{"id":5709,"date":"2011-09-18T00:00:00","date_gmt":"2011-09-17T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/5709"},"modified":"2011-09-18T00:00:00","modified_gmt":"2011-09-17T22:00:00","slug":"5709","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2011\/09\/18\/5709\/","title":{"rendered":"Pain of Salvation &#8211; Road Salt Two"},"content":{"rendered":"\n<p>Suite et fin d&rsquo;un road-trip initi\u00e9 en 2009 par la troupe de Gildenl\u00f6w. Rappelons les faits\u00a0: <em>Road Salt One<\/em> \u00e9tait un album clairement nostalgique des ann\u00e9es soixante-dix, et son successeur poursuit la voie d\u00e9j\u00e0 trac\u00e9e : des guitares dignes des vieux Deep Purple et une section rythmique toujours tr\u00e8s pr\u00e9sente (notamment la basse, une fois de plus jou\u00e9e par Gildenl\u00f6w lui-m\u00eame). Pour autant le voyage continue et remonte progressivement la route de la modernit\u00e9, int\u00e9grant au sch\u00e9ma initial divers \u00e9l\u00e9ments perturbateurs.<br \/><br \/> Chose \u00e9trange, alors qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une paire d\u2019albums, ce second volet dispose d\u2019une introduction qui lui est propre, annon\u00e7ant le th\u00e8me de la \u00ab\u00a0route\u00a0\u00bb, que l\u2019on peut percevoir comme un hommage \u00e0 \u00ab\u00a0Tomorrow Never Knows\u00a0\u00bb. Cet album est construit sur cette base,  jouant sans cesse de l\u2019oscillation entre r\u00e9f\u00e9rences et mati\u00e8re brute. R\u00e9f\u00e9rences \u00e0 d\u2019autres musiciens (\u00ab\u00a0To the Shoreline\u00a0\u00bb tendrait presque vers Ennio Morricone), mais aussi r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 Pain Of Salvation lui-m\u00eame, rappelant toujours que le premier volume n\u2019est pas si loin (\u00ab\u00a01979\u00a0\u00bb renvoie imm\u00e9diatement \u00e0 \u00ab\u00a0Where It Hurts\u00a0\u00bb par sa m\u00e9lodie). Mais s&rsquo;acharner \u00e0 relever tous les clins d&rsquo;oeil ne pourrait que desservir l&rsquo;enregistrement, qui ne m\u00e9rite en aucun cas d\u2019\u00eatre trait\u00e9 comme un plagiat ni m\u00eame comme un \u00ab\u00a0retour aux sources\u00a0\u00bb en mal d\u2019inspiration.<br \/><br \/> Car <em>Road Salt Two<\/em> est tellement plus que cela ! Les deux albums forment un v\u00e9ritable guide introductif \u00e0 l\u2019\u00e9coute de Pain of Salvation. Et m\u00eame si, en poursuivant la route initi\u00e9e par le premier, le groupe s\u2019\u00e9loigne de plus en plus des carcans du progressif et de la complexit\u00e9 musicale, c\u2019est pour mieux toucher l\u2019\u00e2me de l\u2019auditeur. Autant d\u2019id\u00e9es tr\u00e8s diff\u00e9rentes que de morceaux et pourtant tout reste extr\u00eamement simple. Certains pourront reprocher au groupe de manger \u00e0 tous les r\u00e2teliers, d\u2019autres admireront l\u2019ex\u00e9cution brillante de diff\u00e9rents styles sur un m\u00eame disque. <br \/><br \/> Pourtant, l\u2019album est loin d\u2019\u00eatre parfait. A trop vouloir \u00eatre exp\u00e9rimental on peut parfois s\u2019y perdre et les auditeurs francophones ne manqueront probablement pas de sourire sur la fin de \u00ab\u00a0The Physics of Gridlock\u00a0\u00bb chant\u00e9e en fran\u00e7ais &#8230; et quel fran\u00e7ais ! De m\u00eame l\u2019orchestration un poil pompier des cr\u00e9dits de fin tend \u00e0 ternir un tableau si bien commenc\u00e9. Sans compter les critiques habituelles : l\u2019extravagance de Gildenl\u00f6w au chant en fera railler plus d\u2019un. Pour autant, ne soyons pas mauvais joueurs :  Pain of Salvation a su une fois de plus sortir son \u00e9pingle du jeu et proposer \u00e0 nouveau un album diff\u00e9rent des autres tout en \u00e9vitant la stagnation de bon nombre de grands noms du progressif \u00e0 l\u2019heure actuelle !<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Suite et fin d&rsquo;un road-trip initi\u00e9 en 2009 par la troupe de Gildenl\u00f6w. Rappelons les&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":26,"featured_media":5710,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5709"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/26"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5709"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5709\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5710"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5709"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5709"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5709"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}