{"id":5865,"date":"2016-01-31T00:00:00","date_gmt":"2016-01-30T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5865"},"modified":"2016-01-31T00:00:00","modified_gmt":"2016-01-30T22:00:00","slug":"5865","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2016\/01\/31\/5865\/","title":{"rendered":"Rob Mazurek \/ Exploding Star Orchestra &#8211; Galactic Parables vol.1"},"content":{"rendered":"\n<p>Cuneiform Records a le chic pour mettre en avant les artistes qu\u2019il veut promouvoir le plus. Rob Mazurek en est d\u00e9j\u00e0 \u00e0 sa troisi\u00e8me cuv\u00e9e sur le label en trois ans, sortie tr\u00e8s rapidement apr\u00e8s son album pr\u00e9c\u00e9dent <em>Return the Tides<\/em> sorti, lui, fin 2014. Accompagn\u00e9 de l\u2019Exploding Star Orchestra, c\u2019est en repr\u00e9sentation que le cornettiste am\u00e9ricain d\u00e9ploie une \u00e9nergie folle au profit d\u2019un jazz grandiloquent et \u00e9sot\u00e9rique.<br \/><br \/> Compos\u00e9 de deux disques, <em>Galactic Parables vol.1<\/em> met en avant deux prestations ex\u00e9cut\u00e9es en 2013, l\u2019une en Sardaigne plus pr\u00e9cis\u00e9ment au festival de Jazz de Sant\u2019Anna Arresi et l\u2019autre au Centre Culturel de Chicago. Les deux disques comportent les m\u00eames morceaux, pr\u00e9sent\u00e9s dans des ordres diff\u00e9rents mis \u00e0 part \u00ab\u00a0Free Agents of Sound\u00a0\u00bb qui, lui, introduit les deux sets. Soutenu de mani\u00e8re efficace par ses deux acolytes principaux, le guitariste Jeff Parker et Guilherme Granado aux synth\u00e9tiseurs (uniquement en Sardaigne), leur musique se veut dans l\u2019esprit de Sun Ra Arkestra, du Art Ensemble of Chicago, des grandes explosions de son \u00e0 la Frank Zappa comme sur \u00ab\u00a0Awaken the World #41\u00a0\u00bb, parfois m\u00eame du Mahavishnu Orchestra, toutes ces formations imposantes qui ont marqu\u00e9 les ann\u00e9es soixante-dix en voulant d\u00e9construire le jazz et lui donner un aspect plus rugueux et ouvert \u00e0 l\u2019exp\u00e9rimentation et \u00e0 la spiritualit\u00e9.<br \/><br \/> Il n\u2019est pas question ici de faire une \u00e9tude comparative des deux disques mais il en ressort tout de m\u00eame qu\u2019\u00e0 qualit\u00e9 \u00e9quivalente, les \u00e9nergies diff\u00e8rent de l\u2019un \u00e0 l\u2019autre. La direction de Rob Mazurek est \u00e0 la fois explosive et \u00e9th\u00e9r\u00e9e, car le chef ne sollicite qu\u2019avec parcimonie les apparitions, afin de laisser respirer ses compositions \u00e9tendues  et g\u00e9n\u00e9reuses. Beaucoup de parties improvis\u00e9es s\u2019immiscent dans cette n\u00e9buleuse artistique prenante, et c\u2019est avec d\u00e9lectation que la contemplation d\u2019un tel spectacle s\u2019affirme de plus en plus \u00e0 chaque \u00e9coute. La m\u00e9lodie n\u2019est aucunement laiss\u00e9e pour compte, au contraire ! Au milieu d\u2019\u00e9norm\u00e9ment de soubresauts et de catapultages d\u2019harmonies avant-gardistes, des moments forts viennent appara\u00eetre comme une plan\u00e8te cach\u00e9e derri\u00e8re une autre viendrait \u00e0 se d\u00e9voiler. L\u2019exemple le plus fort serait sans doute le \u00ab\u00a0Helmets of Our Poisonous Thoughts #16\u00a0\u00bb du second disque, fantastique !<br \/><br \/> La production transcrit avec puissance la musique de ce sublime orchestre : puissance des cuivres, puret\u00e9 du piano jou\u00e9 magistralement par Angelica Sanchez, la voix tr\u00e8s masculine d\u00e9clamant les paraboles galactiques avec vaillance &#8230; Quelques th\u00e8mes se d\u00e9tachent plus que d\u2019autres, mais tout y est bon, riche et myst\u00e9rieusement attirant.<br \/><br \/> Parfois, il ne faut pas se fier \u00e0 sa premi\u00e8re impression. Avec Rob Mazurek, la premi\u00e8re \u00e9coute est toujours d\u00e9stabilisante, souvent mitig\u00e9e et c\u2019est \u00e0 coups d\u2019\u00e9coutes r\u00e9p\u00e9t\u00e9es que l\u2019on s\u2019en veut de ne pas avoir ador\u00e9 imm\u00e9diatement chacun de ses albums. Rob Mazurek est un s\u00e9rieux client, plein de ressources et de talent et livre ici avec <em>Galatic Parables vol.1<\/em>, qui suppose au moins un volume de plus par la suite, un double album \u00e9prouvant mais terriblement s\u00e9duisant et palpitant.<\/p>\r\n\n<p><em>Distribu\u00e9 par <a href=\"http:\/\/www.orkhestra.fr\/\">Orkh\u00eastra<\/a>.<\/em><\/p>\n<p>Cuneiform Records a le chic pour mettre en avant les artistes qu\u2019il veut promouvoir le plus. Rob Mazurek en est d\u00e9j\u00e0 \u00e0 sa troisi\u00e8me cuv\u00e9e sur le label en trois ans, sortie tr\u00e8s rapidement apr\u00e8s son album pr\u00e9c\u00e9dent <em>Return the Tides<\/em> sorti, lui, fin 2014. Accompagn\u00e9 de l\u2019Exploding Star Orchestra, c\u2019est en repr\u00e9sentation que le cornettiste am\u00e9ricain d\u00e9ploie une \u00e9nergie folle au profit d\u2019un jazz grandiloquent et \u00e9sot\u00e9rique.<br \/><br \/> Compos\u00e9 de deux disques, <em>Galactic Parables vol.1<\/em> met en avant deux prestations ex\u00e9cut\u00e9es en 2013, l\u2019une en Sardaigne plus pr\u00e9cis\u00e9ment au festival de Jazz de Sant\u2019Anna Arresi et l\u2019autre au Centre Culturel de Chicago. Les deux disques comportent les m\u00eames morceaux, pr\u00e9sent\u00e9s dans des ordres diff\u00e9rents mis \u00e0 part \u00ab\u00a0Free Agents of Sound\u00a0\u00bb qui, lui, introduit les deux sets. Soutenu de mani\u00e8re efficace par ses deux acolytes principaux, le guitariste Jeff Parker et Guilherme Granado aux synth\u00e9tiseurs (uniquement en Sardaigne), leur musique se veut dans l\u2019esprit de Sun Ra Arkestra, du Art Ensemble of Chicago, des grandes explosions de son \u00e0 la Frank Zappa comme sur \u00ab\u00a0Awaken the World #41\u00a0\u00bb, parfois m\u00eame du Mahavishnu Orchestra, toutes ces formations imposantes qui ont marqu\u00e9 les ann\u00e9es soixante-dix en voulant d\u00e9construire le jazz et lui donner un aspect plus rugueux et ouvert \u00e0 l\u2019exp\u00e9rimentation et \u00e0 la spiritualit\u00e9.<br \/><br \/> Il n\u2019est pas question ici de faire une \u00e9tude comparative des deux disques mais il en ressort tout de m\u00eame qu\u2019\u00e0 qualit\u00e9 \u00e9quivalente, les \u00e9nergies diff\u00e8rent de l\u2019un \u00e0 l\u2019autre. La direction de Rob Mazurek est \u00e0 la fois explosive et \u00e9th\u00e9r\u00e9e, car le chef ne sollicite qu\u2019avec parcimonie les apparitions, afin de laisser respirer ses compositions \u00e9tendues  et g\u00e9n\u00e9reuses. Beaucoup de parties improvis\u00e9es s\u2019immiscent dans cette n\u00e9buleuse artistique prenante, et c\u2019est avec d\u00e9lectation que la contemplation d\u2019un tel spectacle s\u2019affirme de plus en plus \u00e0 chaque \u00e9coute. La m\u00e9lodie n\u2019est aucunement laiss\u00e9e pour compte, au contraire ! Au milieu d\u2019\u00e9norm\u00e9ment de soubresauts et de catapultages d\u2019harmonies avant-gardistes, des moments forts viennent appara\u00eetre comme une plan\u00e8te cach\u00e9e derri\u00e8re une autre viendrait \u00e0 se d\u00e9voiler. L\u2019exemple le plus fort serait sans doute le \u00ab\u00a0Helmets of Our Poisonous Thoughts #16\u00a0\u00bb du second disque, fantastique !<br \/><br \/> La production transcrit avec puissance la musique de ce sublime orchestre : puissance des cuivres, puret\u00e9 du piano jou\u00e9 magistralement par Angelica Sanchez, la voix tr\u00e8s masculine d\u00e9clamant les paraboles galactiques avec vaillance &#8230; Quelques th\u00e8mes se d\u00e9tachent plus que d\u2019autres, mais tout y est bon, riche et myst\u00e9rieusement attirant.<br \/><br \/> Parfois, il ne faut pas se fier \u00e0 sa premi\u00e8re impression. Avec Rob Mazurek, la premi\u00e8re \u00e9coute est toujours d\u00e9stabilisante, souvent mitig\u00e9e et c\u2019est \u00e0 coups d\u2019\u00e9coutes r\u00e9p\u00e9t\u00e9es que l\u2019on s\u2019en veut de ne pas avoir ador\u00e9 imm\u00e9diatement chacun de ses albums. Rob Mazurek est un s\u00e9rieux client, plein de ressources et de talent et livre ici avec <em>Galatic Parables vol.1<\/em>, qui suppose au moins un volume de plus par la suite, un double album \u00e9prouvant mais terriblement s\u00e9duisant et palpitant.<\/p>\r\n<!-- wp:paragraph -->\n<p><em>Distribu\u00e9 par <a href=\"http:\/\/www.orkhestra.fr\/\">Orkh\u00eastra<\/a>.<\/em><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cuneiform Records a le chic pour mettre en avant les artistes qu\u2019il veut promouvoir le&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":5866,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[56,33,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5865"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5865"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5865\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5866"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5865"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5865"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5865"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}