{"id":569,"date":"2006-12-04T00:00:00","date_gmt":"2006-12-03T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/569"},"modified":"2006-12-04T00:00:00","modified_gmt":"2006-12-03T22:00:00","slug":"569","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2006\/12\/04\/569\/","title":{"rendered":"Gnidrolog &#8211; Lady Lake"},"content":{"rendered":"<p>Cet album en est une fois de plus la preuve : la courte discographie de Gnidrolog t\u00e9moigne de plus de talent que bien des \u0153uvres embl\u00e9matiques de son \u00e9poque. Alors que <i>In Spite Of Harry&rsquo;s Toenail<\/i> \u00e9tait un conte cru et urbain, <i>Lady Lake<\/i> lui, ressemble un peu plus \u00e0 ceux de notre enfance qui prennent un malin plaisir \u00e0 brouiller la fronti\u00e8re entre r\u00e9alit\u00e9 et fantastique. Sortie de l\u2019univers d\u2019un Lewis Caroll, la magnifique pochette de l\u2019album illustre parfaitement cette propension \u00e0 d\u00e9sorienter en faisant surgir l\u2019incongru dans un contexte d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s atypique. Avec <i>Lady Lake<\/i>, digne successeur de leur premier et fabuleux album, nos anglais, certainement un peu d\u00e9\u00e7us de ne pas avoir \u00e9t\u00e9 appr\u00e9ci\u00e9s \u00e0 leur juste valeur, vont tenter d\u2019ajouter un peu plus de sensualit\u00e9 dans leur recette, aid\u00e9s en cela par une formation \u00e9toff\u00e9e d\u2019un excellent multi-instrumentiste en la personne de John Earle. Gnidrolog va donc mettre \u00e0 contribution, sans pour autant trahir l\u2019esprit aventureux de sa musique, son habilet\u00e9 \u00e0 composer des m\u00e9lodies un peu plus \u00e9videntes, le tout prenant parfois des allures art-rock notamment dans les pi\u00e8ces les plus courtes. <\/p>\n<p>  Domin\u00e9 par trois titres relativement longs,  <i>Lady Lake<\/i> surprend imm\u00e9diatement par la cr\u00e9dibilit\u00e9 de sa nouvelle approche. <br \/> Avec \u00ab\u00a0I could never be a soldier\u00a0\u00bb, c\u2019est sous le signe de l\u2019\u00e9l\u00e9gance que d\u00e9bute le disque et par une gradation musicale dont le groupe poss\u00e8de le secret au point d\u2019en faire une sorte de marque de fabrique. Gradation dont les deux autres compositions sauront user avec autant de bonheur, \u00e0 commencer par le morceau-titre \u00ab\u00a0Lady Lake\u00a0\u00bb, le plus \u00e9nigmatique de tous, d\u2019une beaut\u00e9 irr\u00e9elle et inqui\u00e9tante. Sa spectaculaire orchestration puis son final cingl\u00e9 de coups violents \u00e0 la basse et d\u00e9chir\u00e9 par le sax douloureux de John Earle repr\u00e9sente certainement un des sommets musicaux du groupe. Quand \u00e0 \u00ab\u00a0Social embarrassment\u00a0\u00bb, \u00e0 l\u2019instrumentation particuli\u00e8rement influenc\u00e9e par Gentle Giant, il se montre aussi complexe et moderne que le groupe des fr\u00e8res Shulman et cl\u00f4ture l\u2019album \u00e0 peu pr\u00e8s de la m\u00eame mani\u00e8re que sur <i>Spite Of Harry&rsquo;s Toenail<\/i>, mais cette fois-ci avec une singuli\u00e8re et insolente ironie. <\/p>\n<p>  Les autres plages, plus courtes et relativement simples, ne faussent pas pour autant les ambitions artistiques du groupe et sont bien au contraire l\u2019occasion de d\u00e9montrer toutes les imposantes qualit\u00e9s du chant de Colin Goldring. Qu\u2019il soit accompagn\u00e9 d\u2019une seule guitare, d\u2019un piano, de la brise romantique du hautbois (\u00ab\u00a0A dog with no collar\u00a0\u00bb) ou d\u2019un ensemble plus dense (\u00ab\u00a0Ship\u00a0\u00bb), il s\u2019y r\u00e9v\u00e8le un chanteur particuli\u00e8rement dou\u00e9, au timbre accrocheur et aux modulations complexes. <\/p>\n<p>  <i>Lady Lake<\/i> est donc un autre must du groupe qui, sous ses allures arrangeantes, poss\u00e8de une sacr\u00e9e dose de t\u00e9m\u00e9rit\u00e9 et confirme la facult\u00e9 des musiciens \u00e0 composer des pi\u00e8ces d\u00e9concertantes qui se concluent immanquablement en donnant l\u2019impression d\u2019\u00e9chapper \u00e0 leurs cr\u00e9ateurs, comme d\u00e9r\u00e9gl\u00e9es et anim\u00e9es par on ne sait quelle diablerie. Que ce soit consciemment ou non, la r\u00e9currence de cette griffe donne une dimension particuli\u00e8re \u00e0 leur musique qui poss\u00e8de la sophistication prog mais aussi l\u2019acrimonie du rock.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cet album en est une fois de plus la preuve : la courte discographie de&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":8,"featured_media":570,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/569"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/8"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=569"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/569\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/570"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=569"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=569"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=569"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}