{"id":5815,"date":"2011-11-24T00:00:00","date_gmt":"2011-11-23T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5815"},"modified":"2011-11-24T00:00:00","modified_gmt":"2011-11-23T22:00:00","slug":"5815","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2011\/11\/24\/5815\/","title":{"rendered":"Eldritch &#8211; Gaia&rsquo;s Legacy"},"content":{"rendered":"\n<p>Second couteau d\u2019une sc\u00e8ne popularis\u00e9e par Dream Theater, Eldritch a produit dans les ann\u00e9es quatre-vingt-dix trois disques qui, s\u2019ils ne sont pas d\u2019absolus incontournables, ont g\u00e9n\u00e9r\u00e9 un vif int\u00e9r\u00eat aupr\u00e8s des <em>aficionados<\/em> du genre : <em>Seeds of Rage<\/em>, <em>Headquake<\/em> et <em>El Ni\u00f1o<\/em>. Bas\u00e9 sur le documentaire d\u2019Al Gore, <em>Une v\u00e9rit\u00e9 qui d\u00e9range<\/em>, qui traite du r\u00e9chauffement climatique, <em>Gaia\u2019s Legacy<\/em> est annonc\u00e9 comme un retour aux sources, apr\u00e8s une parenth\u00e8se (!) d\u2019une douzaine d\u2019ann\u00e9es d\u00e9di\u00e9e \u00e0 un thrash plus ou moins sophistiqu\u00e9. <br \/><br \/> Les intentions d\u2019Eldritch ne font aucun doute. <em>Gaia\u2019s Legacy<\/em> s\u2019ouvre comme <em>El Ni\u00f1o<\/em> : une courte mise en bouche instrumentale donne le ton, suivie d\u2019un titre tr\u00e8s rythm\u00e9, puissant et accrocheur, au refrain facilement m\u00e9morisable. Bien que le son soit naturellement plus rude que dans les ann\u00e9es quatre-vingt-dix, la musique est reconnaissable entre mille, gr\u00e2ce au chant de Terence Holler et \u00e0 la guitare d\u2019Eugene Simone. \u00ab\u00a0Deviation\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Thinning Out\u00a0\u00bb rappellent ainsi les heures glorieuses des Italiens\u2026 et du regrett\u00e9 label NTS. <br \/><br \/> Mais l\u00e0 o\u00f9 les premiers faits d\u2019armes de l\u2019escouade \u00e9taient \u00e0 la fois denses et a\u00e9r\u00e9s, m\u00e9nageant de l\u2019espace pour d\u2019\u00e9piques duels instrumentaux tout en jouant habilement avec les ruptures, <em>Gaia\u2019s Legacy<\/em> ne propose qu\u2019un mur sonore assez uniforme, difficile \u00e0 dig\u00e9rer sur la dur\u00e9e. Les douze titres tentent maladroitement de compiler deux tendances qui s\u2019affrontent, sans que l\u2019inspiration, \u00e0 quelques exceptions pr\u00e8s, ne soit r\u00e9ellement au rendez-vous. L\u2019album se cherche, entre thrash \u00e9volu\u00e9 (\u00ab\u00a0Everything\u2019s Burning\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Like A Child\u00a0\u00bb), et heavy aux tendances vaguement progressives (\u00ab\u00a0Signs\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Thoughts Of Grey\u00a0\u00bb). Recrut\u00e9 aux claviers, Gabriele Caselli se d\u00e9m\u00e8ne pour se faire entendre mais, sans nostalgie de mauvais aloi, son jeu n\u2019a pas de commune mesure avec les parties de bravoure d\u2019Oleg Smirnoff, parti v\u00e9g\u00e9ter un temps dans Death SS et Vision Divine, pour dispara\u00eetre de la circulation au milieu des ann\u00e9es deux mille. Son absence est-elle pour quelque chose dans le peu de relief du disque ? Ou faut-il plus probablement l\u2019imputer \u00e0 un recours exag\u00e9r\u00e9 \u00e0 l\u2019auto-citation ? <br \/><br \/> S\u2019il \u00e9tait sorti quinze ans plus t\u00f4t, <em>Gaia\u2019s Legacy<\/em> aurait peut-\u00eatre provoqu\u00e9 un certain \u00e9moi dans la niche m\u00e9tal progressif. Aujourd\u2019hui, ce n\u2019est qu\u2019un album de plus, certes honn\u00eate, \u00e0 ranger dans un style qui semble d\u00e9finitivement vou\u00e9 au psittacisme. Un retour en demi-teinte, au grand dam de ceux qui esp\u00e9raient encore quelque chose de leurs petits chouchous italiens.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Second couteau d\u2019une sc\u00e8ne popularis\u00e9e par Dream Theater, Eldritch a produit dans les ann\u00e9es quatre-vingt-dix&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":5816,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5815"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5815"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5815\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5816"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5815"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5815"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5815"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}