{"id":5745,"date":"2011-10-10T00:00:00","date_gmt":"2011-10-09T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5745"},"modified":"2011-10-10T00:00:00","modified_gmt":"2011-10-09T22:00:00","slug":"5745","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2011\/10\/10\/5745\/","title":{"rendered":"White Willow &#8211; Terminal Twilight"},"content":{"rendered":"\n<p>Les plus norv\u00e9gophiles d\u2019entre nous se souviennent sans aucun doute de White Willow, qui, en l\u2019espace d\u2019une paire d\u2019albums majeurs sortis au milieu des ann\u00e9es deux mille, passait du statut de groupe prometteur \u00e0 celui de leader de la sc\u00e8ne progressive scandinave. Il aura n\u00e9anmoins fallu attendre cinq ans pour voir arriver le successeur de <em>Signal To Noise<\/em>. Cinq ans pendant lesquels la formation a une fois de plus \u00e9t\u00e9 remani\u00e9e, avec notamment le retour au chant de Sylvia Skjellestad (Erichsen, du temps de <em>Storm Season<\/em>).  La formation a par ailleurs pris sa destin\u00e9e en main et c\u2019est chez Termo Records, petit label mont\u00e9 par M. White Willow (Jacob Holm-Lupo) et Lars Fredrik Fr\u00f8islie (Wobbler) que sort aujourd\u2019hui <em>Terminal Twilight<\/em>. Une pl\u00e9thore de musiciens participe \u00e0 ce nouveau disque : citons Tim Browness (No-Man) au chant sur un \u00ab\u00a0Kansas Regrets\u00a0\u00bb tr\u00e8s recueilli, ainsi que des membres d&rsquo;\u00c4nglag\u00e5rd, Wobbler et G\u00f6sta Berlings Saga. Quand on vous dit que le prog scandinave est une grande famille\u2026 <br \/><br \/> S&rsquo;il fallait extraire une caract\u00e9ristique marquante de l\u2019\u00e9cole nordique, ce serait vraisemblablement la langueur qui se d\u00e9gage de la plupart des productions. Les titres, y compris celui de l\u2019album, parlent d\u2019eux-m\u00eames : White Willow se fond comme ses compatriotes dans cette description. Aussi proche de Paatos que d&rsquo;\u00c4nglag\u00e5rd, la musique des Norv\u00e9giens conjugue un symphonisme plut\u00f4t exub\u00e9rant avec des climats m\u00e9lancoliques, mais conserve toutefois une composante m\u00e9lodique qui temp\u00e8re les id\u00e9es noires. D\u00e8s que l&rsquo;envie d\u2019ouvrir le gaz ou d\u2019avaler des cachets se fait sentir, un th\u00e8me presque souriant \u2013 quand il ne s&rsquo;agit pas des charmantes intonations \u00e0 la Bj\u00f6rk de Sylvia Skjellestad \u2013 vient interrompre le geste fatal. Si la fl\u00fbte rend r\u00e9guli\u00e8rement son hommage aux sombres for\u00eats septentrionales, les claviers (Fender Rhodes et Mellotron en t\u00eate) imposent leur domination. Ainsi, les guitares restent souvent confin\u00e9es \u00e0 un r\u00f4le rythmique d\u2019arri\u00e8re-plan, nonobstant quelques passages acoustiques bienvenus et une paire de solos \u00e9piques \u00e0 la IQ, qui contestent parfois cette h\u00e9g\u00e9monie. Courts ou plus d\u00e9velopp\u00e9s, sobres ou charg\u00e9s d&rsquo;enluminures emphatiques, les huit titres font mouche. <br \/><br \/> <em>Signal To Noise<\/em> avait divis\u00e9 par un changement de cap h\u00e9sitant. <em>Terminal Twilight<\/em> fait une belle synth\u00e8se de tout ce que sait faire White Willow sans que l\u2019ensemble ait \u00e0 souffrir du manque d\u2019unit\u00e9. Avec le spleen automnal qui s\u2019installe peu \u00e0 peu, ce disque accessible et envo\u00fbtant  accompagnera \u00e0 merveille l\u2019inexorable chute des feuilles\u2026<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les plus norv\u00e9gophiles d\u2019entre nous se souviennent sans aucun doute de White Willow, qui, en&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":5746,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5745"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5745"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5745\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5746"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5745"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5745"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5745"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}