{"id":5869,"date":"2011-12-28T00:00:00","date_gmt":"2011-12-27T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5869"},"modified":"2011-12-28T00:00:00","modified_gmt":"2011-12-27T22:00:00","slug":"5869","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2011\/12\/28\/5869\/","title":{"rendered":"Machine Head &#8211; Unto the Locust"},"content":{"rendered":"\n<p>Au commencement, Machine Head c\u2019est le renouveau du thrash metal en pleine d\u00e9liquescence, un style qui a trop us\u00e9 ses propres eaux. En 1994, <em>Burn My Eyes<\/em> incarne les joyaux de la couronne. Ce groupe de la Bay Area dont le chanteur-guitariste n\u2019est autre que Robb Flynn, guitariste prometteur de Vio-lence, r\u00e9ussit un carton plein d\u2019entr\u00e9e de jeu. L\u2019exploit semble difficile \u00e0 r\u00e9it\u00e9rer. Parfois contest\u00e9s par un public d\u00e9boussol\u00e9 par les d\u00e9rives nu-metal et l\u2019immersion dans un chant doucereux et m\u00e9lodique, les albums suivants ne trouvent pas toujours l\u2019accueil m\u00e9rit\u00e9. En 2003, les San Franciscains d\u00e9barrass\u00e9s de leurs complexes apr\u00e8s avoir sans cesse explor\u00e9 de nouveaux horizons, parviennent \u00e0 reprendre les commandes de la machine. <em>Through the Ashes of Empires<\/em> red\u00e9finit les bases de l\u2019\u00e9difice mais c\u2019est avec <em>The Blackening<\/em> quatre ans plus tard que le groupe se forge enfin une image de t\u00eate d\u2019affiche de la sc\u00e8ne metal. Le petit dernier se nomme <em>Unto the Locust<\/em> et s\u2019annonce comme un \u00e9v\u00e9nement \u00e0 ne rater sous aucun pr\u00e9texte, mais l\u2019attente associ\u00e9e en aura-t-elle valu la peine ?<br \/><br \/> Sans m\u00eame en conna\u00eetre la teneur, seulement sept nouveaux morceaux en l\u2019espace de quatre ans laissent circonspect : voil\u00e0 une pingrerie \u00e0 d\u00e9plorer ouvertement. Sept, c\u2019est aussi la dur\u00e9e moyenne des titres, comme si la stylisation de ce chiffre repr\u00e9sentant une faux, <em>a fortiori<\/em> symbole de mort offrait une ligne directrice au disque. Sept, symbole du sang, m\u00e9moire nutritive de l\u2019\u00e2me humaine s\u2019infiltre dans les conduits auditifs puisque le hasard, si c\u2019en est un, fait d\u00e9marrer <em>Unto the Locust<\/em> par \u00ab\u00a0I Am Hell (Sonata in C#)\u00a0\u00bb, petite \u0153uvre en trois parties joliment introduite par \u00ab\u00a0Sangre Sani\u00a0\u00bb.<br \/><br \/> Le serpent se mord alors la queue dans un curieux d\u00e9dale de chant <em>a cappella<\/em>, de relents \u00ab\u00a0black\/death\u00a0\u00bb m\u00e9lodique, de soli majestueux et de rythmiques heavy. La sauce prend plut\u00f4t bien. Phil Demmel a v\u00e9ritablement trouv\u00e9 sa place : les guitares se confondent \u00e0 merveille, le sentiment d\u2019osmose participe \u00e0 la bonne coh\u00e9sion des compositions, m\u00eame si les architectures laissent penser \u00e0 des collages de riffs parfois inad\u00e9quats. Cette facette d\u00e9cousue apporte du sang neuf \u00e0 des structures bien souvent trop simplistes par le pass\u00e9. Machine Head s\u2019\u00e9toffe, refait peau neuve cherchant chaque fois \u00e0 se d\u00e9passer davantage, sans perdre ni de son int\u00e9grit\u00e9 ni de sa verve l\u00e9gendaire. La voix de Rob Flynn prend gravement aux tripes dans ce maelstrom sonore que la production galvanise.<br \/><br \/> <em>Unto the Locust<\/em> ravive les cendres du ph\u0153nix \u00e0 t\u00eate de machine. Le thrash des Am\u00e9ricains se modernise et malgr\u00e9 les savoureuses lignes m\u00e9lodiques distill\u00e9es dans chaque morceau, celles-ci s\u2019av\u00e8rent moins convaincantes que celles de <em>The Blackening<\/em>. Apr\u00e8s de nombreuses ann\u00e9es, ce nouveau cru fera partie des gagnants de l\u2019ann\u00e9e 2011, mais qu\u2019en restera-t-il dans quelques temps ?<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au commencement, Machine Head c\u2019est le renouveau du thrash metal en pleine d\u00e9liquescence, un style&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":5870,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5869"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5869"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5869\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5870"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5869"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5869"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5869"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}