{"id":5867,"date":"2011-12-26T00:00:00","date_gmt":"2011-12-25T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5867"},"modified":"2011-12-26T00:00:00","modified_gmt":"2011-12-25T22:00:00","slug":"5867","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2011\/12\/26\/5867\/","title":{"rendered":"Amplifier &#8211; The Octopus"},"content":{"rendered":"\n<p>Difficile de parler d\u2019un concept comme celui de <em>The Octopus<\/em> sans \u00e9crire un v\u00e9ritable roman, un essai ou une th\u00e8se. Quatre longues ann\u00e9es apr\u00e8s la sortie du d\u00e9cevant <em>Insider<\/em>, les Mancun\u00e9ens d\u2019Amplifier sont de retour avec non pas une, mais bien deux longues heures de musique estampill\u00e9e \u00ab\u00a0musique progressive\u00a0\u00bb. <br \/><br \/> La personnalit\u00e9 du trio est on ne peut plus exacerb\u00e9e sur cet album concept centr\u00e9 sur une figure embl\u00e9matique : le poulpe. Si l\u2019image peut para\u00eetre saugrenue, elle est terriblement appropri\u00e9e aux compositions tentaculaires, allant piocher \u00e0 droite et \u00e0 gauche dans des styles qu\u2019elles assimilent \u00e0 une seule et m\u00eame identit\u00e9, tr\u00e8s pr\u00e9sente et tr\u00e8s forte. Sel Balamir lui-m\u00eame pr\u00e9sente volontairement <em>The Octopus<\/em> comme une entit\u00e9, un organisme vivant, \u00e9voluant tout en gardant son essence. Polymorphe, ce disque l\u2019est car les morceaux prennent des formes tr\u00e8s diff\u00e9rentes (\u00ab\u00a0White Horses at Sea \/ Utopian Daydream\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Planet of the Insects\u00a0\u00bb ou encore \u00ab\u00a0The Octopus\u00a0\u00bb) tout en gardant le m\u00eame son lourd, cette voix ent\u00eatante et cette basse on ne peut plus grasse. Ce polymorphisme s\u2019\u00e9tend m\u00eame jusqu\u2019aux nombreux contributeurs \u00e0 l\u2019album : sont pr\u00e9sents Mike Vennart (feu Oceansize), Rose Kemp ou encore Charlie Barnes, jeune prodige du piano.<br \/><br \/> Les arrangements, particuli\u00e8rement soign\u00e9s, sont pourtant desservis par une production balourde, accentuant le c\u00f4t\u00e9 gargantuesque de la cr\u00e9ature. Mais cette lourdeur est relev\u00e9e par les passages a\u00e9riens o\u00f9 Sel Balamir laisse libre cours \u00e0 sa voix toujours aussi ma\u00eetris\u00e9e, comme en t\u00e9moigne le break de \u00ab\u00a0The Wave\u00a0\u00bb. Chaque piste rec\u00e8le son lot de d\u00e9tails, ses r\u00e9f\u00e9rences (comme la ligne de \u00ab Set the Controls for the Heart of the Sun\u00a0\u00bb de Pink Floyd, dissimul\u00e9e sur le morceau \u00ab\u00a0Interstellar\u00a0\u00bb) et il est impossible de ne pas trouver son compte au moins une fois dans ce concept. Quant \u00e0 l\u2019appr\u00e9cier dans son int\u00e9gralit\u00e9, c\u2019est une autre question : pour avoir vis\u00e9 trop haut, l\u2019album p\u00e2tit quelque peu de ses ambitions et les deux heures de musiques sont clairement trop longues, for\u00e7ant \u00e0 \u00e9couter les deux parties s\u00e9par\u00e9ment.<br \/><br \/> Avec le recul et les \u00e9coutes n\u00e9cessaires, <em>The Octopus<\/em> appara\u00eet comme une pi\u00e8ce ma\u00eetresse de la musique progressive actuelle : ambitieux (trop ?), complexe, myst\u00e9rieux, intriguant. Le poulpe ne se d\u00e9voile pas sans un minimum d\u2019efforts et de recherche. Cependant, une fois le voile perc\u00e9, le tableau se r\u00e9v\u00e8le stup\u00e9fiant.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Difficile de parler d\u2019un concept comme celui de The Octopus sans \u00e9crire un v\u00e9ritable roman,&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":26,"featured_media":5868,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5867"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/26"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5867"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5867\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5868"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5867"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5867"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5867"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}