{"id":5825,"date":"2011-11-29T00:00:00","date_gmt":"2011-11-28T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5825"},"modified":"2011-11-29T00:00:00","modified_gmt":"2011-11-28T22:00:00","slug":"5825","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2011\/11\/29\/5825\/","title":{"rendered":"Opeth &#8211; Watershed"},"content":{"rendered":"\n<p>Pour ce neuvi\u00e8me album, apr\u00e8s trois ans d&rsquo;attente, le quintette su\u00e9dois atteint le paroxysme d&rsquo;un style singulier qu&rsquo;il \u00e9prouve depuis une vingtaine d&rsquo;ann\u00e9es d\u00e9j\u00e0. Ainsi, et plus que jamais, on \u00e9coute la brillante conciliation d&rsquo;un doom metal oppressant et de d\u00e9licieux passages acoustiques, paisibles et m\u00e9lodieux. Un peu dans la lign\u00e9e de <em>Blackwater Park<\/em>, <em>Watershed<\/em> met l&rsquo;accent sur la surprise ; des cassures rythmiques et harmoniques, une subtile alternance entre <em>growl<\/em> et chant clair, et une instrumentation enrichie par un violon, un violoncelle , un hautbois, une fl\u00fbte et m\u00eame un orgue. Tout est l\u00e0 pour r\u00e9jouir les fans de la premi\u00e8re heure.<br \/><br \/> Pourtant, l&rsquo;ambiance n&rsquo;est pas tout \u00e0 fait celle qu&rsquo;on a pu entendre dans un <em>Ghost Reveries<\/em>, par exemple, les guitares \u00e9lectriques, omnipr\u00e9sentes ont un timbre tr\u00e8s m\u00e9tallique, la distorsion est lourde et rugueuse, moins ronde que sur l&rsquo;album pr\u00e9c\u00e9dent, ce qui conf\u00e8re \u00e0 la musique un aspect glacial et un peu corrosif. Le jeu de batterie est tr\u00e8s incisif avec une utilisation fr\u00e9quente de la double p\u00e9dale (\u00ab\u00a0Heir Apparent\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0The Lotus Eater\u00a0\u00bb) et les claviers tendent une toile de fond sombre et inqui\u00e9tante (\u00ab\u00a0The Lotus Eater\u00a0\u00bb). <em>Watershed<\/em> nous enveloppe progressivement (le temps de \u00ab\u00a0Coil\u00a0\u00bb, balade a\u00e9rienne de trois minutes) dans son atmosph\u00e8re froide, tourment\u00e9e, un peu glauque en rev\u00eatant un certain caract\u00e8re apocalyptique.<br \/><br \/> Cela dit, l&rsquo;album regorge de trouvailles harmoniques et de m\u00e9lodies \u00e9loquentes. D\u00e8s la premi\u00e8re piste, on plonge dans un monde o\u00f9 le g\u00e9nie de Mikael \u00c5kerfeldt ne fait pas d\u00e9faut, on go\u00fbte alors successivement \u00e0 des riffs assassins (\u00ab\u00a0Hex Omega\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0The Lotus Eater\u00a0\u00bb), un jeu de piano minimaliste (\u00ab\u00a0Heir Apparent\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Hesian Peel\u00a0\u00bb), des arp\u00e8ges d\u00e9licats (\u00ab\u00a0Coil\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Porcelain Heart\u00a0\u00bb), et un chant riche, subtil&#8230;(\u00ab\u00a0Porcelain Heart\u00a0\u00bb). Les diff\u00e9rents morceaux sont incroyables de coh\u00e9rence et semblent se r\u00e9pondre. Les uns apr\u00e8s les autres, ils alternent douce m\u00e9lancolie et puissance apocalyptique \u00e0 couper le souffle. \u00ab\u00a0Hessian Peel\u00a0\u00bb, chef d\u2019\u0153uvre de onze minutes, illustre parfaitement cette d\u00e9finition.<br \/><br \/> Loin d&rsquo;\u00eatre d\u00e9monstratif cet album est n\u00e9anmoins r\u00e9solument technique. Mikael \u00c5kerfeldt et Fredrik \u00c5kesson se r\u00e9pondent dans des arp\u00e8ges et solos ambitieux tandis que Martin Axenrot d\u00e9roule un jeu vif, pr\u00e9cis&#8230; La musique en ressort dynamique et affirm\u00e9e. La production (Jens Bogren) est de qualit\u00e9 et le mixage plut\u00f4t coh\u00e9rent. On peut cependant regretter que des instruments comme la basse ou la batterie se retrouvent l\u00e9g\u00e8rement occult\u00e9s par une distorsion un peu trop lourde. Quant \u00e0 la voix, elle semble guider la musique en s&rsquo;y int\u00e9grant parfaitement, on peut aussi se r\u00e9jouir des effets de ch\u0153urs, utilis\u00e9s \u00e0 bon escient, qui apportent beaucoup en musicalit\u00e9.<br \/><br \/> <em>Watershed<\/em> impose donc un caract\u00e8re bien \u00e0 lui et nous plonge dans une atmosph\u00e8re singuli\u00e8re. On reconna\u00eetra cependant sans difficult\u00e9 l&rsquo;identit\u00e9 d&rsquo;Opeth derri\u00e8re cet album qui  renouvelle le genre sans grande prise de risque.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour ce neuvi\u00e8me album, apr\u00e8s trois ans d&rsquo;attente, le quintette su\u00e9dois atteint le paroxysme d&rsquo;un&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":38,"featured_media":5826,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5825"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/38"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5825"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5825\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5826"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5825"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5825"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5825"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}