5887,"date":"2002-10-31T00:00:00","date_gmt":"2002-10-30T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5887"},"modified":"2002-10-31T00:00:00","modified_gmt":"2002-10-30T22:00:00","slug":"5887","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2002\/10\/31\/5887\/","title":{"rendered":"Symphony X &#8211; The Odyssey"},"content":{"rendered":"\n<p>Apr\u00e8s \u00ab V \u00bb, joli succ\u00e8s, arrive \u00ab The Odyssey \u00bb. C\u2019est le voyage d\u2019Ulysse (Odusseus en grec classique) qui fait l\u2019objet de l\u2019album. Invitation au voyage.<br \/><br \/>Les premiers titres (\u00ab Inferno \u00bb, \u00ab Wicked \u00bb, \u00ab Incantation\u2026\u00bb) sont pour le moins heavy\u00a0! Les am\u00e9ricains ont durci le ton \u00e0 tous niveaux\u00a0: composition, interpr\u00e9tation et production. Plus sec, direct, un peu trop propre, le son est parfois compress\u00e9 \u00e0 la limite du manque d\u2019expression. Sans perdre tout son lyrisme, le chant de Russel Allen manifeste une franche agressivit\u00e9. La paire Lepond\/Rullo (basse\/batterie), complexe et carr\u00e9e \u00e0 la fois, soutient efficacement la guitare de Romeo, rageuse et virtuose comme toujours. Le synth\u00e9 reste par contre \u00e9trangement en retrait. Si l\u2019ensemble devient plus direct et punchy, cette quasi-absence d\u2019arrangements enl\u00e8ve un peu de consistance.<br \/>\u00ab Accolade II \u00bb, d\u00e9j\u00e0 plus progressive et ambitieuse, prend le premier risque. Cette suite \u00e0 \u00ab The Accolade \u00bb rappelle quelques bons moments\u00a0! On jouera ainsi \u00e0 retrouver des th\u00e8mes de \u00ab The Divine Wings Of Tragedy \u00bb o\u00f9 figurait le titre en question, parsem\u00e9s tout au long de ces sept minutes de bonheur (noter le clin d\u2019\u0153il \u00e0 \u00ab The Edge Of Forever \u00bb). Les synth\u00e9s reprennent leur place\u00a0: tant mieux\u00a0!<br \/>\u00ab King of Terrors \u00bb, d\u2019apr\u00e8s E.A.Poe, est bon moment d\u2019inspiration \u2018thrashisante\u2019 dont Allen est grandement responsable. Des jeux de paroles (Their God \/ Inch by Inch \/ Line by Line) rendent l\u2019atmosph\u00e8re pesante, que les synth\u00e9s et le break ach\u00e8veront d\u2019alourdir avec succ\u00e8s.\u00a0<br \/>\u00ab Awakenings \u00bb prend un autre risque. Partie instrumentale rock prog 70\u2019s et passage piano \u00e0 la Satie, un peu jazzy puis classisant, sont autant d\u2019agr\u00e9ables surprises. On sent une volont\u00e9 de mise en sc\u00e8ne et la progression est r\u00e9elle. L\u00e0 encore, Allen sort du lot.\u00a0<br \/>\u00ab The Odyssey \u00bb, troisi\u00e8me risque de 24 minutes en 7 parties cl\u00f4ture le tout, en forme d\u2019apoth\u00e9ose. L\u2019intro orchestrale \u00e9voque parfois trop John Williams (compositeur de Star Wars, Indiana Jones\u2026) et Danny Elfman (Batman, Beetlejuice\u2026), mais le reste est impressionnant \u00a0: prestation vocale superbe, m\u00e9lodies accrocheuses, guitares alambiqu\u00e9es dont un excellent solo sur \u00ab Circe \u00bb, clins d\u2019\u0153il (\u00ab Mission impossible \u00bb par ex.) et arrangements soign\u00e9s. Respect.\u00a0<br \/><br \/>Alors que Symphony X produit une musique tr\u00e8s caract\u00e9ris\u00e9e, le groupe a su prendre quelques risques pour ne pas totalement tomber dans le pi\u00e8ge de l\u2019auto-plagiat. Si certains passages s\u00e8ment quelques doutes &#8211; soli de guitare sentant l\u2019improvisation, orchestrations confinant parfois au clich\u00e9 &#8211; on retiendra n\u00e9anmoins deux points majeurs\u00a0: la qualit\u00e9 inattendue de composition de Romeo, et la ma\u00eetrise d\u00e9finitive affich\u00e9e par Russel Allen, qui survole ce disque. The Odyssey est un bon album de metal progressif qui ne devrait pas d\u00e9cevoir, ce qui est beaucoup vu le haut niveau des pr\u00e9c\u00e9dentes r\u00e9alisations du groupe.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s \u00ab V \u00bb, joli succ\u00e8s, arrive \u00ab The Odyssey \u00bb. 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