{"id":5851,"date":"2011-12-15T00:00:00","date_gmt":"2011-12-14T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5851"},"modified":"2011-12-15T00:00:00","modified_gmt":"2011-12-14T22:00:00","slug":"5851","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2011\/12\/15\/5851\/","title":{"rendered":"Yes &#8211; In the Present: Live from Lyon"},"content":{"rendered":"\n<p>L\u2019art visuel de Roger Dean n\u2019est pas \u00e0 proprement parler le plus repr\u00e9sentatif de l\u2019air du temps. Dans le cas pr\u00e9sent, son dernier tableau en date pour le compte du \u00ab\u00a0<em>plus grand groupe de rock and roll progressif de tous les temps<\/em> \u00bb (<em>dixit<\/em> yesworld.com) nous ram\u00e8ne m\u00eame quinze ans en arri\u00e8re lorsque sortaient les deux volumes de <em>Keys to Ascension<\/em>, leurs m\u00eames teintes bleues ainsi que leur arc de pierre \u00e9mergeant d\u2019un lac fa\u00e7on bienvenue au centre de la Terre. \u00c0 l\u2019heure de Twitter, l\u2019arriv\u00e9e aujourd\u2019hui dans les bacs de cet album <em>live<\/em>, enregistr\u00e9 \u00e0 Lyon en 2009 et au titre chatouilleur (en voil\u00e0 une perche tendue au chroniqueur s\u2019improvisant historien), sonne comme une livraison Chronopost ayant souffert successivement de la gr\u00e8ve des postiers et du pont.<br \/><br \/> Voil\u00e0 qui explique en tout cas l\u2019absence de tout morceau issu du rafraichissant <a href=\"index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=12832:fly-from-here&amp;Itemid=12\" target=\"_blank\"><em>Fly From Here<\/em><\/a> sorti il y a quelques mois. De toute mani\u00e8re, l\u2019enjeu principal est ailleurs : montrer ce que vaut au micro Benoit David \u2013 successeur du mystique Anderson et possible \u00e9l\u00e9ment moteur d\u2019un \u00e9ni\u00e8me retour sur le devant de la sc\u00e8ne \u2013 sur le r\u00e9pertoire classique et radiophile du groupe. On ne contestera pas qu\u2019il poss\u00e8de le timbre suffisant pour perp\u00e9tuer la tradition, malgr\u00e9 sa f\u00e2cheuse tendance \u00e0 ne jamais sembler totalement atteindre le <em>pitch<\/em> ad\u00e9quat lors de ses mont\u00e9es, et plus dommage encore, l\u2019absence de cette enveloppe magique qui garantissait au parolier \u00e9sot\u00e9rique une diction parfaite et une puret\u00e9 vocale \u00e0 l\u2019abri des conditions mat\u00e9rielles (al\u00e9as de la m\u00e9t\u00e9o, ultraviolets, etc.) auxquelles le commun des mortels est soumis.<br \/><br \/> Yes conna\u00eet sa <em>setlist<\/em> \u00e0 force d\u2019existence, et, poids de d\u00e9cennies d\u2019activit\u00e9 sc\u00e9nique oblige, la mani\u00e8re de l\u2019interpr\u00e9ter dans les r\u00e8gles de l\u2019art. Comprenez par l\u00e0 que la machine est bien rod\u00e9e, la partition assimil\u00e9e, ma\u00eetris\u00e9e et d\u00e9pass\u00e9e au profit des exigences de l\u2019instant t. Pour tenter de comprendre ce qui nous laisse tant sur notre faim, il faut s\u2019attaquer auxdites r\u00e8gles de l\u2019art m\u00eame, que le temps g\u00e9ologique s\u2019est employ\u00e9 \u00e0 \u00e9roder ici et l\u00e0 : \u00e0 noter tout particuli\u00e8rement un habillage sonore tout-num\u00e9rique qui donnerait presque envie d\u2019engager une campagne de cotisation pour offrir une nouvelle fois \u00e0 Wakeman (n\u2019\u00e9tait-ce Geoff Downes aux commandes) ses douze claviers analogiques du temps de <em>Fragile<\/em>, et la batterie d\u2019Alan White, m\u00e9tronomiquement cogneuse jusqu\u2019\u00e0 en saper ce que la lin\u00e9arit\u00e9 pouvait avoir de grand avec un Bruford, et contrastant avec le coussin de nuages extensible sur lequel le reste des musiciens se prom\u00e8ne, de telle mani\u00e8re \u00e0 rendre le <em>beat<\/em> \u00e0 la fois trop rapide et pas assez \u2013 effet naus\u00e9ux garanti. Sans m\u00eame entrer dans de telles consid\u00e9rations, on pourrait se limiter au constat qu\u2019\u00e0 aucun moment, ce <em>Live from Lyon<\/em>, ne nous aura propuls\u00e9 hors de la stratosph\u00e8re \u2013 ce que Yesworld nous avait promis en quelque sorte.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019art visuel de Roger Dean n\u2019est pas \u00e0 proprement parler le plus repr\u00e9sentatif de l\u2019air&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":33,"featured_media":5852,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5851"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/33"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5851"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5851\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5852"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5851"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5851"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5851"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}