{"id":5875,"date":"2002-09-30T00:00:00","date_gmt":"2002-09-29T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5875"},"modified":"2002-09-30T00:00:00","modified_gmt":"2002-09-29T22:00:00","slug":"5875","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2002\/09\/30\/5875\/","title":{"rendered":"Pain of Salvation &#8211; The Perfect Element &#8211; part I"},"content":{"rendered":"\n<p>Le groupe su\u00e9dois Pain of Salvation sort son troisi\u00e8me album, apr\u00e8s\u00a0<em>Entropia<\/em> (1997) et\u00a0<em>One Hour by the Concrete Lake<\/em> (1998). Ces deux concept-albums tr\u00e8s novateurs en mati\u00e8re de metal progressif ont fait grande impression.\u00a0<br \/><br \/>Leur force r\u00e9side dans le fait que la musique s&rsquo;\u00e9loigne totalement des sentiers trop battus par les clones de Dream Theater. Il faut ici chercher les influences du c\u00f4t\u00e9 de Faith No More et King&rsquo;s X, dans les rangs de la \u00ab\u00a0fusion\u00a0\u00bb m\u00eame, si l&rsquo;on entend ici le m\u00e9lange parfois rude et violent\u00e9 de styles\u00a0<em>a priori<\/em> contradictoires. L&rsquo;atmosph\u00e8re est extr\u00eamement sombre, hallucin\u00e9e \u2013 mais diff\u00e8re de\u00a0<em>One Hour by the Concrete Lake<\/em> cependant. Le chant, tr\u00e8s travaill\u00e9 et extr\u00eamement expressif, est tant\u00f4t violent, tant\u00f4t magnifiquement m\u00e9lodieux et la technique de tous les musiciens est \u00e9poustouflante. Daniel Gildenl\u00f6w, ma\u00eetre \u00e0 penser de la formation, fait preuve d&rsquo;un charisme certain et pose ainsi une identit\u00e9 r\u00e9elle.\u00a0<br \/><br \/>Musicalement, PoS illustre parfaitement le m\u00e9lange d&rsquo;\u00e9motions v\u00e9hicul\u00e9es par ce concept album, l&rsquo;adolescence malheureuse de deux enfants battus, que l&rsquo;on voit sur la pochette, et de l&rsquo;expression et du d\u00e9veloppement de leur personnalit\u00e9 en\u2026 on serait tent\u00e9 de le dire pour filer la m\u00e9taphore guerri\u00e8re\u00a0: en environnement hostile\u2013 cet album est la premi\u00e8re de deux parties consacr\u00e9es au sujet\u2026 Le th\u00e8me n&rsquo;est pas gai et l&rsquo;album est s\u00e9par\u00e9 en trois parties distinctes pour un total de plus de soixante-douze minutes, qui expriment rage, tristesse et m\u00e9lancolie\u00a0: voil\u00e0 pour la dynamique d&rsquo;ensemble\u00a0! La production puissante rend bien compte de la foule de d\u00e9tails et de bruitages qui contribuent \u00e0 faire de cet album une histoire\u00a0: n&rsquo;oubliez pas l&rsquo;\u00e9coute au casque, qui apporte son lot d&rsquo;int\u00e9r\u00eat\u00a0! Ce troisi\u00e8me album est bel et bien un coup de ma\u00eetre\u00a0: si beaucoup le consid\u00e8rent comme la meilleure sortie de metal progressif de l&rsquo;ann\u00e9e 2000, il constitue en tout cas l&rsquo;assurance d&rsquo;une excellente surprise pour tous. Attention cependant\u00a0: les valeurs de ce disque ne sont pas accessibles d\u00e8s la premi\u00e8re \u00e9coute. Un peu comme un bon vin qu&rsquo;il faut laisser respirer, il faut un peu de patience et quelques passages dans le lecteur. Mais quel r\u00e9sultat\u00a0!<br \/><br \/>Il est conseill\u00e9 d\u2019acheter de pr\u00e9f\u00e9rence la version limit\u00e9e double CD, le CD bonus renfermant les<em>bonus-tracks<\/em> japonais des deux albums pr\u00e9c\u00e9dents et une partie multim\u00e9dia comprenant les vid\u00e9o-clips des\u00a0<em>singles<\/em>, dont \u00ab\u00a0Ashes\u00a0\u00bb, issu de cet album. Il reste \u00e0 voir comment un album aussi sophistiqu\u00e9 passera le test de la sc\u00e8ne. Mais \u00e0 l&rsquo;heure de sa sortie, PoS est encore limit\u00e9 \u00e0 ouvrir pour des groupes plus populaires &#8211; Arena sur cette tourn\u00e9e 2000, ce qui n&rsquo;est pas le meilleur moyen d&rsquo;en juger. L&rsquo;avenir reconna\u00eetra cependant la valeur de ce groupe.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le groupe su\u00e9dois Pain of Salvation sort son troisi\u00e8me album, apr\u00e8s\u00a0Entropia (1997) et\u00a0One Hour by&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":35,"featured_media":5876,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5875"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/35"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5875"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5875\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5876"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5875"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5875"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5875"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}