{"id":5877,"date":"2002-09-05T00:00:00","date_gmt":"2002-09-04T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5877"},"modified":"2002-09-05T00:00:00","modified_gmt":"2002-09-04T22:00:00","slug":"5877","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2002\/09\/05\/5877\/","title":{"rendered":"Seyminhol &#8211; Northern Recital"},"content":{"rendered":"\n<p>Groupe fran\u00e7ais, Seyminhol existe depuis 1990. En 1993, il ouvre pour Vulcain, et depuis cette \u00e9poque a sorti 5 productions, de la d\u00e9mo huit titres Poussi\u00e8re de Lune \u00e0 ce qui nous int\u00e9resse aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;album Northern Recital, faisant suite au mini quatre titres Nordic Tales, paru en 2001.<br \/><br \/>Avec leur premier LP, le groupe de heavy symphonique n&rsquo;a pas choisi la facilit\u00e9 en s&rsquo;attaquant \u00e0 un concept. En 771, Charles, fils du premier roi des Francs sacr\u00e9 chr\u00e9tiennement P\u00e9pin le Bref, et petit-fils de Charles Martel, devient roi et fond sur les Lombards en Italie. Pendant ce temps les Saxons, sur le Rhin, pillent ses \u00e9glises et Charlemagne, puisque c&rsquo;est de lui qu&rsquo;il s&rsquo;agit, revient alors livrer bataille. C&rsquo;est le d\u00e9but des guerres de religion qui m\u00e8neront au Saint-Empire Romain-Germanique. Seyminhol exprime dans cet album le point de vue du chef saxon Widukind, auquel succ\u00e8de un jeune brave, Thorgis, qui part combattre pour la m\u00e9moire des h\u00e9ros de Saxe.<br \/>La premi\u00e8re \u00e9coute de Northern Recital justifie le titre\u00a0: une saga \u00e9pique de la plus pure essence du speed metal symphonique. Des titres comme \u00a0\u00bb Iron of God \u00a0\u00bb ou \u00a0\u00bb Under a Red Blood Banner \u00a0\u00bb ne laissent d&rsquo;ailleurs aucun r\u00e9pit\u00a0: par la pr\u00e9sence de la batterie et d&rsquo;un chant techniquement \u00e0 la hauteur et bien trouv\u00e9s, soutenus par des guitares et basse bien assises, on le sait d&#8217;embl\u00e9e, c&rsquo;est la guerre\u00a0! Les textes et la musique sont en parfaite ad\u00e9quation, et la pr\u00e9sence d&rsquo;invit\u00e9s (cornemuse, bons choeurs et voix f\u00e9minine) apporte un suppl\u00e9ment de vie. On sait qu&rsquo;ici le niveau n&rsquo;est pas un obstacle \u00e0 la composition.<br \/><br \/>Alors&#8230;Serait-ce g\u00e9nial\u00a0? Et bien&#8230;non. Si le niveau technique n&rsquo;est plus \u00e0 prouver, c&rsquo;est ailleurs que cela p\u00eache. Tout d&rsquo;abord, le c\u00f4t\u00e9 tout de m\u00eame clich\u00e9 &#8211; bien ex\u00e9cut\u00e9 au demeurant &#8211; des musiques comme des textes fait t\u00e2che\u00a0: l&rsquo;alibi historique prometteur sert en fait \u00e0 traiter une sc\u00e8ne de guerre et de vengeance finalement peu originale. Ensuite, l&rsquo;utilisation des claviers, dont on sait avant m\u00eame la lecture du livret qu&rsquo;ils sont tenus par le guitariste (ils sont jou\u00e9s comme une guitare, elle-m\u00eame tr\u00e8s lin\u00e9aire, et aux soli r\u00e9p\u00e9titifs), a tendance \u00e0 lasser. Enfin, une interpr\u00e9tation monochrome et souvent m\u00e9lo couronne le tout. Bref, on sent tous ces petits manques de nuance et &#8211; l\u00e2chons le mot &#8211; de cr\u00e9ativit\u00e9, qui font que l&rsquo;on n&rsquo;arrive pas \u00e0 distinguer spontan\u00e9ment un morceau d&rsquo;un autre. La production, h\u00e9las, n&rsquo;aide pas, en gommant les basses au profit d&rsquo;un m\u00e9dium grave noyant la section rythmique.<br \/><br \/>Seyminhol existe depuis 12 ans et n&rsquo;a rien \u00e0 prouver techniquement. Affirmant que les groupes fran\u00e7ais ne sont pas soutenus en France, la formation pourrait sortir avec son prochain album celui de la reconnaissance, s&rsquo;il s&rsquo;accorde le temps de la relecture. Il a vraiment tout ce qu&rsquo;il faut pour le faire.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Groupe fran\u00e7ais, Seyminhol existe depuis 1990. En 1993, il ouvre pour Vulcain, et depuis cette&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":35,"featured_media":5878,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5877"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/35"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5877"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5877\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5878"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5877"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5877"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5877"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}