{"id":5843,"date":"2011-12-11T00:00:00","date_gmt":"2011-12-10T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5843"},"modified":"2011-12-11T00:00:00","modified_gmt":"2011-12-10T22:00:00","slug":"5843","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2011\/12\/11\/5843\/","title":{"rendered":"Ben Craven &#8211; Great &#038; Terrible Potions"},"content":{"rendered":"\n<p>Au sein de la foisonnante sc\u00e8ne australienne, Ben Craven fait figure de navigateur en solitaire. Apr\u00e8s un essai confidentiel paru sous le titre de <em>Tunisia<\/em> puis un EP de relectures acoustiques, le voici qui lance judicieusement sa carri\u00e8re sous son propre nom.<br \/><br \/> Derri\u00e8re cette pochette dessin\u00e9e par Roger Dean, pas de publicit\u00e9 mensong\u00e8re possible. L\u2019album s\u2019annonce avec emphase comme du \u00ab classic prog \u00bb pure souche. L\u2019illustrateur f\u00e9tiche de la galaxie Yes et son imagerie si connot\u00e9e en seraient presque encombrants, mais Craven aurait-il d\u00fb se priver de cette attrayante devanture ?<br \/><br \/> Les pionniers du progressif, on les \u00e9num\u00e9rerait tous parmi les ingr\u00e9dients de <em>Great &amp; Terrible Potions<\/em>. Mais s\u2019il fallait pratiquer un test de paternit\u00e9, le plus proche parent serait pourtant David Gilmour. L\u2019ambiance planante et les clins d\u2019\u0153il appuy\u00e9s (\u00ab\u00a0The Conjurer\u00a0\u00bb), les sonorit\u00e9s \u00ab\u00a0hawa\u00efennes\u00a0\u00bb et les longues ascensions m\u00e9lodiques sur le titre \u00e9ponyme, la voix chaude sur le tr\u00e8s rock \u00ab\u00a0Ready to lose\u00a0\u00bb, tout d\u00e9signe la face claire du Floyd comme une inspiration majeure.<br \/><br \/> Sur ce disque pr\u00e9tentieux et d\u00e9complex\u00e9, ainsi qu\u2019il le revendique, le chanteur-compositeur fait \u00e9talage de ses talents. Il d\u00e9ploie fi\u00e8rement l\u2019\u00e9ventail de ses influences, de Pink Floyd \u00e0 John Barry et les condense \u00e0 outrance, comme si ce premier album devait \u00eatre le dernier. Les orchestrations pompeuses \u00e0 souhaits viennent \u00e9paissir la dimension cin\u00e9matographique que le cr\u00e9ateur ambitionne pour sa musique.<br \/><br \/> Cette image d\u2019un musicien autodidacte et r\u00e9serv\u00e9 qui assemble des compostions si fortes rappelle la personnalit\u00e9 de Steven Wilson. C\u2019est donc tout naturellement que le moment fort, \u00ab\u00a0No Specific Harm\u00a0\u00bb, composition \u00e9pique \u00e0 l\u2019introduction grandiloquente, \u00e9voque Porcupine Tree par ses vocaux travaill\u00e9s et son excellent refrain.<br \/><br \/> S\u00e9duisant chanteur et touche-\u00e0-tout de premier ordre, Ben Craven devra s&rsquo;ouvrir \u00e0 d&rsquo;autres musiciens ou s&rsquo;armer de <em>samples<\/em> pour d\u00e9fendre seul en sc\u00e8ne son oeuvre si pointilleuse. C\u2019est l\u00e0 le revers de sa d\u00e9marche. N\u00e9anmoins, en demeurant seul ma\u00eetre \u00e0 bord, l\u2019artiste s\u2019\u00e9pargne (esp\u00e9rons-le pour sa sant\u00e9 mentale) une scission pour \u00ab\u00a0divergences musicales\u00a0\u00bb. Sage pr\u00e9caution par les temps qui courent.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au sein de la foisonnante sc\u00e8ne australienne, Ben Craven fait figure de navigateur en solitaire&#8230;.<\/p>\n","protected":false},"author":40,"featured_media":5844,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5843"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/40"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5843"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5843\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5844"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5843"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5843"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5843"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}