{"id":5881,"date":"2005-06-20T00:00:00","date_gmt":"2005-06-19T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5881"},"modified":"2005-06-20T00:00:00","modified_gmt":"2005-06-19T22:00:00","slug":"5881","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2005\/06\/20\/5881\/","title":{"rendered":"Dream Theater &#8211; Octavarium"},"content":{"rendered":"\n<p>\u00a0<\/p>\r\n<p align=\"justify\">Fid\u00e8les \u00e0 eux-m\u00eames, les am\u00e9ricains de Dream Theater op\u00e8rent une fois de plus un virage serr\u00e9, exercice auquel ils ont habitu\u00e9 leurs fans depuis leur tout premier album. N\u00e9anmoins, il faut remonter \u00e0\u00a0<em>Scenes From A Memory<\/em> pour trouver le dernier album \u201cpur jus\u201d du groupe, les suivants \u00e9tant empreints d&rsquo;influences \u00e9videntes, clairement affich\u00e9es par ailleurs.\u00a0<em>Octavarium<\/em>poursuit dans cette voie, piochant tout autant dans le rock progressif classique que dans la pop muscl\u00e9e. Dream Theater donne dans le Muse\u00a0? Soit. C&rsquo;est d&rsquo;autant moins d\u00e9rangeant que Muse n&rsquo;a rien invent\u00e9, loin s&rsquo;en faut. Dream Theater donne dans le U2\u00a0? Qui s&rsquo;en formaliserait si c\u2019est avec autant de brio\u00a0?\u00a0<br \/><br \/>Plus que ces quelques d\u00e9fauts, on peut retenir de nombreuses qualit\u00e9s\u00a0: James Labrie a rarement autant modul\u00e9 son chant, Jordan Rudess se d\u00e9cide enfin \u00e0 sortir de sa palette tr\u00e8s limit\u00e9e de sonorit\u00e9s, les vaines d\u00e9monstrations techniques omnipr\u00e9sentes depuis\u00a0<em>Scenes From A Memory<\/em> ont disparu et le titre \u201cOctavarium\u201d constitue de par sa fluidit\u00e9 et sa richesse un plat de r\u00e9sistance digne de \u201cA Change Of Season\u201d.<br \/><br \/><em>Octavarium<\/em> est un album qui risque bien plus de r\u00e9concilier Dream Theater avec les \u2013 nombreux \u2013 d\u00e9tracteurs de\u00a0<em>Train Of Thought<\/em> que de diviser encore davantage les \u2013 nombreux \u2013 fans qui lui restent.<\/p>\r\n<p align=\"right\"><strong>Jean-Philippe Haas<\/strong><\/p>\r\n<table style=\"height: 20px;\" border=\"0\" cellspacing=\"2\" cellpadding=\"0\">\r\n<tbody>\r\n<\/tbody>\r\n<\/table>\r\n<hr \/>\r\n\n<p>\u00a0<\/p>\r\n<p align=\"justify\">Du beurre dans les \u00e9pinards\u00a0? Dream Theater chercherait-il enfin, apr\u00e8s deux albums qui ont suscit\u00e9 d\u00e9bats et pol\u00e9miques, \u00e0 s\u2019assagir et revenir en terrain conquis sur la plan\u00e8te Fan\u00a0? La question peut se poser en ces termes. Qu\u2019on ait aim\u00e9 ou pas\u00a0<em>Six Degrees Of Inner Turbulence<\/em>et Train Of Thought, que ceux qui pensaient que Portnoy et Cie . avaient purement et simplement reni\u00e9 leur racines soient rassur\u00e9s.<br \/>Relativisons cependant\u00a0: \u201cThe Root Of All Evil\u201c est l\u2019exemple type du morceau pol\u00e9mique\u00a0: il inscrit dans la trilogie ouverte avec \u201cThe Glass Prison\u201c, poursuivie ensuite sur \u201cThis Dying Soul\u201c. Le concept de l\u2019auto-plagiat qui reprend dans un nouveau titre le th\u00e8me d\u2019un morceau d\u00e9j\u00e0 existant, perd cependant son capital sympathie pass\u00e9es les premi\u00e8res trente secondes, l\u2019effet de surprise disparaissant, rendant le titre redondant alors qu\u2019il contient de bonnes id\u00e9es. Est-ce que ce genre de proc\u00e9d\u00e9 serait annonciateur d\u2019un manque d\u2019inspiration, au m\u00eame titre que les paroles d\u2019\u201cOctavarium\u201c o\u00f9 sont cit\u00e9s les plus grands hymnes de l\u2019histoire du rock et du metal progressif\u00a0? La ballade \u00ab U2ienne \u00bb \u201cI Walk Beside You\u201c vous ram\u00e8ne (avec succ\u00e8s) \u00e0 l\u2019\u00e9poque\u00a0<em>Falling Into Infinity<\/em> au m\u00eame titre que \u201cThe Answer Lies Within\u201c, fadasse au possible.\u00a0<br \/><br \/>Quelle est au bout du compte, la v\u00e9ritable originalit\u00e9 de cet album\u00a0? Peut-\u00eatre le fait que Dream Theater ne cherche plus \u00e0 cacher ses influences. Celle de Muse par exemple frappe tant sur les excellents \u201cNever Enough\u201c et \u201cThese Walls\u201c, qu\u2019elle appelle la question du possible manque d\u2019inspiration. Un culot qui n\u2019a pas fini d\u2019alimenter les discussions des pros &amp; antis\u00a0!<br \/><br \/>Alors oui, cette nouvelle livraison ne d\u00e9roge pas \u00e0 la ligne de conduite de Dream Theater\u00a0: jamais deux fois le m\u00eame disque. Effectivement, de nouveaux horizons musicaux sont explor\u00e9s avec plus ou moins de r\u00e9ussite. Saluons aussi le retour en gr\u00e2ce de Jordan Rudess, aux abonn\u00e9s absents sur\u00a0<em>Train Of Thought<\/em>, omnipr\u00e9sent sur\u00a0<em>Octavarium<\/em>, et de James LaBrie qui retrouve enfin de vraies m\u00e9lodies de chant, tandis que John Petrucci et Mike Portnoy sont moins d\u00e9monstratifs que par le pass\u00e9. On notera m\u00eame un solo de Myung\u00a0! La d\u00e9marche est louable mais \u00e0 l\u2019\u00e9coute du r\u00e9sultat final sali au possible par une production, manquant de clart\u00e9, reste \u00e0 l\u2019esprit ce go\u00fbt d\u2019inachev\u00e9. C\u2019est frustrant, car on attendait (encore\u00a0!) le digne successeur de\u00a0<em>Scenes From A Memory<\/em> et l\u2019on n\u2019a, au final, qu\u2019un album de plus dans la discographie du Th\u00e9\u00e2tre Onirique. Dommage, vraiment.<\/p>\r\n<p align=\"right\"><strong>Dan Tordjman<\/strong><\/p>\n<p><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"line-height: normal; -webkit-border-horizontal-spacing: 2px; -webkit-border-vertical-spacing: 2px;\"><br \/><\/span><\/span><\/p>\r\n<hr \/>\r\n\n<p>\u00a0<\/p>\r\n<p align=\"justify\">Fid\u00e8les \u00e0 eux-m\u00eames, les am\u00e9ricains de Dream Theater op\u00e8rent une fois de plus un virage serr\u00e9, exercice auquel ils ont habitu\u00e9 leurs fans depuis leur tout premier album. N\u00e9anmoins, il faut remonter \u00e0\u00a0<em>Scenes From A Memory<\/em> pour trouver le dernier album \u201cpur jus\u201d du groupe, les suivants \u00e9tant empreints d&rsquo;influences \u00e9videntes, clairement affich\u00e9es par ailleurs.\u00a0<em>Octavarium<\/em>poursuit dans cette voie, piochant tout autant dans le rock progressif classique que dans la pop muscl\u00e9e. Dream Theater donne dans le Muse\u00a0? Soit. C&rsquo;est d&rsquo;autant moins d\u00e9rangeant que Muse n&rsquo;a rien invent\u00e9, loin s&rsquo;en faut. Dream Theater donne dans le U2\u00a0? Qui s&rsquo;en formaliserait si c\u2019est avec autant de brio\u00a0?\u00a0<br \/><br \/>Plus que ces quelques d\u00e9fauts, on peut retenir de nombreuses qualit\u00e9s\u00a0: James Labrie a rarement autant modul\u00e9 son chant, Jordan Rudess se d\u00e9cide enfin \u00e0 sortir de sa palette tr\u00e8s limit\u00e9e de sonorit\u00e9s, les vaines d\u00e9monstrations techniques omnipr\u00e9sentes depuis\u00a0<em>Scenes From A Memory<\/em> ont disparu et le titre \u201cOctavarium\u201d constitue de par sa fluidit\u00e9 et sa richesse un plat de r\u00e9sistance digne de \u201cA Change Of Season\u201d.<br \/><br \/><em>Octavarium<\/em> est un album qui risque bien plus de r\u00e9concilier Dream Theater avec les \u2013 nombreux \u2013 d\u00e9tracteurs de\u00a0<em>Train Of Thought<\/em> que de diviser encore davantage les \u2013 nombreux \u2013 fans qui lui restent.<\/p>\r\n<p align=\"right\"><strong>Jean-Philippe Haas<\/strong><\/p>\r\n<table style=\"height: 20px;\" border=\"0\" cellspacing=\"2\" cellpadding=\"0\">\r\n<tbody>\r\n<\/tbody>\r\n<\/table>\r\n<hr \/>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00a0<\/p>\r\n<p align=\"justify\">Du beurre dans les \u00e9pinards\u00a0? Dream Theater chercherait-il enfin, apr\u00e8s deux albums qui ont suscit\u00e9 d\u00e9bats et pol\u00e9miques, \u00e0 s\u2019assagir et revenir en terrain conquis sur la plan\u00e8te Fan\u00a0? La question peut se poser en ces termes. Qu\u2019on ait aim\u00e9 ou pas\u00a0<em>Six Degrees Of Inner Turbulence<\/em>et Train Of Thought, que ceux qui pensaient que Portnoy et Cie . avaient purement et simplement reni\u00e9 leur racines soient rassur\u00e9s.<br \/>Relativisons cependant\u00a0: \u201cThe Root Of All Evil\u201c est l\u2019exemple type du morceau pol\u00e9mique\u00a0: il inscrit dans la trilogie ouverte avec \u201cThe Glass Prison\u201c, poursuivie ensuite sur \u201cThis Dying Soul\u201c. Le concept de l\u2019auto-plagiat qui reprend dans un nouveau titre le th\u00e8me d\u2019un morceau d\u00e9j\u00e0 existant, perd cependant son capital sympathie pass\u00e9es les premi\u00e8res trente secondes, l\u2019effet de surprise disparaissant, rendant le titre redondant alors qu\u2019il contient de bonnes id\u00e9es. Est-ce que ce genre de proc\u00e9d\u00e9 serait annonciateur d\u2019un manque d\u2019inspiration, au m\u00eame titre que les paroles d\u2019\u201cOctavarium\u201c o\u00f9 sont cit\u00e9s les plus grands hymnes de l\u2019histoire du rock et du metal progressif\u00a0? La ballade \u00ab U2ienne \u00bb \u201cI Walk Beside You\u201c vous ram\u00e8ne (avec succ\u00e8s) \u00e0 l\u2019\u00e9poque\u00a0<em>Falling Into Infinity<\/em> au m\u00eame titre que \u201cThe Answer Lies Within\u201c, fadasse au possible.\u00a0<br \/><br \/>Quelle est au bout du compte, la v\u00e9ritable originalit\u00e9 de cet album\u00a0? Peut-\u00eatre le fait que Dream Theater ne cherche plus \u00e0 cacher ses influences. Celle de Muse par exemple frappe tant sur les excellents \u201cNever Enough\u201c et \u201cThese Walls\u201c, qu\u2019elle appelle la question du possible manque d\u2019inspiration. Un culot qui n\u2019a pas fini d\u2019alimenter les discussions des pros &amp; antis\u00a0!<br \/><br \/>Alors oui, cette nouvelle livraison ne d\u00e9roge pas \u00e0 la ligne de conduite de Dream Theater\u00a0: jamais deux fois le m\u00eame disque. Effectivement, de nouveaux horizons musicaux sont explor\u00e9s avec plus ou moins de r\u00e9ussite. Saluons aussi le retour en gr\u00e2ce de Jordan Rudess, aux abonn\u00e9s absents sur\u00a0<em>Train Of Thought<\/em>, omnipr\u00e9sent sur\u00a0<em>Octavarium<\/em>, et de James LaBrie qui retrouve enfin de vraies m\u00e9lodies de chant, tandis que John Petrucci et Mike Portnoy sont moins d\u00e9monstratifs que par le pass\u00e9. On notera m\u00eame un solo de Myung\u00a0! La d\u00e9marche est louable mais \u00e0 l\u2019\u00e9coute du r\u00e9sultat final sali au possible par une production, manquant de clart\u00e9, reste \u00e0 l\u2019esprit ce go\u00fbt d\u2019inachev\u00e9. C\u2019est frustrant, car on attendait (encore\u00a0!) le digne successeur de\u00a0<em>Scenes From A Memory<\/em> et l\u2019on n\u2019a, au final, qu\u2019un album de plus dans la discographie du Th\u00e9\u00e2tre Onirique. Dommage, vraiment.<\/p>\r\n<p align=\"right\"><strong>Dan Tordjman<\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\r\n<p align=\"justify\">Est-il vraiment besoin de palabrer sur un disque qui, encore une fois, trouvera gr\u00e2ce aux yeux des fans acharn\u00e9s de Dream Theater\u00a0? Il fut un temps o\u00f9 ces remarquables musiciens savaient parfaitement dig\u00e9rer leurs influences pour se les approprier et en faire un style unique, auquel tout le monde fait r\u00e9f\u00e9rence depuis\u00a0<em>Images &amp; Words<\/em>. Aujourd\u2019hui, le quintette ne se donne plus cette peine, pompant sans vergogne les id\u00e9es des autres, allant presque jusqu\u2019\u00e0 les claironner largement.<br \/><br \/>L\u2019\u00e9ponyme \u00ab Octavarium \u00bb, s\u2019il reste le titre le plus honorable de ce disque avec \u00ab These Walls \u00bb, montre clairement cet \u00e9tat de fait\u00a0: Genesis, Pink Floyd, Yes, m\u00eame Mullmuzzler et\u2026 Dream Theater, repiquant quelques passages de \u00ab A Change Of Seasons \u00bb et\u00a0<em>Scenes From A Memory<\/em>, tels sont les noms qui viennent obligatoirement \u00e0 l\u2019esprit. Excuse facile du simple hommage \u00e0 ses influences\u00a0? Avouez qu\u2019en plus des concerts tributaires o\u00f9 le groupe reprend int\u00e9gralement un album d\u2019un artiste fondateur, \u00e7a commence \u00e0 faire beaucoup\u00a0! Simple carence artistique\u00a0? Etant donn\u00e9 le nombre d\u2019id\u00e9es \u00e9tal\u00e9es durant ces vingt-quatre minutes (\u00e0 peu pr\u00e8s cinq fois moins qu\u2019 \u00ab ACOS \u00bb \u00e0 dur\u00e9e \u00e9gale), on aurait tendance \u00e0 choisir cette hypoth\u00e8se\u2026 D\u2019ici quelques ann\u00e9es, il se pourrait que Dream Theater ne produise que des albums \u00ab dans le style de\u2026 \u00bb, tout en offrant, \u00e0 l\u2019instar d\u2019un Musical Box, des repr\u00e9sentations\u00a0<em>live<\/em> d\u00e9di\u00e9es \u00e0 ses groupes f\u00e9tiches. A force de jouer les cam\u00e9l\u00e9ons, on finit par perdre son identit\u00e9.<\/p>\r\n<p align=\"right\"><strong>Greg Filibert<\/strong><\/p>\r\n\n<p><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"line-height: normal; -webkit-border-horizontal-spacing: 2px; -webkit-border-vertical-spacing: 2px;\"><br \/><\/span><\/span><\/p>\r\n<hr \/>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00a0<\/p>\r\n<p align=\"justify\">Fid\u00e8les \u00e0 eux-m\u00eames, les am\u00e9ricains de Dream Theater op\u00e8rent une fois de plus un virage serr\u00e9, exercice auquel ils ont habitu\u00e9 leurs fans depuis leur tout premier album. N\u00e9anmoins, il faut remonter \u00e0\u00a0<em>Scenes From A Memory<\/em> pour trouver le dernier album \u201cpur jus\u201d du groupe, les suivants \u00e9tant empreints d&rsquo;influences \u00e9videntes, clairement affich\u00e9es par ailleurs.\u00a0<em>Octavarium<\/em>poursuit dans cette voie, piochant tout autant dans le rock progressif classique que dans la pop muscl\u00e9e. Dream Theater donne dans le Muse\u00a0? Soit. C&rsquo;est d&rsquo;autant moins d\u00e9rangeant que Muse n&rsquo;a rien invent\u00e9, loin s&rsquo;en faut. Dream Theater donne dans le U2\u00a0? Qui s&rsquo;en formaliserait si c\u2019est avec autant de brio\u00a0?\u00a0<br \/><br \/>Plus que ces quelques d\u00e9fauts, on peut retenir de nombreuses qualit\u00e9s\u00a0: James Labrie a rarement autant modul\u00e9 son chant, Jordan Rudess se d\u00e9cide enfin \u00e0 sortir de sa palette tr\u00e8s limit\u00e9e de sonorit\u00e9s, les vaines d\u00e9monstrations techniques omnipr\u00e9sentes depuis\u00a0<em>Scenes From A Memory<\/em> ont disparu et le titre \u201cOctavarium\u201d constitue de par sa fluidit\u00e9 et sa richesse un plat de r\u00e9sistance digne de \u201cA Change Of Season\u201d.<br \/><br \/><em>Octavarium<\/em> est un album qui risque bien plus de r\u00e9concilier Dream Theater avec les \u2013 nombreux \u2013 d\u00e9tracteurs de\u00a0<em>Train Of Thought<\/em> que de diviser encore davantage les \u2013 nombreux \u2013 fans qui lui restent.<\/p>\r\n<p align=\"right\"><strong>Jean-Philippe Haas<\/strong><\/p>\r\n<table style=\"height: 20px;\" border=\"0\" cellspacing=\"2\" cellpadding=\"0\">\r\n<tbody>\r\n<\/tbody>\r\n<\/table>\r\n<hr \/>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00a0<\/p>\r\n<p align=\"justify\">Du beurre dans les \u00e9pinards\u00a0? Dream Theater chercherait-il enfin, apr\u00e8s deux albums qui ont suscit\u00e9 d\u00e9bats et pol\u00e9miques, \u00e0 s\u2019assagir et revenir en terrain conquis sur la plan\u00e8te Fan\u00a0? La question peut se poser en ces termes. Qu\u2019on ait aim\u00e9 ou pas\u00a0<em>Six Degrees Of Inner Turbulence<\/em>et Train Of Thought, que ceux qui pensaient que Portnoy et Cie . avaient purement et simplement reni\u00e9 leur racines soient rassur\u00e9s.<br \/>Relativisons cependant\u00a0: \u201cThe Root Of All Evil\u201c est l\u2019exemple type du morceau pol\u00e9mique\u00a0: il inscrit dans la trilogie ouverte avec \u201cThe Glass Prison\u201c, poursuivie ensuite sur \u201cThis Dying Soul\u201c. Le concept de l\u2019auto-plagiat qui reprend dans un nouveau titre le th\u00e8me d\u2019un morceau d\u00e9j\u00e0 existant, perd cependant son capital sympathie pass\u00e9es les premi\u00e8res trente secondes, l\u2019effet de surprise disparaissant, rendant le titre redondant alors qu\u2019il contient de bonnes id\u00e9es. Est-ce que ce genre de proc\u00e9d\u00e9 serait annonciateur d\u2019un manque d\u2019inspiration, au m\u00eame titre que les paroles d\u2019\u201cOctavarium\u201c o\u00f9 sont cit\u00e9s les plus grands hymnes de l\u2019histoire du rock et du metal progressif\u00a0? La ballade \u00ab U2ienne \u00bb \u201cI Walk Beside You\u201c vous ram\u00e8ne (avec succ\u00e8s) \u00e0 l\u2019\u00e9poque\u00a0<em>Falling Into Infinity<\/em> au m\u00eame titre que \u201cThe Answer Lies Within\u201c, fadasse au possible.\u00a0<br \/><br \/>Quelle est au bout du compte, la v\u00e9ritable originalit\u00e9 de cet album\u00a0? Peut-\u00eatre le fait que Dream Theater ne cherche plus \u00e0 cacher ses influences. Celle de Muse par exemple frappe tant sur les excellents \u201cNever Enough\u201c et \u201cThese Walls\u201c, qu\u2019elle appelle la question du possible manque d\u2019inspiration. Un culot qui n\u2019a pas fini d\u2019alimenter les discussions des pros &amp; antis\u00a0!<br \/><br \/>Alors oui, cette nouvelle livraison ne d\u00e9roge pas \u00e0 la ligne de conduite de Dream Theater\u00a0: jamais deux fois le m\u00eame disque. Effectivement, de nouveaux horizons musicaux sont explor\u00e9s avec plus ou moins de r\u00e9ussite. Saluons aussi le retour en gr\u00e2ce de Jordan Rudess, aux abonn\u00e9s absents sur\u00a0<em>Train Of Thought<\/em>, omnipr\u00e9sent sur\u00a0<em>Octavarium<\/em>, et de James LaBrie qui retrouve enfin de vraies m\u00e9lodies de chant, tandis que John Petrucci et Mike Portnoy sont moins d\u00e9monstratifs que par le pass\u00e9. On notera m\u00eame un solo de Myung\u00a0! La d\u00e9marche est louable mais \u00e0 l\u2019\u00e9coute du r\u00e9sultat final sali au possible par une production, manquant de clart\u00e9, reste \u00e0 l\u2019esprit ce go\u00fbt d\u2019inachev\u00e9. C\u2019est frustrant, car on attendait (encore\u00a0!) le digne successeur de\u00a0<em>Scenes From A Memory<\/em> et l\u2019on n\u2019a, au final, qu\u2019un album de plus dans la discographie du Th\u00e9\u00e2tre Onirique. Dommage, vraiment.<\/p>\r\n<p align=\"right\"><strong>Dan Tordjman<\/strong><\/p>\n<p><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"line-height: normal; -webkit-border-horizontal-spacing: 2px; -webkit-border-vertical-spacing: 2px;\"><br \/><\/span><\/span><\/p>\r\n<hr \/>\r\n\n<p>\u00a0<\/p>\r\n<p align=\"justify\">Est-il vraiment besoin de palabrer sur un disque qui, encore une fois, trouvera gr\u00e2ce aux yeux des fans acharn\u00e9s de Dream Theater\u00a0? Il fut un temps o\u00f9 ces remarquables musiciens savaient parfaitement dig\u00e9rer leurs influences pour se les approprier et en faire un style unique, auquel tout le monde fait r\u00e9f\u00e9rence depuis\u00a0<em>Images &amp; Words<\/em>. Aujourd\u2019hui, le quintette ne se donne plus cette peine, pompant sans vergogne les id\u00e9es des autres, allant presque jusqu\u2019\u00e0 les claironner largement.<br \/><br \/>L\u2019\u00e9ponyme \u00ab Octavarium \u00bb, s\u2019il reste le titre le plus honorable de ce disque avec \u00ab These Walls \u00bb, montre clairement cet \u00e9tat de fait\u00a0: Genesis, Pink Floyd, Yes, m\u00eame Mullmuzzler et\u2026 Dream Theater, repiquant quelques passages de \u00ab A Change Of Seasons \u00bb et\u00a0<em>Scenes From A Memory<\/em>, tels sont les noms qui viennent obligatoirement \u00e0 l\u2019esprit. Excuse facile du simple hommage \u00e0 ses influences\u00a0? Avouez qu\u2019en plus des concerts tributaires o\u00f9 le groupe reprend int\u00e9gralement un album d\u2019un artiste fondateur, \u00e7a commence \u00e0 faire beaucoup\u00a0! Simple carence artistique\u00a0? Etant donn\u00e9 le nombre d\u2019id\u00e9es \u00e9tal\u00e9es durant ces vingt-quatre minutes (\u00e0 peu pr\u00e8s cinq fois moins qu\u2019 \u00ab ACOS \u00bb \u00e0 dur\u00e9e \u00e9gale), on aurait tendance \u00e0 choisir cette hypoth\u00e8se\u2026 D\u2019ici quelques ann\u00e9es, il se pourrait que Dream Theater ne produise que des albums \u00ab dans le style de\u2026 \u00bb, tout en offrant, \u00e0 l\u2019instar d\u2019un Musical Box, des repr\u00e9sentations\u00a0<em>live<\/em> d\u00e9di\u00e9es \u00e0 ses groupes f\u00e9tiches. A force de jouer les cam\u00e9l\u00e9ons, on finit par perdre son identit\u00e9.<\/p>\r\n<p align=\"right\"><strong>Greg Filibert<\/strong><\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"line-height: normal; -webkit-border-horizontal-spacing: 2px; -webkit-border-vertical-spacing: 2px;\"><br \/><\/span><\/span><\/p>\r\n<hr \/>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00a0<\/p>\r\n<p align=\"justify\">Fid\u00e8les \u00e0 eux-m\u00eames, les am\u00e9ricains de Dream Theater op\u00e8rent une fois de plus un virage serr\u00e9, exercice auquel ils ont habitu\u00e9 leurs fans depuis leur tout premier album. N\u00e9anmoins, il faut remonter \u00e0\u00a0<em>Scenes From A Memory<\/em> pour trouver le dernier album \u201cpur jus\u201d du groupe, les suivants \u00e9tant empreints d&rsquo;influences \u00e9videntes, clairement affich\u00e9es par ailleurs.\u00a0<em>Octavarium<\/em>poursuit dans cette voie, piochant tout autant dans le rock progressif classique que dans la pop muscl\u00e9e. Dream Theater donne dans le Muse\u00a0? Soit. C&rsquo;est d&rsquo;autant moins d\u00e9rangeant que Muse n&rsquo;a rien invent\u00e9, loin s&rsquo;en faut. Dream Theater donne dans le U2\u00a0? Qui s&rsquo;en formaliserait si c\u2019est avec autant de brio\u00a0?\u00a0<br \/><br \/>Plus que ces quelques d\u00e9fauts, on peut retenir de nombreuses qualit\u00e9s\u00a0: James Labrie a rarement autant modul\u00e9 son chant, Jordan Rudess se d\u00e9cide enfin \u00e0 sortir de sa palette tr\u00e8s limit\u00e9e de sonorit\u00e9s, les vaines d\u00e9monstrations techniques omnipr\u00e9sentes depuis\u00a0<em>Scenes From A Memory<\/em> ont disparu et le titre \u201cOctavarium\u201d constitue de par sa fluidit\u00e9 et sa richesse un plat de r\u00e9sistance digne de \u201cA Change Of Season\u201d.<br \/><br \/><em>Octavarium<\/em> est un album qui risque bien plus de r\u00e9concilier Dream Theater avec les \u2013 nombreux \u2013 d\u00e9tracteurs de\u00a0<em>Train Of Thought<\/em> que de diviser encore davantage les \u2013 nombreux \u2013 fans qui lui restent.<\/p>\r\n<p align=\"right\"><strong>Jean-Philippe Haas<\/strong><\/p>\r\n<table style=\"height: 20px;\" border=\"0\" cellspacing=\"2\" cellpadding=\"0\">\r\n<tbody>\r\n<\/tbody>\r\n<\/table>\r\n<hr \/>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00a0<\/p>\r\n<p align=\"justify\">Du beurre dans les \u00e9pinards\u00a0? Dream Theater chercherait-il enfin, apr\u00e8s deux albums qui ont suscit\u00e9 d\u00e9bats et pol\u00e9miques, \u00e0 s\u2019assagir et revenir en terrain conquis sur la plan\u00e8te Fan\u00a0? La question peut se poser en ces termes. Qu\u2019on ait aim\u00e9 ou pas\u00a0<em>Six Degrees Of Inner Turbulence<\/em>et Train Of Thought, que ceux qui pensaient que Portnoy et Cie . avaient purement et simplement reni\u00e9 leur racines soient rassur\u00e9s.<br \/>Relativisons cependant\u00a0: \u201cThe Root Of All Evil\u201c est l\u2019exemple type du morceau pol\u00e9mique\u00a0: il inscrit dans la trilogie ouverte avec \u201cThe Glass Prison\u201c, poursuivie ensuite sur \u201cThis Dying Soul\u201c. Le concept de l\u2019auto-plagiat qui reprend dans un nouveau titre le th\u00e8me d\u2019un morceau d\u00e9j\u00e0 existant, perd cependant son capital sympathie pass\u00e9es les premi\u00e8res trente secondes, l\u2019effet de surprise disparaissant, rendant le titre redondant alors qu\u2019il contient de bonnes id\u00e9es. Est-ce que ce genre de proc\u00e9d\u00e9 serait annonciateur d\u2019un manque d\u2019inspiration, au m\u00eame titre que les paroles d\u2019\u201cOctavarium\u201c o\u00f9 sont cit\u00e9s les plus grands hymnes de l\u2019histoire du rock et du metal progressif\u00a0? La ballade \u00ab U2ienne \u00bb \u201cI Walk Beside You\u201c vous ram\u00e8ne (avec succ\u00e8s) \u00e0 l\u2019\u00e9poque\u00a0<em>Falling Into Infinity<\/em> au m\u00eame titre que \u201cThe Answer Lies Within\u201c, fadasse au possible.\u00a0<br \/><br \/>Quelle est au bout du compte, la v\u00e9ritable originalit\u00e9 de cet album\u00a0? Peut-\u00eatre le fait que Dream Theater ne cherche plus \u00e0 cacher ses influences. Celle de Muse par exemple frappe tant sur les excellents \u201cNever Enough\u201c et \u201cThese Walls\u201c, qu\u2019elle appelle la question du possible manque d\u2019inspiration. Un culot qui n\u2019a pas fini d\u2019alimenter les discussions des pros &amp; antis\u00a0!<br \/><br \/>Alors oui, cette nouvelle livraison ne d\u00e9roge pas \u00e0 la ligne de conduite de Dream Theater\u00a0: jamais deux fois le m\u00eame disque. Effectivement, de nouveaux horizons musicaux sont explor\u00e9s avec plus ou moins de r\u00e9ussite. Saluons aussi le retour en gr\u00e2ce de Jordan Rudess, aux abonn\u00e9s absents sur\u00a0<em>Train Of Thought<\/em>, omnipr\u00e9sent sur\u00a0<em>Octavarium<\/em>, et de James LaBrie qui retrouve enfin de vraies m\u00e9lodies de chant, tandis que John Petrucci et Mike Portnoy sont moins d\u00e9monstratifs que par le pass\u00e9. On notera m\u00eame un solo de Myung\u00a0! La d\u00e9marche est louable mais \u00e0 l\u2019\u00e9coute du r\u00e9sultat final sali au possible par une production, manquant de clart\u00e9, reste \u00e0 l\u2019esprit ce go\u00fbt d\u2019inachev\u00e9. C\u2019est frustrant, car on attendait (encore\u00a0!) le digne successeur de\u00a0<em>Scenes From A Memory<\/em> et l\u2019on n\u2019a, au final, qu\u2019un album de plus dans la discographie du Th\u00e9\u00e2tre Onirique. Dommage, vraiment.<\/p>\r\n<p align=\"right\"><strong>Dan Tordjman<\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\r\n<p align=\"justify\">Dream theater semble, dans sa logique de sortir des albums sans rel\u00e2che tous les deux ans, se lover dans une routine confortable o\u00f9 surprendre l\u2019auditeur et d\u00e9passer ses limites n\u2019est plus de mise. Depuis le mal aim\u00e9\u00a0<em>Six Degrees Of Inner Turbulence<\/em>, contenant les derni\u00e8res prises de risque du groupe mais aussi quelques relents des m\u00e9diocrit\u00e9s \u00e0 suivre, les musiciens se contentent de composer \u00e0 la cha\u00eene et de fa\u00e7on trop lourdement inspir\u00e9e souvent. N\u2019ont ils plus rien \u00e0 dire musicalement\u00a0? Ont-ils atteint leurs limites\u00a0?\u00a0<br \/><br \/>Octavarium, s\u2019il est beaucoup plus agr\u00e9able d\u2019\u00e9coute que son pr\u00e9d\u00e9cesseur, semble r\u00e9pondre tristement par l\u2019affirmative \u00e0 ces deux questions. Non que la musique ne soit bonne, ni mal faite ou b\u00e2cl\u00e9e, mais les meilleurs moments du disque ne sont tout simplement pas \u00e0 mettre sur le compte du groupe, tant les influences sont palpables et \u00e9videntes. Entre Muse, U2, Pink Floyd ou Genesis, voici un floril\u00e8ge de styles h\u00e9t\u00e9roclite aux inspirations non dissimul\u00e9es. Que reste-t-il\u00a0? De bons morceaux, bien ex\u00e9cut\u00e9s, touchant parfois \u00e0 la perfection (\u00ab Octavarium \u00bb\u00a0!), mais qui ne contiennent en aucune fa\u00e7on l\u2019\u00e2me de leurs \u00ab cr\u00e9ateurs \u00bb, une sorte d\u2019usurpation, en fait. Il sera donc dur \u00e0 ceux poss\u00e9dant une culture musicale assez vaste de passer outre ce petit d\u00e9tail. Les autres\u00a0: \u00e9coutez le avec plaisir en attendant de r\u00e9viser vos classiques.<\/p>\r\n<p align=\"right\"><strong>Justin Poolers<\/strong><\/p>\r\n\n<p><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"line-height: normal; -webkit-border-horizontal-spacing: 2px; -webkit-border-vertical-spacing: 2px;\"><br \/><\/span><\/span><\/p>\r\n<hr \/>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00a0<\/p>\r\n<p align=\"justify\">Est-il vraiment besoin de palabrer sur un disque qui, encore une fois, trouvera gr\u00e2ce aux yeux des fans acharn\u00e9s de Dream Theater\u00a0? Il fut un temps o\u00f9 ces remarquables musiciens savaient parfaitement dig\u00e9rer leurs influences pour se les approprier et en faire un style unique, auquel tout le monde fait r\u00e9f\u00e9rence depuis\u00a0<em>Images &amp; Words<\/em>. Aujourd\u2019hui, le quintette ne se donne plus cette peine, pompant sans vergogne les id\u00e9es des autres, allant presque jusqu\u2019\u00e0 les claironner largement.<br \/><br \/>L\u2019\u00e9ponyme \u00ab Octavarium \u00bb, s\u2019il reste le titre le plus honorable de ce disque avec \u00ab These Walls \u00bb, montre clairement cet \u00e9tat de fait\u00a0: Genesis, Pink Floyd, Yes, m\u00eame Mullmuzzler et\u2026 Dream Theater, repiquant quelques passages de \u00ab A Change Of Seasons \u00bb et\u00a0<em>Scenes From A Memory<\/em>, tels sont les noms qui viennent obligatoirement \u00e0 l\u2019esprit. Excuse facile du simple hommage \u00e0 ses influences\u00a0? Avouez qu\u2019en plus des concerts tributaires o\u00f9 le groupe reprend int\u00e9gralement un album d\u2019un artiste fondateur, \u00e7a commence \u00e0 faire beaucoup\u00a0! Simple carence artistique\u00a0? Etant donn\u00e9 le nombre d\u2019id\u00e9es \u00e9tal\u00e9es durant ces vingt-quatre minutes (\u00e0 peu pr\u00e8s cinq fois moins qu\u2019 \u00ab ACOS \u00bb \u00e0 dur\u00e9e \u00e9gale), on aurait tendance \u00e0 choisir cette hypoth\u00e8se\u2026 D\u2019ici quelques ann\u00e9es, il se pourrait que Dream Theater ne produise que des albums \u00ab dans le style de\u2026 \u00bb, tout en offrant, \u00e0 l\u2019instar d\u2019un Musical Box, des repr\u00e9sentations\u00a0<em>live<\/em> d\u00e9di\u00e9es \u00e0 ses groupes f\u00e9tiches. A force de jouer les cam\u00e9l\u00e9ons, on finit par perdre son identit\u00e9.<\/p>\r\n<p align=\"right\"><strong>Greg Filibert<\/strong><\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"line-height: normal; -webkit-border-horizontal-spacing: 2px; -webkit-border-vertical-spacing: 2px;\"><br \/><\/span><\/span><\/p>\r\n<hr \/>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00a0<\/p>\r\n<p align=\"justify\">Fid\u00e8les \u00e0 eux-m\u00eames, les am\u00e9ricains de Dream Theater op\u00e8rent une fois de plus un virage serr\u00e9, exercice auquel ils ont habitu\u00e9 leurs fans depuis leur tout premier album. N\u00e9anmoins, il faut remonter \u00e0\u00a0<em>Scenes From A Memory<\/em> pour trouver le dernier album \u201cpur jus\u201d du groupe, les suivants \u00e9tant empreints d&rsquo;influences \u00e9videntes, clairement affich\u00e9es par ailleurs.\u00a0<em>Octavarium<\/em>poursuit dans cette voie, piochant tout autant dans le rock progressif classique que dans la pop muscl\u00e9e. Dream Theater donne dans le Muse\u00a0? Soit. C&rsquo;est d&rsquo;autant moins d\u00e9rangeant que Muse n&rsquo;a rien invent\u00e9, loin s&rsquo;en faut. Dream Theater donne dans le U2\u00a0? Qui s&rsquo;en formaliserait si c\u2019est avec autant de brio\u00a0?\u00a0<br \/><br \/>Plus que ces quelques d\u00e9fauts, on peut retenir de nombreuses qualit\u00e9s\u00a0: James Labrie a rarement autant modul\u00e9 son chant, Jordan Rudess se d\u00e9cide enfin \u00e0 sortir de sa palette tr\u00e8s limit\u00e9e de sonorit\u00e9s, les vaines d\u00e9monstrations techniques omnipr\u00e9sentes depuis\u00a0<em>Scenes From A Memory<\/em> ont disparu et le titre \u201cOctavarium\u201d constitue de par sa fluidit\u00e9 et sa richesse un plat de r\u00e9sistance digne de \u201cA Change Of Season\u201d.<br \/><br \/><em>Octavarium<\/em> est un album qui risque bien plus de r\u00e9concilier Dream Theater avec les \u2013 nombreux \u2013 d\u00e9tracteurs de\u00a0<em>Train Of Thought<\/em> que de diviser encore davantage les \u2013 nombreux \u2013 fans qui lui restent.<\/p>\r\n<p align=\"right\"><strong>Jean-Philippe Haas<\/strong><\/p>\r\n<table style=\"height: 20px;\" border=\"0\" cellspacing=\"2\" cellpadding=\"0\">\r\n<tbody>\r\n<\/tbody>\r\n<\/table>\r\n<hr \/>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00a0<\/p>\r\n<p align=\"justify\">Du beurre dans les \u00e9pinards\u00a0? Dream Theater chercherait-il enfin, apr\u00e8s deux albums qui ont suscit\u00e9 d\u00e9bats et pol\u00e9miques, \u00e0 s\u2019assagir et revenir en terrain conquis sur la plan\u00e8te Fan\u00a0? La question peut se poser en ces termes. Qu\u2019on ait aim\u00e9 ou pas\u00a0<em>Six Degrees Of Inner Turbulence<\/em>et Train Of Thought, que ceux qui pensaient que Portnoy et Cie . avaient purement et simplement reni\u00e9 leur racines soient rassur\u00e9s.<br \/>Relativisons cependant\u00a0: \u201cThe Root Of All Evil\u201c est l\u2019exemple type du morceau pol\u00e9mique\u00a0: il inscrit dans la trilogie ouverte avec \u201cThe Glass Prison\u201c, poursuivie ensuite sur \u201cThis Dying Soul\u201c. Le concept de l\u2019auto-plagiat qui reprend dans un nouveau titre le th\u00e8me d\u2019un morceau d\u00e9j\u00e0 existant, perd cependant son capital sympathie pass\u00e9es les premi\u00e8res trente secondes, l\u2019effet de surprise disparaissant, rendant le titre redondant alors qu\u2019il contient de bonnes id\u00e9es. Est-ce que ce genre de proc\u00e9d\u00e9 serait annonciateur d\u2019un manque d\u2019inspiration, au m\u00eame titre que les paroles d\u2019\u201cOctavarium\u201c o\u00f9 sont cit\u00e9s les plus grands hymnes de l\u2019histoire du rock et du metal progressif\u00a0? La ballade \u00ab U2ienne \u00bb \u201cI Walk Beside You\u201c vous ram\u00e8ne (avec succ\u00e8s) \u00e0 l\u2019\u00e9poque\u00a0<em>Falling Into Infinity<\/em> au m\u00eame titre que \u201cThe Answer Lies Within\u201c, fadasse au possible.\u00a0<br \/><br \/>Quelle est au bout du compte, la v\u00e9ritable originalit\u00e9 de cet album\u00a0? Peut-\u00eatre le fait que Dream Theater ne cherche plus \u00e0 cacher ses influences. Celle de Muse par exemple frappe tant sur les excellents \u201cNever Enough\u201c et \u201cThese Walls\u201c, qu\u2019elle appelle la question du possible manque d\u2019inspiration. Un culot qui n\u2019a pas fini d\u2019alimenter les discussions des pros &amp; antis\u00a0!<br \/><br \/>Alors oui, cette nouvelle livraison ne d\u00e9roge pas \u00e0 la ligne de conduite de Dream Theater\u00a0: jamais deux fois le m\u00eame disque. Effectivement, de nouveaux horizons musicaux sont explor\u00e9s avec plus ou moins de r\u00e9ussite. Saluons aussi le retour en gr\u00e2ce de Jordan Rudess, aux abonn\u00e9s absents sur\u00a0<em>Train Of Thought<\/em>, omnipr\u00e9sent sur\u00a0<em>Octavarium<\/em>, et de James LaBrie qui retrouve enfin de vraies m\u00e9lodies de chant, tandis que John Petrucci et Mike Portnoy sont moins d\u00e9monstratifs que par le pass\u00e9. On notera m\u00eame un solo de Myung\u00a0! La d\u00e9marche est louable mais \u00e0 l\u2019\u00e9coute du r\u00e9sultat final sali au possible par une production, manquant de clart\u00e9, reste \u00e0 l\u2019esprit ce go\u00fbt d\u2019inachev\u00e9. C\u2019est frustrant, car on attendait (encore\u00a0!) le digne successeur de\u00a0<em>Scenes From A Memory<\/em> et l\u2019on n\u2019a, au final, qu\u2019un album de plus dans la discographie du Th\u00e9\u00e2tre Onirique. Dommage, vraiment.<\/p>\r\n<p align=\"right\"><strong>Dan Tordjman<\/strong><\/p>\n<p><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"line-height: normal; -webkit-border-horizontal-spacing: 2px; -webkit-border-vertical-spacing: 2px;\"><br \/><\/span><\/span><\/p>\r\n<hr \/>\r\n\n<p>\u00a0<\/p>\r\n<p align=\"justify\">Dream theater semble, dans sa logique de sortir des albums sans rel\u00e2che tous les deux ans, se lover dans une routine confortable o\u00f9 surprendre l\u2019auditeur et d\u00e9passer ses limites n\u2019est plus de mise. Depuis le mal aim\u00e9\u00a0<em>Six Degrees Of Inner Turbulence<\/em>, contenant les derni\u00e8res prises de risque du groupe mais aussi quelques relents des m\u00e9diocrit\u00e9s \u00e0 suivre, les musiciens se contentent de composer \u00e0 la cha\u00eene et de fa\u00e7on trop lourdement inspir\u00e9e souvent. N\u2019ont ils plus rien \u00e0 dire musicalement\u00a0? Ont-ils atteint leurs limites\u00a0?\u00a0<br \/><br \/>Octavarium, s\u2019il est beaucoup plus agr\u00e9able d\u2019\u00e9coute que son pr\u00e9d\u00e9cesseur, semble r\u00e9pondre tristement par l\u2019affirmative \u00e0 ces deux questions. Non que la musique ne soit bonne, ni mal faite ou b\u00e2cl\u00e9e, mais les meilleurs moments du disque ne sont tout simplement pas \u00e0 mettre sur le compte du groupe, tant les influences sont palpables et \u00e9videntes. Entre Muse, U2, Pink Floyd ou Genesis, voici un floril\u00e8ge de styles h\u00e9t\u00e9roclite aux inspirations non dissimul\u00e9es. Que reste-t-il\u00a0? De bons morceaux, bien ex\u00e9cut\u00e9s, touchant parfois \u00e0 la perfection (\u00ab Octavarium \u00bb\u00a0!), mais qui ne contiennent en aucune fa\u00e7on l\u2019\u00e2me de leurs \u00ab cr\u00e9ateurs \u00bb, une sorte d\u2019usurpation, en fait. Il sera donc dur \u00e0 ceux poss\u00e9dant une culture musicale assez vaste de passer outre ce petit d\u00e9tail. Les autres\u00a0: \u00e9coutez le avec plaisir en attendant de r\u00e9viser vos classiques.<\/p>\r\n<p align=\"right\"><strong>Justin Poolers<\/strong><\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"line-height: normal; -webkit-border-horizontal-spacing: 2px; -webkit-border-vertical-spacing: 2px;\"><br \/><\/span><\/span><\/p>\r\n<hr \/>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00a0<\/p>\r\n<p align=\"justify\">Est-il vraiment besoin de palabrer sur un disque qui, encore une fois, trouvera gr\u00e2ce aux yeux des fans acharn\u00e9s de Dream Theater\u00a0? Il fut un temps o\u00f9 ces remarquables musiciens savaient parfaitement dig\u00e9rer leurs influences pour se les approprier et en faire un style unique, auquel tout le monde fait r\u00e9f\u00e9rence depuis\u00a0<em>Images &amp; Words<\/em>. Aujourd\u2019hui, le quintette ne se donne plus cette peine, pompant sans vergogne les id\u00e9es des autres, allant presque jusqu\u2019\u00e0 les claironner largement.<br \/><br \/>L\u2019\u00e9ponyme \u00ab Octavarium \u00bb, s\u2019il reste le titre le plus honorable de ce disque avec \u00ab These Walls \u00bb, montre clairement cet \u00e9tat de fait\u00a0: Genesis, Pink Floyd, Yes, m\u00eame Mullmuzzler et\u2026 Dream Theater, repiquant quelques passages de \u00ab A Change Of Seasons \u00bb et\u00a0<em>Scenes From A Memory<\/em>, tels sont les noms qui viennent obligatoirement \u00e0 l\u2019esprit. Excuse facile du simple hommage \u00e0 ses influences\u00a0? Avouez qu\u2019en plus des concerts tributaires o\u00f9 le groupe reprend int\u00e9gralement un album d\u2019un artiste fondateur, \u00e7a commence \u00e0 faire beaucoup\u00a0! Simple carence artistique\u00a0? Etant donn\u00e9 le nombre d\u2019id\u00e9es \u00e9tal\u00e9es durant ces vingt-quatre minutes (\u00e0 peu pr\u00e8s cinq fois moins qu\u2019 \u00ab ACOS \u00bb \u00e0 dur\u00e9e \u00e9gale), on aurait tendance \u00e0 choisir cette hypoth\u00e8se\u2026 D\u2019ici quelques ann\u00e9es, il se pourrait que Dream Theater ne produise que des albums \u00ab dans le style de\u2026 \u00bb, tout en offrant, \u00e0 l\u2019instar d\u2019un Musical Box, des repr\u00e9sentations\u00a0<em>live<\/em> d\u00e9di\u00e9es \u00e0 ses groupes f\u00e9tiches. A force de jouer les cam\u00e9l\u00e9ons, on finit par perdre son identit\u00e9.<\/p>\r\n<p align=\"right\"><strong>Greg Filibert<\/strong><\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"line-height: normal; -webkit-border-horizontal-spacing: 2px; -webkit-border-vertical-spacing: 2px;\"><br \/><\/span><\/span><\/p>\r\n<hr \/>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00a0<\/p>\r\n<p align=\"justify\">Fid\u00e8les \u00e0 eux-m\u00eames, les am\u00e9ricains de Dream Theater op\u00e8rent une fois de plus un virage serr\u00e9, exercice auquel ils ont habitu\u00e9 leurs fans depuis leur tout premier album. N\u00e9anmoins, il faut remonter \u00e0\u00a0<em>Scenes From A Memory<\/em> pour trouver le dernier album \u201cpur jus\u201d du groupe, les suivants \u00e9tant empreints d&rsquo;influences \u00e9videntes, clairement affich\u00e9es par ailleurs.\u00a0<em>Octavarium<\/em>poursuit dans cette voie, piochant tout autant dans le rock progressif classique que dans la pop muscl\u00e9e. Dream Theater donne dans le Muse\u00a0? Soit. C&rsquo;est d&rsquo;autant moins d\u00e9rangeant que Muse n&rsquo;a rien invent\u00e9, loin s&rsquo;en faut. Dream Theater donne dans le U2\u00a0? Qui s&rsquo;en formaliserait si c\u2019est avec autant de brio\u00a0?\u00a0<br \/><br \/>Plus que ces quelques d\u00e9fauts, on peut retenir de nombreuses qualit\u00e9s\u00a0: James Labrie a rarement autant modul\u00e9 son chant, Jordan Rudess se d\u00e9cide enfin \u00e0 sortir de sa palette tr\u00e8s limit\u00e9e de sonorit\u00e9s, les vaines d\u00e9monstrations techniques omnipr\u00e9sentes depuis\u00a0<em>Scenes From A Memory<\/em> ont disparu et le titre \u201cOctavarium\u201d constitue de par sa fluidit\u00e9 et sa richesse un plat de r\u00e9sistance digne de \u201cA Change Of Season\u201d.<br \/><br \/><em>Octavarium<\/em> est un album qui risque bien plus de r\u00e9concilier Dream Theater avec les \u2013 nombreux \u2013 d\u00e9tracteurs de\u00a0<em>Train Of Thought<\/em> que de diviser encore davantage les \u2013 nombreux \u2013 fans qui lui restent.<\/p>\r\n<p align=\"right\"><strong>Jean-Philippe Haas<\/strong><\/p>\r\n<table style=\"height: 20px;\" border=\"0\" cellspacing=\"2\" cellpadding=\"0\">\r\n<tbody>\r\n<\/tbody>\r\n<\/table>\r\n<hr \/>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00a0<\/p>\r\n<p align=\"justify\">Du beurre dans les \u00e9pinards\u00a0? Dream Theater chercherait-il enfin, apr\u00e8s deux albums qui ont suscit\u00e9 d\u00e9bats et pol\u00e9miques, \u00e0 s\u2019assagir et revenir en terrain conquis sur la plan\u00e8te Fan\u00a0? La question peut se poser en ces termes. Qu\u2019on ait aim\u00e9 ou pas\u00a0<em>Six Degrees Of Inner Turbulence<\/em>et Train Of Thought, que ceux qui pensaient que Portnoy et Cie . avaient purement et simplement reni\u00e9 leur racines soient rassur\u00e9s.<br \/>Relativisons cependant\u00a0: \u201cThe Root Of All Evil\u201c est l\u2019exemple type du morceau pol\u00e9mique\u00a0: il inscrit dans la trilogie ouverte avec \u201cThe Glass Prison\u201c, poursuivie ensuite sur \u201cThis Dying Soul\u201c. Le concept de l\u2019auto-plagiat qui reprend dans un nouveau titre le th\u00e8me d\u2019un morceau d\u00e9j\u00e0 existant, perd cependant son capital sympathie pass\u00e9es les premi\u00e8res trente secondes, l\u2019effet de surprise disparaissant, rendant le titre redondant alors qu\u2019il contient de bonnes id\u00e9es. Est-ce que ce genre de proc\u00e9d\u00e9 serait annonciateur d\u2019un manque d\u2019inspiration, au m\u00eame titre que les paroles d\u2019\u201cOctavarium\u201c o\u00f9 sont cit\u00e9s les plus grands hymnes de l\u2019histoire du rock et du metal progressif\u00a0? La ballade \u00ab U2ienne \u00bb \u201cI Walk Beside You\u201c vous ram\u00e8ne (avec succ\u00e8s) \u00e0 l\u2019\u00e9poque\u00a0<em>Falling Into Infinity<\/em> au m\u00eame titre que \u201cThe Answer Lies Within\u201c, fadasse au possible.\u00a0<br \/><br \/>Quelle est au bout du compte, la v\u00e9ritable originalit\u00e9 de cet album\u00a0? Peut-\u00eatre le fait que Dream Theater ne cherche plus \u00e0 cacher ses influences. Celle de Muse par exemple frappe tant sur les excellents \u201cNever Enough\u201c et \u201cThese Walls\u201c, qu\u2019elle appelle la question du possible manque d\u2019inspiration. Un culot qui n\u2019a pas fini d\u2019alimenter les discussions des pros &amp; antis\u00a0!<br \/><br \/>Alors oui, cette nouvelle livraison ne d\u00e9roge pas \u00e0 la ligne de conduite de Dream Theater\u00a0: jamais deux fois le m\u00eame disque. Effectivement, de nouveaux horizons musicaux sont explor\u00e9s avec plus ou moins de r\u00e9ussite. Saluons aussi le retour en gr\u00e2ce de Jordan Rudess, aux abonn\u00e9s absents sur\u00a0<em>Train Of Thought<\/em>, omnipr\u00e9sent sur\u00a0<em>Octavarium<\/em>, et de James LaBrie qui retrouve enfin de vraies m\u00e9lodies de chant, tandis que John Petrucci et Mike Portnoy sont moins d\u00e9monstratifs que par le pass\u00e9. On notera m\u00eame un solo de Myung\u00a0! La d\u00e9marche est louable mais \u00e0 l\u2019\u00e9coute du r\u00e9sultat final sali au possible par une production, manquant de clart\u00e9, reste \u00e0 l\u2019esprit ce go\u00fbt d\u2019inachev\u00e9. C\u2019est frustrant, car on attendait (encore\u00a0!) le digne successeur de\u00a0<em>Scenes From A Memory<\/em> et l\u2019on n\u2019a, au final, qu\u2019un album de plus dans la discographie du Th\u00e9\u00e2tre Onirique. Dommage, vraiment.<\/p>\r\n<p align=\"right\"><strong>Dan Tordjman<\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\r\n<p align=\"justify\">Dream Theater s\u2019embourbe, s\u2019enlise, ne sait plus \u00e0 quels saints se vouer. \u00ab\u00a0<em>Mais qu\u2019allons nous faire cette fois <\/em>\u00bb, ont d\u00fb se dire Mike Portnoy et John Petrucci, les bras charg\u00e9s de dizaines d\u2019albums d\u2019artistes divers \u00e0 faire \u00e9couter aux autres dans \u2018l<em>inspiration corner<\/em> ?\u00a0<em>Octavarium<\/em> n\u2019est pas mauvais, tant s\u2019en faut\u00a0! Mais malgr\u00e9 le r\u00e9ussi \u00abOctavarium\u00bb, il reste tr\u00e8s in\u00e9gal et ne restera pas dans les m\u00e9moires. On a la tr\u00e8s nette impression que les multiples influences que l\u2019on per\u00e7oit tout au long de l\u2019album emp\u00eachent Dream Theater d\u2019\u00eatre lui-m\u00eame. A croire que le groupe a fini par tout dire avec son\u00a0<em>Scenes From a Memory<\/em> et qu\u2019il fait depuis du sur-place, voire recule.\u00a0<br \/><br \/>Initiateur d\u2019un genre qui a revigor\u00e9 le progressif il y a une dizaine d\u2019ann\u00e9es, Dream Theater est sur le d\u00e9clin \u00e0 l\u2019instar d\u2019autres \u00abgloires\u00bb des ann\u00e9es 1990, tels Neal Morse et les Flower Kings. M\u00eame s\u2019ils restent de gros vendeurs, une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de musiciens les a remplac\u00e9s et les rel\u00e8gue gentiment au rang de\u00a0<em>has-been<\/em>. L\u2019incroyable foisonnement de sorties tous azimuts de ces six premiers mois de l\u2019ann\u00e9e vient le prouver.<\/p>\r\n<p align=\"right\"><strong>Jean-Daniel Kleisl<\/strong><\/p>\r\n\n<p><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"line-height: normal; -webkit-border-horizontal-spacing: 2px; -webkit-border-vertical-spacing: 2px;\"><br \/><\/span><\/span><\/p>\r\n<hr \/>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00a0<\/p>\r\n<p align=\"justify\">Dream theater semble, dans sa logique de sortir des albums sans rel\u00e2che tous les deux ans, se lover dans une routine confortable o\u00f9 surprendre l\u2019auditeur et d\u00e9passer ses limites n\u2019est plus de mise. Depuis le mal aim\u00e9\u00a0<em>Six Degrees Of Inner Turbulence<\/em>, contenant les derni\u00e8res prises de risque du groupe mais aussi quelques relents des m\u00e9diocrit\u00e9s \u00e0 suivre, les musiciens se contentent de composer \u00e0 la cha\u00eene et de fa\u00e7on trop lourdement inspir\u00e9e souvent. N\u2019ont ils plus rien \u00e0 dire musicalement\u00a0? Ont-ils atteint leurs limites\u00a0?\u00a0<br \/><br \/>Octavarium, s\u2019il est beaucoup plus agr\u00e9able d\u2019\u00e9coute que son pr\u00e9d\u00e9cesseur, semble r\u00e9pondre tristement par l\u2019affirmative \u00e0 ces deux questions. Non que la musique ne soit bonne, ni mal faite ou b\u00e2cl\u00e9e, mais les meilleurs moments du disque ne sont tout simplement pas \u00e0 mettre sur le compte du groupe, tant les influences sont palpables et \u00e9videntes. Entre Muse, U2, Pink Floyd ou Genesis, voici un floril\u00e8ge de styles h\u00e9t\u00e9roclite aux inspirations non dissimul\u00e9es. Que reste-t-il\u00a0? De bons morceaux, bien ex\u00e9cut\u00e9s, touchant parfois \u00e0 la perfection (\u00ab Octavarium \u00bb\u00a0!), mais qui ne contiennent en aucune fa\u00e7on l\u2019\u00e2me de leurs \u00ab cr\u00e9ateurs \u00bb, une sorte d\u2019usurpation, en fait. Il sera donc dur \u00e0 ceux poss\u00e9dant une culture musicale assez vaste de passer outre ce petit d\u00e9tail. Les autres\u00a0: \u00e9coutez le avec plaisir en attendant de r\u00e9viser vos classiques.<\/p>\r\n<p align=\"right\"><strong>Justin Poolers<\/strong><\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"line-height: normal; -webkit-border-horizontal-spacing: 2px; -webkit-border-vertical-spacing: 2px;\"><br \/><\/span><\/span><\/p>\r\n<hr \/>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00a0<\/p>\r\n<p align=\"justify\">Est-il vraiment besoin de palabrer sur un disque qui, encore une fois, trouvera gr\u00e2ce aux yeux des fans acharn\u00e9s de Dream Theater\u00a0? Il fut un temps o\u00f9 ces remarquables musiciens savaient parfaitement dig\u00e9rer leurs influences pour se les approprier et en faire un style unique, auquel tout le monde fait r\u00e9f\u00e9rence depuis\u00a0<em>Images &amp; Words<\/em>. Aujourd\u2019hui, le quintette ne se donne plus cette peine, pompant sans vergogne les id\u00e9es des autres, allant presque jusqu\u2019\u00e0 les claironner largement.<br \/><br \/>L\u2019\u00e9ponyme \u00ab Octavarium \u00bb, s\u2019il reste le titre le plus honorable de ce disque avec \u00ab These Walls \u00bb, montre clairement cet \u00e9tat de fait\u00a0: Genesis, Pink Floyd, Yes, m\u00eame Mullmuzzler et\u2026 Dream Theater, repiquant quelques passages de \u00ab A Change Of Seasons \u00bb et\u00a0<em>Scenes From A Memory<\/em>, tels sont les noms qui viennent obligatoirement \u00e0 l\u2019esprit. Excuse facile du simple hommage \u00e0 ses influences\u00a0? Avouez qu\u2019en plus des concerts tributaires o\u00f9 le groupe reprend int\u00e9gralement un album d\u2019un artiste fondateur, \u00e7a commence \u00e0 faire beaucoup\u00a0! Simple carence artistique\u00a0? Etant donn\u00e9 le nombre d\u2019id\u00e9es \u00e9tal\u00e9es durant ces vingt-quatre minutes (\u00e0 peu pr\u00e8s cinq fois moins qu\u2019 \u00ab ACOS \u00bb \u00e0 dur\u00e9e \u00e9gale), on aurait tendance \u00e0 choisir cette hypoth\u00e8se\u2026 D\u2019ici quelques ann\u00e9es, il se pourrait que Dream Theater ne produise que des albums \u00ab dans le style de\u2026 \u00bb, tout en offrant, \u00e0 l\u2019instar d\u2019un Musical Box, des repr\u00e9sentations\u00a0<em>live<\/em> d\u00e9di\u00e9es \u00e0 ses groupes f\u00e9tiches. A force de jouer les cam\u00e9l\u00e9ons, on finit par perdre son identit\u00e9.<\/p>\r\n<p align=\"right\"><strong>Greg Filibert<\/strong><\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"line-height: normal; -webkit-border-horizontal-spacing: 2px; -webkit-border-vertical-spacing: 2px;\"><br \/><\/span><\/span><\/p>\r\n<hr \/>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00a0<\/p>\r\n<p align=\"justify\">Fid\u00e8les \u00e0 eux-m\u00eames, les am\u00e9ricains de Dream Theater op\u00e8rent une fois de plus un virage serr\u00e9, exercice auquel ils ont habitu\u00e9 leurs fans depuis leur tout premier album. N\u00e9anmoins, il faut remonter \u00e0\u00a0<em>Scenes From A Memory<\/em> pour trouver le dernier album \u201cpur jus\u201d du groupe, les suivants \u00e9tant empreints d&rsquo;influences \u00e9videntes, clairement affich\u00e9es par ailleurs.\u00a0<em>Octavarium<\/em>poursuit dans cette voie, piochant tout autant dans le rock progressif classique que dans la pop muscl\u00e9e. Dream Theater donne dans le Muse\u00a0? Soit. C&rsquo;est d&rsquo;autant moins d\u00e9rangeant que Muse n&rsquo;a rien invent\u00e9, loin s&rsquo;en faut. Dream Theater donne dans le U2\u00a0? Qui s&rsquo;en formaliserait si c\u2019est avec autant de brio\u00a0?\u00a0<br \/><br \/>Plus que ces quelques d\u00e9fauts, on peut retenir de nombreuses qualit\u00e9s\u00a0: James Labrie a rarement autant modul\u00e9 son chant, Jordan Rudess se d\u00e9cide enfin \u00e0 sortir de sa palette tr\u00e8s limit\u00e9e de sonorit\u00e9s, les vaines d\u00e9monstrations techniques omnipr\u00e9sentes depuis\u00a0<em>Scenes From A Memory<\/em> ont disparu et le titre \u201cOctavarium\u201d constitue de par sa fluidit\u00e9 et sa richesse un plat de r\u00e9sistance digne de \u201cA Change Of Season\u201d.<br \/><br \/><em>Octavarium<\/em> est un album qui risque bien plus de r\u00e9concilier Dream Theater avec les \u2013 nombreux \u2013 d\u00e9tracteurs de\u00a0<em>Train Of Thought<\/em> que de diviser encore davantage les \u2013 nombreux \u2013 fans qui lui restent.<\/p>\r\n<p align=\"right\"><strong>Jean-Philippe Haas<\/strong><\/p>\r\n<table style=\"height: 20px;\" border=\"0\" cellspacing=\"2\" cellpadding=\"0\">\r\n<tbody>\r\n<\/tbody>\r\n<\/table>\r\n<hr \/>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00a0<\/p>\r\n<p align=\"justify\">Du beurre dans les \u00e9pinards\u00a0? Dream Theater chercherait-il enfin, apr\u00e8s deux albums qui ont suscit\u00e9 d\u00e9bats et pol\u00e9miques, \u00e0 s\u2019assagir et revenir en terrain conquis sur la plan\u00e8te Fan\u00a0? La question peut se poser en ces termes. Qu\u2019on ait aim\u00e9 ou pas\u00a0<em>Six Degrees Of Inner Turbulence<\/em>et Train Of Thought, que ceux qui pensaient que Portnoy et Cie . avaient purement et simplement reni\u00e9 leur racines soient rassur\u00e9s.<br \/>Relativisons cependant\u00a0: \u201cThe Root Of All Evil\u201c est l\u2019exemple type du morceau pol\u00e9mique\u00a0: il inscrit dans la trilogie ouverte avec \u201cThe Glass Prison\u201c, poursuivie ensuite sur \u201cThis Dying Soul\u201c. Le concept de l\u2019auto-plagiat qui reprend dans un nouveau titre le th\u00e8me d\u2019un morceau d\u00e9j\u00e0 existant, perd cependant son capital sympathie pass\u00e9es les premi\u00e8res trente secondes, l\u2019effet de surprise disparaissant, rendant le titre redondant alors qu\u2019il contient de bonnes id\u00e9es. Est-ce que ce genre de proc\u00e9d\u00e9 serait annonciateur d\u2019un manque d\u2019inspiration, au m\u00eame titre que les paroles d\u2019\u201cOctavarium\u201c o\u00f9 sont cit\u00e9s les plus grands hymnes de l\u2019histoire du rock et du metal progressif\u00a0? La ballade \u00ab U2ienne \u00bb \u201cI Walk Beside You\u201c vous ram\u00e8ne (avec succ\u00e8s) \u00e0 l\u2019\u00e9poque\u00a0<em>Falling Into Infinity<\/em> au m\u00eame titre que \u201cThe Answer Lies Within\u201c, fadasse au possible.\u00a0<br \/><br \/>Quelle est au bout du compte, la v\u00e9ritable originalit\u00e9 de cet album\u00a0? Peut-\u00eatre le fait que Dream Theater ne cherche plus \u00e0 cacher ses influences. Celle de Muse par exemple frappe tant sur les excellents \u201cNever Enough\u201c et \u201cThese Walls\u201c, qu\u2019elle appelle la question du possible manque d\u2019inspiration. Un culot qui n\u2019a pas fini d\u2019alimenter les discussions des pros &amp; antis\u00a0!<br \/><br \/>Alors oui, cette nouvelle livraison ne d\u00e9roge pas \u00e0 la ligne de conduite de Dream Theater\u00a0: jamais deux fois le m\u00eame disque. Effectivement, de nouveaux horizons musicaux sont explor\u00e9s avec plus ou moins de r\u00e9ussite. Saluons aussi le retour en gr\u00e2ce de Jordan Rudess, aux abonn\u00e9s absents sur\u00a0<em>Train Of Thought<\/em>, omnipr\u00e9sent sur\u00a0<em>Octavarium<\/em>, et de James LaBrie qui retrouve enfin de vraies m\u00e9lodies de chant, tandis que John Petrucci et Mike Portnoy sont moins d\u00e9monstratifs que par le pass\u00e9. On notera m\u00eame un solo de Myung\u00a0! La d\u00e9marche est louable mais \u00e0 l\u2019\u00e9coute du r\u00e9sultat final sali au possible par une production, manquant de clart\u00e9, reste \u00e0 l\u2019esprit ce go\u00fbt d\u2019inachev\u00e9. C\u2019est frustrant, car on attendait (encore\u00a0!) le digne successeur de\u00a0<em>Scenes From A Memory<\/em> et l\u2019on n\u2019a, au final, qu\u2019un album de plus dans la discographie du Th\u00e9\u00e2tre Onirique. Dommage, vraiment.<\/p>\r\n<p align=\"right\"><strong>Dan Tordjman<\/strong><\/p>\n<p><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"line-height: normal; -webkit-border-horizontal-spacing: 2px; -webkit-border-vertical-spacing: 2px;\"><br \/><\/span><\/span><\/p>\r\n<hr \/>\r\n\n<p>\u00a0<\/p>\r\n<p align=\"justify\">Dream Theater s\u2019embourbe, s\u2019enlise, ne sait plus \u00e0 quels saints se vouer. \u00ab\u00a0<em>Mais qu\u2019allons nous faire cette fois <\/em>\u00bb, ont d\u00fb se dire Mike Portnoy et John Petrucci, les bras charg\u00e9s de dizaines d\u2019albums d\u2019artistes divers \u00e0 faire \u00e9couter aux autres dans \u2018l<em>inspiration corner<\/em> ?\u00a0<em>Octavarium<\/em> n\u2019est pas mauvais, tant s\u2019en faut\u00a0! Mais malgr\u00e9 le r\u00e9ussi \u00abOctavarium\u00bb, il reste tr\u00e8s in\u00e9gal et ne restera pas dans les m\u00e9moires. On a la tr\u00e8s nette impression que les multiples influences que l\u2019on per\u00e7oit tout au long de l\u2019album emp\u00eachent Dream Theater d\u2019\u00eatre lui-m\u00eame. A croire que le groupe a fini par tout dire avec son\u00a0<em>Scenes From a Memory<\/em> et qu\u2019il fait depuis du sur-place, voire recule.\u00a0<br \/><br \/>Initiateur d\u2019un genre qui a revigor\u00e9 le progressif il y a une dizaine d\u2019ann\u00e9es, Dream Theater est sur le d\u00e9clin \u00e0 l\u2019instar d\u2019autres \u00abgloires\u00bb des ann\u00e9es 1990, tels Neal Morse et les Flower Kings. M\u00eame s\u2019ils restent de gros vendeurs, une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de musiciens les a remplac\u00e9s et les rel\u00e8gue gentiment au rang de\u00a0<em>has-been<\/em>. L\u2019incroyable foisonnement de sorties tous azimuts de ces six premiers mois de l\u2019ann\u00e9e vient le prouver.<\/p>\r\n<p align=\"right\"><strong>Jean-Daniel Kleisl<\/strong><\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"line-height: normal; -webkit-border-horizontal-spacing: 2px; -webkit-border-vertical-spacing: 2px;\"><br \/><\/span><\/span><\/p>\r\n<hr \/>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00a0<\/p>\r\n<p align=\"justify\">Dream theater semble, dans sa logique de sortir des albums sans rel\u00e2che tous les deux ans, se lover dans une routine confortable o\u00f9 surprendre l\u2019auditeur et d\u00e9passer ses limites n\u2019est plus de mise. Depuis le mal aim\u00e9\u00a0<em>Six Degrees Of Inner Turbulence<\/em>, contenant les derni\u00e8res prises de risque du groupe mais aussi quelques relents des m\u00e9diocrit\u00e9s \u00e0 suivre, les musiciens se contentent de composer \u00e0 la cha\u00eene et de fa\u00e7on trop lourdement inspir\u00e9e souvent. N\u2019ont ils plus rien \u00e0 dire musicalement\u00a0? Ont-ils atteint leurs limites\u00a0?\u00a0<br \/><br \/>Octavarium, s\u2019il est beaucoup plus agr\u00e9able d\u2019\u00e9coute que son pr\u00e9d\u00e9cesseur, semble r\u00e9pondre tristement par l\u2019affirmative \u00e0 ces deux questions. Non que la musique ne soit bonne, ni mal faite ou b\u00e2cl\u00e9e, mais les meilleurs moments du disque ne sont tout simplement pas \u00e0 mettre sur le compte du groupe, tant les influences sont palpables et \u00e9videntes. Entre Muse, U2, Pink Floyd ou Genesis, voici un floril\u00e8ge de styles h\u00e9t\u00e9roclite aux inspirations non dissimul\u00e9es. Que reste-t-il\u00a0? De bons morceaux, bien ex\u00e9cut\u00e9s, touchant parfois \u00e0 la perfection (\u00ab Octavarium \u00bb\u00a0!), mais qui ne contiennent en aucune fa\u00e7on l\u2019\u00e2me de leurs \u00ab cr\u00e9ateurs \u00bb, une sorte d\u2019usurpation, en fait. Il sera donc dur \u00e0 ceux poss\u00e9dant une culture musicale assez vaste de passer outre ce petit d\u00e9tail. Les autres\u00a0: \u00e9coutez le avec plaisir en attendant de r\u00e9viser vos classiques.<\/p>\r\n<p align=\"right\"><strong>Justin Poolers<\/strong><\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"line-height: normal; -webkit-border-horizontal-spacing: 2px; -webkit-border-vertical-spacing: 2px;\"><br \/><\/span><\/span><\/p>\r\n<hr \/>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00a0<\/p>\r\n<p align=\"justify\">Est-il vraiment besoin de palabrer sur un disque qui, encore une fois, trouvera gr\u00e2ce aux yeux des fans acharn\u00e9s de Dream Theater\u00a0? Il fut un temps o\u00f9 ces remarquables musiciens savaient parfaitement dig\u00e9rer leurs influences pour se les approprier et en faire un style unique, auquel tout le monde fait r\u00e9f\u00e9rence depuis\u00a0<em>Images &amp; Words<\/em>. Aujourd\u2019hui, le quintette ne se donne plus cette peine, pompant sans vergogne les id\u00e9es des autres, allant presque jusqu\u2019\u00e0 les claironner largement.<br \/><br \/>L\u2019\u00e9ponyme \u00ab Octavarium \u00bb, s\u2019il reste le titre le plus honorable de ce disque avec \u00ab These Walls \u00bb, montre clairement cet \u00e9tat de fait\u00a0: Genesis, Pink Floyd, Yes, m\u00eame Mullmuzzler et\u2026 Dream Theater, repiquant quelques passages de \u00ab A Change Of Seasons \u00bb et\u00a0<em>Scenes From A Memory<\/em>, tels sont les noms qui viennent obligatoirement \u00e0 l\u2019esprit. Excuse facile du simple hommage \u00e0 ses influences\u00a0? Avouez qu\u2019en plus des concerts tributaires o\u00f9 le groupe reprend int\u00e9gralement un album d\u2019un artiste fondateur, \u00e7a commence \u00e0 faire beaucoup\u00a0! Simple carence artistique\u00a0? Etant donn\u00e9 le nombre d\u2019id\u00e9es \u00e9tal\u00e9es durant ces vingt-quatre minutes (\u00e0 peu pr\u00e8s cinq fois moins qu\u2019 \u00ab ACOS \u00bb \u00e0 dur\u00e9e \u00e9gale), on aurait tendance \u00e0 choisir cette hypoth\u00e8se\u2026 D\u2019ici quelques ann\u00e9es, il se pourrait que Dream Theater ne produise que des albums \u00ab dans le style de\u2026 \u00bb, tout en offrant, \u00e0 l\u2019instar d\u2019un Musical Box, des repr\u00e9sentations\u00a0<em>live<\/em> d\u00e9di\u00e9es \u00e0 ses groupes f\u00e9tiches. A force de jouer les cam\u00e9l\u00e9ons, on finit par perdre son identit\u00e9.<\/p>\r\n<p align=\"right\"><strong>Greg Filibert<\/strong><\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"line-height: normal; -webkit-border-horizontal-spacing: 2px; -webkit-border-vertical-spacing: 2px;\"><br \/><\/span><\/span><\/p>\r\n<hr \/>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00a0<\/p>\r\n<p align=\"justify\">Fid\u00e8les \u00e0 eux-m\u00eames, les am\u00e9ricains de Dream Theater op\u00e8rent une fois de plus un virage serr\u00e9, exercice auquel ils ont habitu\u00e9 leurs fans depuis leur tout premier album. N\u00e9anmoins, il faut remonter \u00e0\u00a0<em>Scenes From A Memory<\/em> pour trouver le dernier album \u201cpur jus\u201d du groupe, les suivants \u00e9tant empreints d&rsquo;influences \u00e9videntes, clairement affich\u00e9es par ailleurs.\u00a0<em>Octavarium<\/em>poursuit dans cette voie, piochant tout autant dans le rock progressif classique que dans la pop muscl\u00e9e. Dream Theater donne dans le Muse\u00a0? Soit. C&rsquo;est d&rsquo;autant moins d\u00e9rangeant que Muse n&rsquo;a rien invent\u00e9, loin s&rsquo;en faut. Dream Theater donne dans le U2\u00a0? Qui s&rsquo;en formaliserait si c\u2019est avec autant de brio\u00a0?\u00a0<br \/><br \/>Plus que ces quelques d\u00e9fauts, on peut retenir de nombreuses qualit\u00e9s\u00a0: James Labrie a rarement autant modul\u00e9 son chant, Jordan Rudess se d\u00e9cide enfin \u00e0 sortir de sa palette tr\u00e8s limit\u00e9e de sonorit\u00e9s, les vaines d\u00e9monstrations techniques omnipr\u00e9sentes depuis\u00a0<em>Scenes From A Memory<\/em> ont disparu et le titre \u201cOctavarium\u201d constitue de par sa fluidit\u00e9 et sa richesse un plat de r\u00e9sistance digne de \u201cA Change Of Season\u201d.<br \/><br \/><em>Octavarium<\/em> est un album qui risque bien plus de r\u00e9concilier Dream Theater avec les \u2013 nombreux \u2013 d\u00e9tracteurs de\u00a0<em>Train Of Thought<\/em> que de diviser encore davantage les \u2013 nombreux \u2013 fans qui lui restent.<\/p>\r\n<p align=\"right\"><strong>Jean-Philippe Haas<\/strong><\/p>\r\n<table style=\"height: 20px;\" border=\"0\" cellspacing=\"2\" cellpadding=\"0\">\r\n<tbody>\r\n<\/tbody>\r\n<\/table>\r\n<hr \/>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00a0<\/p>\r\n<p align=\"justify\">Du beurre dans les \u00e9pinards\u00a0? Dream Theater chercherait-il enfin, apr\u00e8s deux albums qui ont suscit\u00e9 d\u00e9bats et pol\u00e9miques, \u00e0 s\u2019assagir et revenir en terrain conquis sur la plan\u00e8te Fan\u00a0? La question peut se poser en ces termes. Qu\u2019on ait aim\u00e9 ou pas\u00a0<em>Six Degrees Of Inner Turbulence<\/em>et Train Of Thought, que ceux qui pensaient que Portnoy et Cie . avaient purement et simplement reni\u00e9 leur racines soient rassur\u00e9s.<br \/>Relativisons cependant\u00a0: \u201cThe Root Of All Evil\u201c est l\u2019exemple type du morceau pol\u00e9mique\u00a0: il inscrit dans la trilogie ouverte avec \u201cThe Glass Prison\u201c, poursuivie ensuite sur \u201cThis Dying Soul\u201c. Le concept de l\u2019auto-plagiat qui reprend dans un nouveau titre le th\u00e8me d\u2019un morceau d\u00e9j\u00e0 existant, perd cependant son capital sympathie pass\u00e9es les premi\u00e8res trente secondes, l\u2019effet de surprise disparaissant, rendant le titre redondant alors qu\u2019il contient de bonnes id\u00e9es. Est-ce que ce genre de proc\u00e9d\u00e9 serait annonciateur d\u2019un manque d\u2019inspiration, au m\u00eame titre que les paroles d\u2019\u201cOctavarium\u201c o\u00f9 sont cit\u00e9s les plus grands hymnes de l\u2019histoire du rock et du metal progressif\u00a0? La ballade \u00ab U2ienne \u00bb \u201cI Walk Beside You\u201c vous ram\u00e8ne (avec succ\u00e8s) \u00e0 l\u2019\u00e9poque\u00a0<em>Falling Into Infinity<\/em> au m\u00eame titre que \u201cThe Answer Lies Within\u201c, fadasse au possible.\u00a0<br \/><br \/>Quelle est au bout du compte, la v\u00e9ritable originalit\u00e9 de cet album\u00a0? Peut-\u00eatre le fait que Dream Theater ne cherche plus \u00e0 cacher ses influences. Celle de Muse par exemple frappe tant sur les excellents \u201cNever Enough\u201c et \u201cThese Walls\u201c, qu\u2019elle appelle la question du possible manque d\u2019inspiration. Un culot qui n\u2019a pas fini d\u2019alimenter les discussions des pros &amp; antis\u00a0!<br \/><br \/>Alors oui, cette nouvelle livraison ne d\u00e9roge pas \u00e0 la ligne de conduite de Dream Theater\u00a0: jamais deux fois le m\u00eame disque. Effectivement, de nouveaux horizons musicaux sont explor\u00e9s avec plus ou moins de r\u00e9ussite. Saluons aussi le retour en gr\u00e2ce de Jordan Rudess, aux abonn\u00e9s absents sur\u00a0<em>Train Of Thought<\/em>, omnipr\u00e9sent sur\u00a0<em>Octavarium<\/em>, et de James LaBrie qui retrouve enfin de vraies m\u00e9lodies de chant, tandis que John Petrucci et Mike Portnoy sont moins d\u00e9monstratifs que par le pass\u00e9. On notera m\u00eame un solo de Myung\u00a0! La d\u00e9marche est louable mais \u00e0 l\u2019\u00e9coute du r\u00e9sultat final sali au possible par une production, manquant de clart\u00e9, reste \u00e0 l\u2019esprit ce go\u00fbt d\u2019inachev\u00e9. C\u2019est frustrant, car on attendait (encore\u00a0!) le digne successeur de\u00a0<em>Scenes From A Memory<\/em> et l\u2019on n\u2019a, au final, qu\u2019un album de plus dans la discographie du Th\u00e9\u00e2tre Onirique. Dommage, vraiment.<\/p>\r\n<p align=\"right\"><strong>Dan Tordjman<\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\r\n<p align=\"justify\">Apr\u00e8s le m\u00e9diocre\u00a0<em>Train of Thought<\/em>, on pouvait attendre tout et n\u2019importe quoi de la nouvelle livraison de Dream Theater. Les New-Yorkais allaient-ils pers\u00e9v\u00e9rer dans la voie m\u00e9tallique, revenir sur leur pas, ou au contraire s\u2019essayer \u00e0 de nouveaux registres\u00a0? Le groupe semble avoir choisi un compromis entre ces trois options, proposant ainsi un nouvel album aussi h\u00e9t\u00e9roclite que pouvait l\u2019\u00eatre\u00a0<em>Six Degrees Of Inner Turbulence<\/em>.<br \/><br \/>Le morceau d\u2019introduction \u00ab The Root Of All Evil \u00bb se charge de faire le lien avec\u00a0<em>Train Of Thought<\/em> : le propos est clairement typ\u00e9 metal, mais le titre est assez concis et contient peu de d\u00e9monstration technique. Ce dernier constat se v\u00e9rifie d\u2019ailleurs sur la majeure partie de l\u2019album comme si les instrumentistes, trop enclins \u00e0 la d\u00e9monstration st\u00e9rile sur leur production pr\u00e9c\u00e9dente, avaient d\u00e9cid\u00e9 cette fois de corriger le tir. Cette sobri\u00e9t\u00e9 leur r\u00e9ussit, et permet quelques titres assez directs et accrocheurs comme l\u2019excellent \u00ab These Walls \u00bb.<br \/><br \/>L\u2019album marque \u00e9galement le retour des ballades fa\u00e7on\u00a0<em>Falling Into Infinity<\/em>, pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur est \u00e0 chercher du c\u00f4t\u00e9 de \u00ab I Walk Beside You \u00bb qui, malgr\u00e9 une forte r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 U2 sur le refrain, est un\u00a0<em>single<\/em> potentiel extr\u00eamement bien ficel\u00e9. Quant au pire, il est repr\u00e9sent\u00e9 par \u00ab The Answer Lies Within \u00bb, vilaine ritournelle aux m\u00e9lodies insipides et aux textes abyssaux\u00a0: du Robbie Williams en puissance\u00a0!<br \/><br \/>Les six premiers titres multiplient donc les directions musicales, ce que l\u2019on pourra appr\u00e9cier ou d\u00e9plorer. On s\u2019inqui\u00e8tera en revanche des passages o\u00f9 le groupe, trop influenc\u00e9 par d\u2019autres artistes, perd totalement son identit\u00e9\u00a0: l\u2019exemple le plus flagrant est \u00ab Never Enough \u00bb, sur lequel le quintette singe Muse.<br \/><br \/>La fin de l\u2019album privil\u00e9gie un registre plus purement progressif, avec deux longs titres emphatiques et agr\u00e9ment\u00e9s d\u2019arrangements orchestraux. Si \u00ab Sacrificed Sons \u00bb est un morceau correct quoiqu\u2019un peu long, la v\u00e9ritable surprise provient d\u2019 \u00ab Octavarium \u00bb.<br \/>En effet, le titre qui donne son nom \u00e0 l\u2019album est sans doute ce que Dream Theater a r\u00e9alis\u00e9 de meilleur depuis\u00a0<em>Scenes From A Memory<\/em>. En l\u2019espace de vingt-quatre minutes, cette suite parvient \u00e0 r\u00e9sumer trente ans de musiques progressives. La premi\u00e8re moiti\u00e9 du morceau est clairement ancr\u00e9e dans les ann\u00e9es soixante-dix, avec Pink Floyd, Genesis et Yes en ligne de mire. S\u2019ensuit un passage aux colorations n\u00e9o-prog men\u00e9 par Jordan Rudess avant un retour \u00e0 un registre plus agressif. Entre temps, DT aura r\u00e9ussi \u00e0 placer l\u2019un de ses meilleurs passages instrumentaux \u00e0 ce jour, tr\u00e8s d\u00e9monstratif mais r\u00e9fl\u00e9chi, et parfaitement int\u00e9gr\u00e9 au morceau.<br \/><br \/><em>Octavarium<\/em> est un album in\u00e9gal et h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne. Toutefois, il contient suffisamment d\u2019excellents moments pour surpasser ses deux pr\u00e9d\u00e9cesseurs et prouver que Dream Theater n\u2019est pas artistiquement mort. A d\u00e9faut d\u2019\u00eatre un chef d\u2019\u0153uvre, il rel\u00e8ve donc la pente de belle mani\u00e8re.<\/p>\r\n<p align=\"right\"><strong>R\u00e9my Turpault<\/strong><\/p>\r\n\n<p><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"line-height: normal; -webkit-border-horizontal-spacing: 2px; -webkit-border-vertical-spacing: 2px;\"><br \/><\/span><\/span><\/p>\r\n<hr \/>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00a0<\/p>\r\n<p align=\"justify\">Dream Theater s\u2019embourbe, s\u2019enlise, ne sait plus \u00e0 quels saints se vouer. \u00ab\u00a0<em>Mais qu\u2019allons nous faire cette fois <\/em>\u00bb, ont d\u00fb se dire Mike Portnoy et John Petrucci, les bras charg\u00e9s de dizaines d\u2019albums d\u2019artistes divers \u00e0 faire \u00e9couter aux autres dans \u2018l<em>inspiration corner<\/em> ?\u00a0<em>Octavarium<\/em> n\u2019est pas mauvais, tant s\u2019en faut\u00a0! Mais malgr\u00e9 le r\u00e9ussi \u00abOctavarium\u00bb, il reste tr\u00e8s in\u00e9gal et ne restera pas dans les m\u00e9moires. On a la tr\u00e8s nette impression que les multiples influences que l\u2019on per\u00e7oit tout au long de l\u2019album emp\u00eachent Dream Theater d\u2019\u00eatre lui-m\u00eame. A croire que le groupe a fini par tout dire avec son\u00a0<em>Scenes From a Memory<\/em> et qu\u2019il fait depuis du sur-place, voire recule.\u00a0<br \/><br \/>Initiateur d\u2019un genre qui a revigor\u00e9 le progressif il y a une dizaine d\u2019ann\u00e9es, Dream Theater est sur le d\u00e9clin \u00e0 l\u2019instar d\u2019autres \u00abgloires\u00bb des ann\u00e9es 1990, tels Neal Morse et les Flower Kings. M\u00eame s\u2019ils restent de gros vendeurs, une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de musiciens les a remplac\u00e9s et les rel\u00e8gue gentiment au rang de\u00a0<em>has-been<\/em>. L\u2019incroyable foisonnement de sorties tous azimuts de ces six premiers mois de l\u2019ann\u00e9e vient le prouver.<\/p>\r\n<p align=\"right\"><strong>Jean-Daniel Kleisl<\/strong><\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"line-height: normal; -webkit-border-horizontal-spacing: 2px; -webkit-border-vertical-spacing: 2px;\"><br \/><\/span><\/span><\/p>\r\n<hr \/>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00a0<\/p>\r\n<p align=\"justify\">Dream theater semble, dans sa logique de sortir des albums sans rel\u00e2che tous les deux ans, se lover dans une routine confortable o\u00f9 surprendre l\u2019auditeur et d\u00e9passer ses limites n\u2019est plus de mise. Depuis le mal aim\u00e9\u00a0<em>Six Degrees Of Inner Turbulence<\/em>, contenant les derni\u00e8res prises de risque du groupe mais aussi quelques relents des m\u00e9diocrit\u00e9s \u00e0 suivre, les musiciens se contentent de composer \u00e0 la cha\u00eene et de fa\u00e7on trop lourdement inspir\u00e9e souvent. N\u2019ont ils plus rien \u00e0 dire musicalement\u00a0? Ont-ils atteint leurs limites\u00a0?\u00a0<br \/><br \/>Octavarium, s\u2019il est beaucoup plus agr\u00e9able d\u2019\u00e9coute que son pr\u00e9d\u00e9cesseur, semble r\u00e9pondre tristement par l\u2019affirmative \u00e0 ces deux questions. Non que la musique ne soit bonne, ni mal faite ou b\u00e2cl\u00e9e, mais les meilleurs moments du disque ne sont tout simplement pas \u00e0 mettre sur le compte du groupe, tant les influences sont palpables et \u00e9videntes. Entre Muse, U2, Pink Floyd ou Genesis, voici un floril\u00e8ge de styles h\u00e9t\u00e9roclite aux inspirations non dissimul\u00e9es. Que reste-t-il\u00a0? De bons morceaux, bien ex\u00e9cut\u00e9s, touchant parfois \u00e0 la perfection (\u00ab Octavarium \u00bb\u00a0!), mais qui ne contiennent en aucune fa\u00e7on l\u2019\u00e2me de leurs \u00ab cr\u00e9ateurs \u00bb, une sorte d\u2019usurpation, en fait. Il sera donc dur \u00e0 ceux poss\u00e9dant une culture musicale assez vaste de passer outre ce petit d\u00e9tail. Les autres\u00a0: \u00e9coutez le avec plaisir en attendant de r\u00e9viser vos classiques.<\/p>\r\n<p align=\"right\"><strong>Justin Poolers<\/strong><\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"line-height: normal; -webkit-border-horizontal-spacing: 2px; -webkit-border-vertical-spacing: 2px;\"><br \/><\/span><\/span><\/p>\r\n<hr \/>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00a0<\/p>\r\n<p align=\"justify\">Est-il vraiment besoin de palabrer sur un disque qui, encore une fois, trouvera gr\u00e2ce aux yeux des fans acharn\u00e9s de Dream Theater\u00a0? Il fut un temps o\u00f9 ces remarquables musiciens savaient parfaitement dig\u00e9rer leurs influences pour se les approprier et en faire un style unique, auquel tout le monde fait r\u00e9f\u00e9rence depuis\u00a0<em>Images &amp; Words<\/em>. Aujourd\u2019hui, le quintette ne se donne plus cette peine, pompant sans vergogne les id\u00e9es des autres, allant presque jusqu\u2019\u00e0 les claironner largement.<br \/><br \/>L\u2019\u00e9ponyme \u00ab Octavarium \u00bb, s\u2019il reste le titre le plus honorable de ce disque avec \u00ab These Walls \u00bb, montre clairement cet \u00e9tat de fait\u00a0: Genesis, Pink Floyd, Yes, m\u00eame Mullmuzzler et\u2026 Dream Theater, repiquant quelques passages de \u00ab A Change Of Seasons \u00bb et\u00a0<em>Scenes From A Memory<\/em>, tels sont les noms qui viennent obligatoirement \u00e0 l\u2019esprit. Excuse facile du simple hommage \u00e0 ses influences\u00a0? Avouez qu\u2019en plus des concerts tributaires o\u00f9 le groupe reprend int\u00e9gralement un album d\u2019un artiste fondateur, \u00e7a commence \u00e0 faire beaucoup\u00a0! Simple carence artistique\u00a0? Etant donn\u00e9 le nombre d\u2019id\u00e9es \u00e9tal\u00e9es durant ces vingt-quatre minutes (\u00e0 peu pr\u00e8s cinq fois moins qu\u2019 \u00ab ACOS \u00bb \u00e0 dur\u00e9e \u00e9gale), on aurait tendance \u00e0 choisir cette hypoth\u00e8se\u2026 D\u2019ici quelques ann\u00e9es, il se pourrait que Dream Theater ne produise que des albums \u00ab dans le style de\u2026 \u00bb, tout en offrant, \u00e0 l\u2019instar d\u2019un Musical Box, des repr\u00e9sentations\u00a0<em>live<\/em> d\u00e9di\u00e9es \u00e0 ses groupes f\u00e9tiches. A force de jouer les cam\u00e9l\u00e9ons, on finit par perdre son identit\u00e9.<\/p>\r\n<p align=\"right\"><strong>Greg Filibert<\/strong><\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"line-height: normal; -webkit-border-horizontal-spacing: 2px; -webkit-border-vertical-spacing: 2px;\"><br \/><\/span><\/span><\/p>\r\n<hr \/>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00a0<\/p>\r\n<p align=\"justify\">Fid\u00e8les \u00e0 eux-m\u00eames, les am\u00e9ricains de Dream Theater op\u00e8rent une fois de plus un virage serr\u00e9, exercice auquel ils ont habitu\u00e9 leurs fans depuis leur tout premier album. N\u00e9anmoins, il faut remonter \u00e0\u00a0<em>Scenes From A Memory<\/em> pour trouver le dernier album \u201cpur jus\u201d du groupe, les suivants \u00e9tant empreints d&rsquo;influences \u00e9videntes, clairement affich\u00e9es par ailleurs.\u00a0<em>Octavarium<\/em>poursuit dans cette voie, piochant tout autant dans le rock progressif classique que dans la pop muscl\u00e9e. Dream Theater donne dans le Muse\u00a0? Soit. C&rsquo;est d&rsquo;autant moins d\u00e9rangeant que Muse n&rsquo;a rien invent\u00e9, loin s&rsquo;en faut. Dream Theater donne dans le U2\u00a0? Qui s&rsquo;en formaliserait si c\u2019est avec autant de brio\u00a0?\u00a0<br \/><br \/>Plus que ces quelques d\u00e9fauts, on peut retenir de nombreuses qualit\u00e9s\u00a0: James Labrie a rarement autant modul\u00e9 son chant, Jordan Rudess se d\u00e9cide enfin \u00e0 sortir de sa palette tr\u00e8s limit\u00e9e de sonorit\u00e9s, les vaines d\u00e9monstrations techniques omnipr\u00e9sentes depuis\u00a0<em>Scenes From A Memory<\/em> ont disparu et le titre \u201cOctavarium\u201d constitue de par sa fluidit\u00e9 et sa richesse un plat de r\u00e9sistance digne de \u201cA Change Of Season\u201d.<br \/><br \/><em>Octavarium<\/em> est un album qui risque bien plus de r\u00e9concilier Dream Theater avec les \u2013 nombreux \u2013 d\u00e9tracteurs de\u00a0<em>Train Of Thought<\/em> que de diviser encore davantage les \u2013 nombreux \u2013 fans qui lui restent.<\/p>\r\n<p align=\"right\"><strong>Jean-Philippe Haas<\/strong><\/p>\r\n<table style=\"height: 20px;\" border=\"0\" cellspacing=\"2\" cellpadding=\"0\">\r\n<tbody>\r\n<\/tbody>\r\n<\/table>\r\n<hr \/>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00a0<\/p>\r\n<p align=\"justify\">Du beurre dans les \u00e9pinards\u00a0? Dream Theater chercherait-il enfin, apr\u00e8s deux albums qui ont suscit\u00e9 d\u00e9bats et pol\u00e9miques, \u00e0 s\u2019assagir et revenir en terrain conquis sur la plan\u00e8te Fan\u00a0? La question peut se poser en ces termes. Qu\u2019on ait aim\u00e9 ou pas\u00a0<em>Six Degrees Of Inner Turbulence<\/em>et Train Of Thought, que ceux qui pensaient que Portnoy et Cie . avaient purement et simplement reni\u00e9 leur racines soient rassur\u00e9s.<br \/>Relativisons cependant\u00a0: \u201cThe Root Of All Evil\u201c est l\u2019exemple type du morceau pol\u00e9mique\u00a0: il inscrit dans la trilogie ouverte avec \u201cThe Glass Prison\u201c, poursuivie ensuite sur \u201cThis Dying Soul\u201c. Le concept de l\u2019auto-plagiat qui reprend dans un nouveau titre le th\u00e8me d\u2019un morceau d\u00e9j\u00e0 existant, perd cependant son capital sympathie pass\u00e9es les premi\u00e8res trente secondes, l\u2019effet de surprise disparaissant, rendant le titre redondant alors qu\u2019il contient de bonnes id\u00e9es. Est-ce que ce genre de proc\u00e9d\u00e9 serait annonciateur d\u2019un manque d\u2019inspiration, au m\u00eame titre que les paroles d\u2019\u201cOctavarium\u201c o\u00f9 sont cit\u00e9s les plus grands hymnes de l\u2019histoire du rock et du metal progressif\u00a0? La ballade \u00ab U2ienne \u00bb \u201cI Walk Beside You\u201c vous ram\u00e8ne (avec succ\u00e8s) \u00e0 l\u2019\u00e9poque\u00a0<em>Falling Into Infinity<\/em> au m\u00eame titre que \u201cThe Answer Lies Within\u201c, fadasse au possible.\u00a0<br \/><br \/>Quelle est au bout du compte, la v\u00e9ritable originalit\u00e9 de cet album\u00a0? Peut-\u00eatre le fait que Dream Theater ne cherche plus \u00e0 cacher ses influences. Celle de Muse par exemple frappe tant sur les excellents \u201cNever Enough\u201c et \u201cThese Walls\u201c, qu\u2019elle appelle la question du possible manque d\u2019inspiration. Un culot qui n\u2019a pas fini d\u2019alimenter les discussions des pros &amp; antis\u00a0!<br \/><br \/>Alors oui, cette nouvelle livraison ne d\u00e9roge pas \u00e0 la ligne de conduite de Dream Theater\u00a0: jamais deux fois le m\u00eame disque. Effectivement, de nouveaux horizons musicaux sont explor\u00e9s avec plus ou moins de r\u00e9ussite. Saluons aussi le retour en gr\u00e2ce de Jordan Rudess, aux abonn\u00e9s absents sur\u00a0<em>Train Of Thought<\/em>, omnipr\u00e9sent sur\u00a0<em>Octavarium<\/em>, et de James LaBrie qui retrouve enfin de vraies m\u00e9lodies de chant, tandis que John Petrucci et Mike Portnoy sont moins d\u00e9monstratifs que par le pass\u00e9. On notera m\u00eame un solo de Myung\u00a0! La d\u00e9marche est louable mais \u00e0 l\u2019\u00e9coute du r\u00e9sultat final sali au possible par une production, manquant de clart\u00e9, reste \u00e0 l\u2019esprit ce go\u00fbt d\u2019inachev\u00e9. C\u2019est frustrant, car on attendait (encore\u00a0!) le digne successeur de\u00a0<em>Scenes From A Memory<\/em> et l\u2019on n\u2019a, au final, qu\u2019un album de plus dans la discographie du Th\u00e9\u00e2tre Onirique. Dommage, vraiment.<\/p>\r\n<p align=\"right\"><strong>Dan Tordjman<\/strong><\/p><p align=\"justify\">\u00a0<\/p>\r\n<p align=\"justify\">Les pr\u00e9c\u00e9dents albums de Dream Theater, ceux qui ont suivi\u00a0<em>Scenes From a Memory<\/em>, ont suscit\u00e9 une violente controverse\u00a0: signe de la passion g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par le groupe auquel le progressif doit une partie de sa renaissance depuis la derni\u00e8re d\u00e9cennie. Les musiciens ont perdu des fans de la premi\u00e8re heure mais gagn\u00e9 d\u2019autres publics, et bon an mal an toujours vendu en France le m\u00eame nombre d\u2019albums, en des quantit\u00e9s dix fois sup\u00e9rieures \u00e0 la moyenne du genre.<br \/><br \/>A \u00e9v\u00e9nement exceptionnel, traitement particulier\u00a0: plut\u00f4t qu\u2019une double chronique comme nous en r\u00e9dige\u00e2mes pour\u00a0<em>Train of Thought<\/em> voil\u00e0 deux ans, c\u2019est \u00e0 une descente de gamme commune autour de la chronique de R\u00e9my Turpault &#8211; dont la notation est rappel\u00e9e en pied de chronique, comme habituellement, et donc apr\u00e8s celle des autres chroniqueurs &#8211; que la R\u00e9daction s\u2019est attel\u00e9e, pour mieux cerner cet album.<\/p>\r\n<p align=\"right\"><strong>Florian Gonfreville<br \/>R\u00e9dacteur en Chef<\/strong><\/p>\r\n<hr \/>\r\n\n<p>\u00a0<\/p>\r\n<p align=\"justify\">Apr\u00e8s le m\u00e9diocre\u00a0<em>Train of Thought<\/em>, on pouvait attendre tout et n\u2019importe quoi de la nouvelle livraison de Dream Theater. Les New-Yorkais allaient-ils pers\u00e9v\u00e9rer dans la voie m\u00e9tallique, revenir sur leur pas, ou au contraire s\u2019essayer \u00e0 de nouveaux registres\u00a0? Le groupe semble avoir choisi un compromis entre ces trois options, proposant ainsi un nouvel album aussi h\u00e9t\u00e9roclite que pouvait l\u2019\u00eatre\u00a0<em>Six Degrees Of Inner Turbulence<\/em>.<br \/><br \/>Le morceau d\u2019introduction \u00ab The Root Of All Evil \u00bb se charge de faire le lien avec\u00a0<em>Train Of Thought<\/em> : le propos est clairement typ\u00e9 metal, mais le titre est assez concis et contient peu de d\u00e9monstration technique. Ce dernier constat se v\u00e9rifie d\u2019ailleurs sur la majeure partie de l\u2019album comme si les instrumentistes, trop enclins \u00e0 la d\u00e9monstration st\u00e9rile sur leur production pr\u00e9c\u00e9dente, avaient d\u00e9cid\u00e9 cette fois de corriger le tir. Cette sobri\u00e9t\u00e9 leur r\u00e9ussit, et permet quelques titres assez directs et accrocheurs comme l\u2019excellent \u00ab These Walls \u00bb.<br \/><br \/>L\u2019album marque \u00e9galement le retour des ballades fa\u00e7on\u00a0<em>Falling Into Infinity<\/em>, pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur est \u00e0 chercher du c\u00f4t\u00e9 de \u00ab I Walk Beside You \u00bb qui, malgr\u00e9 une forte r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 U2 sur le refrain, est un\u00a0<em>single<\/em> potentiel extr\u00eamement bien ficel\u00e9. Quant au pire, il est repr\u00e9sent\u00e9 par \u00ab The Answer Lies Within \u00bb, vilaine ritournelle aux m\u00e9lodies insipides et aux textes abyssaux\u00a0: du Robbie Williams en puissance\u00a0!<br \/><br \/>Les six premiers titres multiplient donc les directions musicales, ce que l\u2019on pourra appr\u00e9cier ou d\u00e9plorer. On s\u2019inqui\u00e8tera en revanche des passages o\u00f9 le groupe, trop influenc\u00e9 par d\u2019autres artistes, perd totalement son identit\u00e9\u00a0: l\u2019exemple le plus flagrant est \u00ab Never Enough \u00bb, sur lequel le quintette singe Muse.<br \/><br \/>La fin de l\u2019album privil\u00e9gie un registre plus purement progressif, avec deux longs titres emphatiques et agr\u00e9ment\u00e9s d\u2019arrangements orchestraux. Si \u00ab Sacrificed Sons \u00bb est un morceau correct quoiqu\u2019un peu long, la v\u00e9ritable surprise provient d\u2019 \u00ab Octavarium \u00bb.<br \/>En effet, le titre qui donne son nom \u00e0 l\u2019album est sans doute ce que Dream Theater a r\u00e9alis\u00e9 de meilleur depuis\u00a0<em>Scenes From A Memory<\/em>. En l\u2019espace de vingt-quatre minutes, cette suite parvient \u00e0 r\u00e9sumer trente ans de musiques progressives. La premi\u00e8re moiti\u00e9 du morceau est clairement ancr\u00e9e dans les ann\u00e9es soixante-dix, avec Pink Floyd, Genesis et Yes en ligne de mire. S\u2019ensuit un passage aux colorations n\u00e9o-prog men\u00e9 par Jordan Rudess avant un retour \u00e0 un registre plus agressif. Entre temps, DT aura r\u00e9ussi \u00e0 placer l\u2019un de ses meilleurs passages instrumentaux \u00e0 ce jour, tr\u00e8s d\u00e9monstratif mais r\u00e9fl\u00e9chi, et parfaitement int\u00e9gr\u00e9 au morceau.<br \/><br \/><em>Octavarium<\/em> est un album in\u00e9gal et h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne. Toutefois, il contient suffisamment d\u2019excellents moments pour surpasser ses deux pr\u00e9d\u00e9cesseurs et prouver que Dream Theater n\u2019est pas artistiquement mort. A d\u00e9faut d\u2019\u00eatre un chef d\u2019\u0153uvre, il rel\u00e8ve donc la pente de belle mani\u00e8re.<\/p>\r\n<p align=\"right\"><strong>R\u00e9my Turpault<\/strong><\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"line-height: normal; -webkit-border-horizontal-spacing: 2px; -webkit-border-vertical-spacing: 2px;\"><br \/><\/span><\/span><\/p>\r\n<hr \/>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00a0<\/p>\r\n<p align=\"justify\">Dream Theater s\u2019embourbe, s\u2019enlise, ne sait plus \u00e0 quels saints se vouer. \u00ab\u00a0<em>Mais qu\u2019allons nous faire cette fois <\/em>\u00bb, ont d\u00fb se dire Mike Portnoy et John Petrucci, les bras charg\u00e9s de dizaines d\u2019albums d\u2019artistes divers \u00e0 faire \u00e9couter aux autres dans \u2018l<em>inspiration corner<\/em> ?\u00a0<em>Octavarium<\/em> n\u2019est pas mauvais, tant s\u2019en faut\u00a0! Mais malgr\u00e9 le r\u00e9ussi \u00abOctavarium\u00bb, il reste tr\u00e8s in\u00e9gal et ne restera pas dans les m\u00e9moires. On a la tr\u00e8s nette impression que les multiples influences que l\u2019on per\u00e7oit tout au long de l\u2019album emp\u00eachent Dream Theater d\u2019\u00eatre lui-m\u00eame. A croire que le groupe a fini par tout dire avec son\u00a0<em>Scenes From a Memory<\/em> et qu\u2019il fait depuis du sur-place, voire recule.\u00a0<br \/><br \/>Initiateur d\u2019un genre qui a revigor\u00e9 le progressif il y a une dizaine d\u2019ann\u00e9es, Dream Theater est sur le d\u00e9clin \u00e0 l\u2019instar d\u2019autres \u00abgloires\u00bb des ann\u00e9es 1990, tels Neal Morse et les Flower Kings. M\u00eame s\u2019ils restent de gros vendeurs, une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de musiciens les a remplac\u00e9s et les rel\u00e8gue gentiment au rang de\u00a0<em>has-been<\/em>. L\u2019incroyable foisonnement de sorties tous azimuts de ces six premiers mois de l\u2019ann\u00e9e vient le prouver.<\/p>\r\n<p align=\"right\"><strong>Jean-Daniel Kleisl<\/strong><\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"line-height: normal; -webkit-border-horizontal-spacing: 2px; -webkit-border-vertical-spacing: 2px;\"><br \/><\/span><\/span><\/p>\r\n<hr \/>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00a0<\/p>\r\n<p align=\"justify\">Dream theater semble, dans sa logique de sortir des albums sans rel\u00e2che tous les deux ans, se lover dans une routine confortable o\u00f9 surprendre l\u2019auditeur et d\u00e9passer ses limites n\u2019est plus de mise. Depuis le mal aim\u00e9\u00a0<em>Six Degrees Of Inner Turbulence<\/em>, contenant les derni\u00e8res prises de risque du groupe mais aussi quelques relents des m\u00e9diocrit\u00e9s \u00e0 suivre, les musiciens se contentent de composer \u00e0 la cha\u00eene et de fa\u00e7on trop lourdement inspir\u00e9e souvent. N\u2019ont ils plus rien \u00e0 dire musicalement\u00a0? Ont-ils atteint leurs limites\u00a0?\u00a0<br \/><br \/>Octavarium, s\u2019il est beaucoup plus agr\u00e9able d\u2019\u00e9coute que son pr\u00e9d\u00e9cesseur, semble r\u00e9pondre tristement par l\u2019affirmative \u00e0 ces deux questions. Non que la musique ne soit bonne, ni mal faite ou b\u00e2cl\u00e9e, mais les meilleurs moments du disque ne sont tout simplement pas \u00e0 mettre sur le compte du groupe, tant les influences sont palpables et \u00e9videntes. Entre Muse, U2, Pink Floyd ou Genesis, voici un floril\u00e8ge de styles h\u00e9t\u00e9roclite aux inspirations non dissimul\u00e9es. Que reste-t-il\u00a0? De bons morceaux, bien ex\u00e9cut\u00e9s, touchant parfois \u00e0 la perfection (\u00ab Octavarium \u00bb\u00a0!), mais qui ne contiennent en aucune fa\u00e7on l\u2019\u00e2me de leurs \u00ab cr\u00e9ateurs \u00bb, une sorte d\u2019usurpation, en fait. Il sera donc dur \u00e0 ceux poss\u00e9dant une culture musicale assez vaste de passer outre ce petit d\u00e9tail. Les autres\u00a0: \u00e9coutez le avec plaisir en attendant de r\u00e9viser vos classiques.<\/p>\r\n<p align=\"right\"><strong>Justin Poolers<\/strong><\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"line-height: normal; -webkit-border-horizontal-spacing: 2px; -webkit-border-vertical-spacing: 2px;\"><br \/><\/span><\/span><\/p>\r\n<hr \/>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00a0<\/p>\r\n<p align=\"justify\">Est-il vraiment besoin de palabrer sur un disque qui, encore une fois, trouvera gr\u00e2ce aux yeux des fans acharn\u00e9s de Dream Theater\u00a0? Il fut un temps o\u00f9 ces remarquables musiciens savaient parfaitement dig\u00e9rer leurs influences pour se les approprier et en faire un style unique, auquel tout le monde fait r\u00e9f\u00e9rence depuis\u00a0<em>Images &amp; Words<\/em>. Aujourd\u2019hui, le quintette ne se donne plus cette peine, pompant sans vergogne les id\u00e9es des autres, allant presque jusqu\u2019\u00e0 les claironner largement.<br \/><br \/>L\u2019\u00e9ponyme \u00ab Octavarium \u00bb, s\u2019il reste le titre le plus honorable de ce disque avec \u00ab These Walls \u00bb, montre clairement cet \u00e9tat de fait\u00a0: Genesis, Pink Floyd, Yes, m\u00eame Mullmuzzler et\u2026 Dream Theater, repiquant quelques passages de \u00ab A Change Of Seasons \u00bb et\u00a0<em>Scenes From A Memory<\/em>, tels sont les noms qui viennent obligatoirement \u00e0 l\u2019esprit. Excuse facile du simple hommage \u00e0 ses influences\u00a0? Avouez qu\u2019en plus des concerts tributaires o\u00f9 le groupe reprend int\u00e9gralement un album d\u2019un artiste fondateur, \u00e7a commence \u00e0 faire beaucoup\u00a0! Simple carence artistique\u00a0? Etant donn\u00e9 le nombre d\u2019id\u00e9es \u00e9tal\u00e9es durant ces vingt-quatre minutes (\u00e0 peu pr\u00e8s cinq fois moins qu\u2019 \u00ab ACOS \u00bb \u00e0 dur\u00e9e \u00e9gale), on aurait tendance \u00e0 choisir cette hypoth\u00e8se\u2026 D\u2019ici quelques ann\u00e9es, il se pourrait que Dream Theater ne produise que des albums \u00ab dans le style de\u2026 \u00bb, tout en offrant, \u00e0 l\u2019instar d\u2019un Musical Box, des repr\u00e9sentations\u00a0<em>live<\/em> d\u00e9di\u00e9es \u00e0 ses groupes f\u00e9tiches. A force de jouer les cam\u00e9l\u00e9ons, on finit par perdre son identit\u00e9.<\/p>\r\n<p align=\"right\"><strong>Greg Filibert<\/strong><\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><span style=\"font-size: small;\"><span style=\"line-height: normal; -webkit-border-horizontal-spacing: 2px; -webkit-border-vertical-spacing: 2px;\"><br \/><\/span><\/span><\/p>\r\n<hr \/>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00a0<\/p>\r\n<p align=\"justify\">Fid\u00e8les \u00e0 eux-m\u00eames, les am\u00e9ricains de Dream Theater op\u00e8rent une fois de plus un virage serr\u00e9, exercice auquel ils ont habitu\u00e9 leurs fans depuis leur tout premier album. N\u00e9anmoins, il faut remonter \u00e0\u00a0<em>Scenes From A Memory<\/em> pour trouver le dernier album \u201cpur jus\u201d du groupe, les suivants \u00e9tant empreints d&rsquo;influences \u00e9videntes, clairement affich\u00e9es par ailleurs.\u00a0<em>Octavarium<\/em>poursuit dans cette voie, piochant tout autant dans le rock progressif classique que dans la pop muscl\u00e9e. Dream Theater donne dans le Muse\u00a0? Soit. C&rsquo;est d&rsquo;autant moins d\u00e9rangeant que Muse n&rsquo;a rien invent\u00e9, loin s&rsquo;en faut. Dream Theater donne dans le U2\u00a0? Qui s&rsquo;en formaliserait si c\u2019est avec autant de brio\u00a0?\u00a0<br \/><br \/>Plus que ces quelques d\u00e9fauts, on peut retenir de nombreuses qualit\u00e9s\u00a0: James Labrie a rarement autant modul\u00e9 son chant, Jordan Rudess se d\u00e9cide enfin \u00e0 sortir de sa palette tr\u00e8s limit\u00e9e de sonorit\u00e9s, les vaines d\u00e9monstrations techniques omnipr\u00e9sentes depuis\u00a0<em>Scenes From A Memory<\/em> ont disparu et le titre \u201cOctavarium\u201d constitue de par sa fluidit\u00e9 et sa richesse un plat de r\u00e9sistance digne de \u201cA Change Of Season\u201d.<br \/><br \/><em>Octavarium<\/em> est un album qui risque bien plus de r\u00e9concilier Dream Theater avec les \u2013 nombreux \u2013 d\u00e9tracteurs de\u00a0<em>Train Of Thought<\/em> que de diviser encore davantage les \u2013 nombreux \u2013 fans qui lui restent.<\/p>\r\n<p align=\"right\"><strong>Jean-Philippe Haas<\/strong><\/p>\r\n<table style=\"height: 20px;\" border=\"0\" cellspacing=\"2\" cellpadding=\"0\">\r\n<tbody>\r\n<\/tbody>\r\n<\/table>\r\n<hr \/>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p>\u00a0<\/p>\r\n<p align=\"justify\">Du beurre dans les \u00e9pinards\u00a0? Dream Theater chercherait-il enfin, apr\u00e8s deux albums qui ont suscit\u00e9 d\u00e9bats et pol\u00e9miques, \u00e0 s\u2019assagir et revenir en terrain conquis sur la plan\u00e8te Fan\u00a0? La question peut se poser en ces termes. Qu\u2019on ait aim\u00e9 ou pas\u00a0<em>Six Degrees Of Inner Turbulence<\/em>et Train Of Thought, que ceux qui pensaient que Portnoy et Cie . avaient purement et simplement reni\u00e9 leur racines soient rassur\u00e9s.<br \/>Relativisons cependant\u00a0: \u201cThe Root Of All Evil\u201c est l\u2019exemple type du morceau pol\u00e9mique\u00a0: il inscrit dans la trilogie ouverte avec \u201cThe Glass Prison\u201c, poursuivie ensuite sur \u201cThis Dying Soul\u201c. Le concept de l\u2019auto-plagiat qui reprend dans un nouveau titre le th\u00e8me d\u2019un morceau d\u00e9j\u00e0 existant, perd cependant son capital sympathie pass\u00e9es les premi\u00e8res trente secondes, l\u2019effet de surprise disparaissant, rendant le titre redondant alors qu\u2019il contient de bonnes id\u00e9es. Est-ce que ce genre de proc\u00e9d\u00e9 serait annonciateur d\u2019un manque d\u2019inspiration, au m\u00eame titre que les paroles d\u2019\u201cOctavarium\u201c o\u00f9 sont cit\u00e9s les plus grands hymnes de l\u2019histoire du rock et du metal progressif\u00a0? La ballade \u00ab U2ienne \u00bb \u201cI Walk Beside You\u201c vous ram\u00e8ne (avec succ\u00e8s) \u00e0 l\u2019\u00e9poque\u00a0<em>Falling Into Infinity<\/em> au m\u00eame titre que \u201cThe Answer Lies Within\u201c, fadasse au possible.\u00a0<br \/><br \/>Quelle est au bout du compte, la v\u00e9ritable originalit\u00e9 de cet album\u00a0? Peut-\u00eatre le fait que Dream Theater ne cherche plus \u00e0 cacher ses influences. Celle de Muse par exemple frappe tant sur les excellents \u201cNever Enough\u201c et \u201cThese Walls\u201c, qu\u2019elle appelle la question du possible manque d\u2019inspiration. Un culot qui n\u2019a pas fini d\u2019alimenter les discussions des pros &amp; antis\u00a0!<br \/><br \/>Alors oui, cette nouvelle livraison ne d\u00e9roge pas \u00e0 la ligne de conduite de Dream Theater\u00a0: jamais deux fois le m\u00eame disque. Effectivement, de nouveaux horizons musicaux sont explor\u00e9s avec plus ou moins de r\u00e9ussite. Saluons aussi le retour en gr\u00e2ce de Jordan Rudess, aux abonn\u00e9s absents sur\u00a0<em>Train Of Thought<\/em>, omnipr\u00e9sent sur\u00a0<em>Octavarium<\/em>, et de James LaBrie qui retrouve enfin de vraies m\u00e9lodies de chant, tandis que John Petrucci et Mike Portnoy sont moins d\u00e9monstratifs que par le pass\u00e9. On notera m\u00eame un solo de Myung\u00a0! La d\u00e9marche est louable mais \u00e0 l\u2019\u00e9coute du r\u00e9sultat final sali au possible par une production, manquant de clart\u00e9, reste \u00e0 l\u2019esprit ce go\u00fbt d\u2019inachev\u00e9. C\u2019est frustrant, car on attendait (encore\u00a0!) le digne successeur de\u00a0<em>Scenes From A Memory<\/em> et l\u2019on n\u2019a, au final, qu\u2019un album de plus dans la discographie du Th\u00e9\u00e2tre Onirique. Dommage, vraiment.<\/p>\r\n<p align=\"right\"><strong>Dan Tordjman<\/strong><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0 Fid\u00e8les \u00e0 eux-m\u00eames, les am\u00e9ricains de Dream Theater op\u00e8rent une fois de plus un&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":35,"featured_media":5882,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5881"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/35"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5881"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5881\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5882"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5881"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5881"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5881"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}